Archive pour la catégorie ‘Marketing’

Location d’espace 1

Mardi 10 août 2010

Après un article du Journal du Dimanche (Marie Nicot, Les soirées privées dans les salles d’exposition se multiplient, 25 mars 2007) et du Parisien (Catherine Balle, Les musées parisiens se renflouent à coups de soirées privées, 22 janvier 2010), le Nouvel économiste consacre un article à la question de l’événementiel et de l’utilisation des espaces des équipements culturels lors de soirées privées (Valérie Auribault, Soirées privées, L’événement, pour créer du buzz mais aussi du lien, n° 1508, 11-17 février 2010 : http://www.nouveleconomiste.fr/s1508/DOS-Evenementiel.html).

Le point de départ de ces articles : les équipements culturels ont besoin d’argent et l’événementiel a le vent en poupe, à travers en particulier les soirées privées dans des lieux prestigieux.

De plus, certaines grandes institutions culturelles l’inscrivent dans une politique plus générale de mécénat, dans le cadre d’une plus grande autonomie de gestion issue du statut d’établissement public.

Les avantages pour les sites culturels qui louent des espaces sont de plusieurs ordres :

  • Une ressource propre supplémentaire
  • L’occasion de toucher de nouveaux publics
  • Un premier pas possible pour des entreprises tentées par le mécénat
  • Une inscription dynamique dans un territoire

« Pompidou attendu comme le messie à Metz »

Jeudi 10 juin 2010

Tel est le titre quelque peu goguenard de l’article que le magazine Télérama (n° 3148, 12 mai 2010), sous la plume de Sophie Cachon, consacre aux grands projets muséaux en région, à l’occasion de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz (http://www.telerama.fr/scenes/pompidou-attendu-comme-le-messie-a-metz,55763.php), qui vise une fréquentation de 200.000 visiteurs en vitesse de croisière (après le prévisible succès de son ouverture).

L’affaire paraît en effet entendue : « Grâce à son nouveau musée inauguré demain, Metz espère les mêmes retombées économiques que Bilbao avec le Guggenheim. Un rêve partagé par les villes de Lyon, Marseille et Lens, dont les projets peinent encore à sortir de terre. On ne récoltera vraiment les fruits de l’investissement que dans la seconde partie de la décennie. Pompidou, c’est d’abord ce que l’on en fera. »

C’est donc également l’occasion de faire le point sur les projets du Louvre-Lens, du musée des Confluences à Lyon et du MuCEM à Marseille.

Dans l’article de Nicolas Bastuck et Claire Guillot (« Le Centre Pompidou sera-t-il une manne pour la région ? »), paru dans le supplément du journal Le Monde du 11 mai 2010, une certaine prudence semble toutefois de mise.

  • Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz : « On ne vas faire la révolution économique et sociale à nous seuls. Après Bilbao, une cinquantaine de projets de ce genre ont fleuri dans le monde. Très peu ont réussi. »
  • Thierry Jean, président de l’agence de développement économique de l’agglomération messine : « Le  Centre Pompidou, en soi, est peu générateur de richesses. L’idée, c’est de s’appuyer sur lui pour augmenter l’attractivité de la ville. »
  • Jean-Pierre Masseret, président du Conseil régional de Lorraine : « Il s’agit de changer l’image d’une région qui évoque encore la crise de l’industrie, puis les restructurations militaires. »

Pour aller plus loin :

  • Pour une promenade architecturale, voir : http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/actualite/703150-promenade-architecturale-au-centre-pompidou-de-metz.
  • Voir également : http://www.paris-art.com/art-culture-France/Pompidou-Metz:-un-musee-avec-la-vie/Rouille-Andre/315.html.
  • Ainsi que : http://www.louvrepourtous.fr/Centre-Pompidou-Metz-tout-savoir,505.html.
  • Et encore : http://www.latribunedelart.com/ouverture-du-centre-pompidou-metz-article002573.html.

De l’intérêt des expositions « populaires » ?

Vendredi 12 mars 2010

Leur nombre  ne cesse d’augmenter… et l’on peut prédire que ce n’est pas fini !

Après Titanic, Star Trek, Gaston Lagaffe, le Seigneur des Anneaux, Disney, La Guerre des étoiles, Tarzan et l’on en passe, voici une exposition consacrée aux jouets Playmobil au musée des Arts décoratifs à Paris.

Titanic

Questions :

  • Est-ce un moyen de mieux diffuser des connaissances à un public peu familier des institutions culturelles ?
  • S’agit-il de faire parler du musée dans les médias ?
  • L’objectif est-il principalement économique ?

Là encore, ne soyons pas bégueules ! Si l’on conserve un équilibre avec les expositions ayant un véritable fondement scientifique et répondant à des enjeux éducatifs, alors pourquoi pas une exposition plus facile d’accès et plus distrayante de temps en temps ?

Disney

Mais si les thèmes dits « crowd pleasers » sont promus avant tout pour des raisons financières, alors il y aurait lieu de s’inquiéter pour la mission culturelle et pédagogique de nos institutions culturelles.

Cf. notre article :

http://www.revue-espaces.com/librairie/4920/expositions-frequentation-musees-musee.html.

Quel est votre avis sur cette question ?

Quel devenir pour les grands équipements touristico-culturels ?

Jeudi 5 novembre 2009

Nombre d’équipements conçus pour attirer une large fréquentation, jouer un rôle structurant en termes de développement touristique et susciter des retombées économiques fortes ne tiennent malheureusement pas leurs promesses dans la durée.

Quelles peuvent en être les raisons ?

  • Les prévisions de fréquentation sont parfois inconsidérément optimistes, le « bassin de clientèle » ne permettant tout simplement pas de parvenir aux chiffres annoncés de façon imprudente.
  • La certitude de proposer un équipement attractif au public conduit dans certains cas à fixer à un niveau trop élevé le prix d’entrée, ce qui conduit à une réduction de la demande potentielle et à une diminution du taux de renouvellement des visites. Or, la fidélisation des visiteurs (notamment le public de proximité) constitue un point clé des facteurs de réussite.
  • Enfin, une attention insuffisante est fréquemment accordée à l’implantation territoriale : travail en réseau avec les acteurs du tourisme et de la culture, inscription dans les politiques locales, mutualisation des efforts de promotion et de communication.

Partagez-vous ces éléments d’analyse ?

Fréquentation des sites culturels

Jeudi 15 octobre 2009

La dernier numéro de la revue Espaces (n°274, octobre 2009, http://www.revue-espaces.com) est consacré à la fréquentation des sites culturels. Il est dirigé par la spécialiste française du tourisme culturel, Claude Origet du Cluzeau.

Plusieurs articles sont consacrés à la question de l’observation des flux et de la connaissance des visiteurs : comment – autrement – bâtir une politique efficace de développement des publics ?

Voici le texte de présentation du numéro :

L’observation de la fréquentation des sites et événements culturels (musées, châteaux, festivals…) constitue un enjeu tant touristique que culturel. Elle permet, en effet, d’évaluer l’attractivité touristique d’un territoire, ainsi que l’évolution de la demande. Elle est indispensable à la mise en œuvre de la politique de développement des publics de ces sites. Elle est utile, enfin, à leur bonne gestion, en ce qu’elle constitue un outil d’analyse comparée de la performance. Néanmoins, selon que l’on est acteur du tourisme ou acteur de la culture, selon que l’on intervient au niveau local, régional ou national, selon que l’on est gestionnaire de site, organisme de promotion touristique, service de développement économique…, on exprime des besoins différents en termes d’observation de la fréquentation. Pour autant, les systèmes d’observation doivent-ils se multiplier et s’empiler ? L’heure de la mise en place d’un système unique et partagé semble être venue.

Espaces fréquentation

En ce qui nous concerne, le titre de notre contribution est le suivant : « Développer la fréquentation des sites culturels, c’est possible ! »

Vos réactions à la lecture de ce dossier sont attendues avec le plus grand intérêt.

Du bon usage du benchmarking

Mercredi 30 septembre 2009

Sous ce nom pompeux se cache une méthode de travail aussi vieille que le monde : aller voir ce que le voisin fait de bien pour s’en inspirer !

Les entreprises utilisent cette méthode pour améliorer leurs process, anticiper certaines évolutions, trouver de nouveaux débouchés, motiver leurs forces de vente, etc.

Dans le secteur culturel, où les idiosyncrasies sont tellement prégnantes, le fait d’observer certaines « bonnes pratiques » a un sens dès lors que l’on peut mettre en évidence à bon escient des éléments dont on peut utilement s’inspirer.

Les études de cas ont donc toute leur utilité, mais à plusieurs conditions :

  • privilégier un nombre réduit de sites significatifs et étudiés en profondeur plutôt qu’une liste hétéroclite de lieux qui ne pourront être analysés dans toutes leurs dimensions ;
  • aller au-delà des descriptifs institutionnels et des discours convenus des responsables pour se rendre compte – par soi-même – de la réalité des choses ;
  • faire le départ entre ce qui est propre à une situation donnée et ce qui peut être reproduit ailleurs à certaines conditions.

Et vous, voyez-vous l’intérêt de telles études comparatives ?

La qualité de l’accueil dans les équipements culturels

Samedi 19 septembre 2009

La question de l’accueil constitue aujourd’hui un point décisif pour permettre à des sites culturels de répondre aux besoins des visiteurs et d’exister durablement dans une offre de lieux de visite devenue pléthorique.

Une prise de conscience de cet enjeu constitue assurément un préalable et ne conduit pas nécessairement à mettre en œuvre des moyens lourds et coûteux.

Accueil

Toutefois, deux conceptions peuvent être distinguées, sans être opposées pour autant.

La première consiste à énumérer un certain nombre de points qui donneront lieu à des enquêtes quantitatives auprès des visiteurs (qualité de l’information, services proposés, propreté des locaux, etc.). C’est une démarche encouragée à juste titre par les pouvoirs publics.

La seconde approche consiste à reconnaître l’importance des points précédents, mais aussi à souligner le rôle de la qualité de l’expérience globale de visite, qui résulte d’un ensemble de facteurs en partie intangibles : ambiance des lieux, gentillesse du personnel d’accueil (qui ne se contente pas de suivre des procédures standardisées mais est capable d’aller au-delà des indications fournies pour faire plaisir au visiteur), éléments de surprise dans le parcours de visite, convivialité des lieux, etc.

Ainsi, alors que l’on trouvera normal que le site de visite dispose des éléments de confort attendus d’un équipement recevant du public, le dévouement d’un membre du personnel qui aura devancé les attentes des visiteurs constituera un moment dont on se souviendra durablement.

Avez-vous des exemples allant dans ce sens ?

Le marketing culturel : panacée ou menace ?

Samedi 5 septembre 2009

L’émergence du marketing dans les institutions culturelles souffre d’un handicap de taille : importé du monde de l’entreprise (bien que reposant sur des techniques issues des sciences humaines), il semble irrémédiablement attaché aux notions de marché, de rentabilité et d’orientation commerciale.

Certes, nombre d’exemples en provenance de certains grands équipements culturels semblent confirmer cette logique marchande.

Pour autant, le marketing peut utilement être mis au service des institutions culturelles en tant qu’ensemble de savoirs, d’outils et de techniques permettant d’organiser et de faciliter le rapprochement entre offre et demande culturelle !

À l’heure où l’on déplore un faible élargissement des catégories de la population fréquentant les établissements culturels, cela ne semble pas superflu…

C’est ce que nous rappelions dans un article de 1992 traduit en anglais à la demande de la revue Museum Management & Curatorship et repris récemment dans l’ouvrage suivant, consacré à la gestion et au marketing des musées (http://www.routledge-ny.com/books/Museum-Management-and-Marketing-isbn9780415396295) :

9780415396295

Et vous, quelle est votre vision du marketing de la culture ?

Architecture 1 : quelle valeur ajoutée pour l’architecture ?

Samedi 15 août 2009

Nombre d’acteurs ou de décideurs (élus, directeurs d’institutions…)  estiment que le recours à un architecte prestigieux constitue une garantie de réussite de leur équipement culturel, à l’instar du musée Guggenheim de Bilbao (lire à ce propos notre article « Les temps de l’art contemporain ne font pas tous recette », dans la revue Espaces n° 258, avril 2008 (http://www.revue-espaces.com/carnet/1287.tobelem_jean-michel.html).

Tourisme et art contemporain

S’il est vrai que l’architecture peut grandement participer à la qualité de la visite, quand elle est mise au service des œuvres (comme à la fondation Maeght de Saint-Paul de Vence ou à la fondation de Mesnil de Houston), il serait hasardeux de faire reposer de façon excessive sur l’enveloppe architecturale l’objectif de parvenir durablement à un haut niveau de fréquentation.

Toronto

Notons en effet que depuis l’expérience de Bilbao, nulle ville n’est parvenue à rééditer un tel exploit, qui s’explique en réalité par un ensemble de conditions qui sont loin de toutes relever de la question de l’architecture.

Reste qu’à tout prendre, mieux vaut faire appel à un bon architecte (connu ou pas) qu’à un mauvais maître d’œuvre !

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