Archive pour la catégorie ‘Ethique – déontologie’

Musée de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris

Mercredi 11 août 2010

Comment une grande organisation, dotée de moyens humains, techniques et financiers significatifs (un budget supérieur à 6 milliards d’euros par an et plus de 90.000 employés), une institution sans but lucratif de surcroît, peut-elle décider de supprimer un musée bénéficiant de l’appellation « Musée de France » (http://www.aphp.fr/index.php?module=musee&action=fo_accueil&vue=fo_accueil) ?

Certes, les temps sont difficiles pour le secteur sanitaire, social et de la santé publique.

La nécessité d’une gestion rigoureuse – dans l’intérêt bien compris des citoyens – est légitime.

Pour autant, il est difficile d’imaginer que la fermeture de ce remarquable musée, dont la rénovation est attendue depuis longtemps mais qui propose des expositions temporaires de grande qualité, puisse résoudre de quelque manière que ce soit les difficultés – réelles – de financement de l’AP-HP.

C’est surtout méconnaître que le musée possède la capacité de jouer un rôle de premier plan sur le plan culturel, mais également de la formation, de la sensibilisation aux questions de  soin et d’éthique médicale et de la communication interne et externe.

Les responsables de l’établissement auraient donc tort de se priver d’un outil de premier ordre pour la réalisation même de certaines de ces missions essentielles de l’AP-HP et pour contribuer à son rayonnement.

Sans oublier la cohésion interne, le brassage des professions administratives, para-médicales et médicales, l’implication des citoyens, le travail avec les associations de malades et… la politique de mécénat et de collecte de fonds.

Ayant eu à nous pencher récemment sur ce sujet, nous ne pouvons qu’encourager la direction de l’AP-HP à prendre connaissance dans la sérénité des propositions concrètes et réalistes qui lui ont été faites à cette occasion : sans tabou, toutes les hypothèses ont en effet été examinées (y compris… celle de la fermeture du musée ! pour l’écarter bien entendu après un examen approfondi de ses implications).

Notre conclusion : cet établissement – qui peut sans doute rechercher des partenaires pouvant accompagner son développement – est utile, nécessaire, voire indispensable à l’heure où la médecine et la santé posent des questions inédites au corps social.

S’agissant d’autres aspects de la question, nous renvoyons aux enquêtes de la Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com/musees-en-danger-4-le-musee-de-l-assistance-publique-article002700.html)

et du site Louvrepourtous (http://www.louvrepourtous.fr/Sauvons-le-musee-des-Hopitaux-de,577.html).

Et vous, comment réagissez-vous ?

PS : ce cas exemplaire constitue l’occasion de rappeler qu’une approche « managériale » des questions culturelles ne s’oppose nullement à la reconnaissance des « valeurs » (y compris touristiques, économiques, de communication et de contribution à la « politique de marque ») dont sont porteurs les musées et – d’une manière générale – les institutions culturelles. Puisse chacun en prendre rapidement conscience.

Inaliénabilité des collections

Mardi 15 juin 2010

Notre billet du 12 août 2009 (Peut-on vendre les œuvres des musées ?) annonçait le colloque organisé par musée de Mariemont (Belgique) : http://www.musee-mariemont.be/accueil/activites/colloques/linalienabilite_des_collections.

Nous disposons aujourd’hui d’une publication issue de cette journée d’étude : L’inaliénabilité des collections de musée en question, actes du colloque tenu au musée royal de Mariemont le 28 avril 2009, édités par François Mairesse, éditions du musée de Mariemont (http://www.dessinoriginal.com/2814-l-inalienabilite-des-collections-de-musee-en-question.html).

En voici la présentation :

L’inaliénabilité : un principe indispensable ou à remettre en cause ? Vendre, céder ou détruire des collections de musée peut-il se concevoir ? Selon quelle procédure ? Avec quels bénéfices et quels risques ? Que faire du produit d’une possible vente ? Tous les objets sont-ils égaux face à l’aliénation ? Récemment, plusieurs projets visant à modifier le principe général d’inaliénabilité des collections de musée ont été mis à l’ordre du jour, en France et en Belgique notamment. La question interpelle ; elle rencontre, généralement, un refus catégorique de la part des professionnels de ces pays. En vertu du code de déontologie de l’ICOM pour les musées, le retrait d’un objet des collections, par la cession, la vente ou la destruction ne peut être envisagé que si cela ne porte aucun préjudice à la mission d’intérêt public confiée au musée. Ce principe connaît des applications nuancées d’un pays à l’autre. Ainsi, les textes relatifs aux collections publiques italiennes et espagnoles sont très restrictifs. Aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne, les opérations de cession sont autorisées, bien qu’encadrées et limitées. Aliénation versus inaliénabilité, fondements juridiques et jurisprudence de la domanialité publique, expériences belges, néerlandaise et française, autant d’aspects évoqués dans ce volume, qui présente les actes d’un colloque organisé au Musée royal de Mariemont, au mois d’avril 2009, ainsi qu’un certain nombre d’études publiées à la suite de celui-ci.

Notons qu’un colloque s’est tenu au musée du quai Branly sur le même thème les 2 et 3 mars 2010 : L’inaliénabilité des collections publiques, performances et limites ? Le programme de la conférence se trouve à l’adresse suivante : http://www.cecoji.cnrs.fr/article.php3?id_article=206.

On lira également sur le sujet, provenant du blog Muséologique : http://museologique.blogspot.com/2010/05/remise-des-tetes-maories-vers-une.html.

Rappelons enfin l’avis de Didier Rykner sur ce sujet : http://www.latribunedelart.com/une-loi-dangereuse-pour-l-inalienabilite-adoptee-par-le-parlement-article002563.html.

Et vous, quelle est votre position à ce propos ?

Quels chiffres de fréquentation ?

Vendredi 21 mai 2010

L’importance démesurée prise par les chiffres de fréquentation des grandes institutions culturelles conduit parfois leurs responsables à faire preuve d’une certaine « créativité » (comme on le dit dans le domaine comptable ou financier) à l’égard de leurs résultats dans ce domaine.

C’est alors à celui qui publiera le communiqué de presse le plus enthousiaste.

Problème : les sources sont obscures, l’origine des données n’est pas indiquée, la part des entrées gratuites est imprécise…

Dans ce contexte, le fait que les rapports annuels d’activité ne sont pas publiés ou bien sont retirés après avoir été en ligne pendant de nombreuses années ne laisse pas de créer un certain trouble.

Est-ce le témoignage de l’importance croissante prise par la communication (au sens institutionnel et non pas des actions de médiation), à l’heure où il s’agit de négocier des engagements budgétaires avec les tutelles et de séduire les mécènes ?

Toujours est-il qu’un peu de transparence serait la bienvenue dans ce domaine !

L’absence de recul historique fait en outre perdre de leur crédibilité à nombre de commentaires.

  • A la fin de son mandat, l’ancien directeur d’un musée national s’attribuait ainsi le mérite d’avoir fait franchir un seuil de fréquentation… déjà atteint à deux reprises dans le passé.
  • La fréquentation de l’exposition « Picasso et les maîtres » – 783.000 visiteurs – a été saluée comme un record (ce qui représente bien sûr un grand succès en nombre de visiteurs) alors même que l’exposition Renoir a attiré 793.000 visiteurs en… 1985 !
  • Dans un autre domaine, on crédite le Futuroscope (http://www.futuroscope.com) d’un « spectaculaire redressement » (Les Echos, 4 mai 2010, p. 28), avec 1,7 million de visites en 2009 (un chiffre non négligeable en effet), alors qu’il recevait 2,3 millions de personnes en 2000, il y a 10 ans, et 2,9 millions en 1997 (source, ministère du Tourisme).

C’était le sens de l’article de Léo Pajon (« La guerre des chiffres ») paru dans le numéro d’octobre 2009 d’Arts Magazine (www.artsmag.fr), « Dans cette logique du chiffre, il faut simplement rivaliser avec les cris de triomphe d’établissements concurrents. »

On se référera enfin aux contributions suivantes : http://louvrepourtous.fr/La-frequentation-siliconee-du,479.html et http://www.louvrepourtous.fr/Chateau-de-Versailles-une,496.html.

Vu de votre institution, qu’en pensez-vous ?

Musée et Cie : bas les masques et tous aux abris !

Mardi 12 janvier 2010

Nous avons annoncé dans notre billet du 17 novembre 2009 la publication du livre de l’Américain Paul Werner : Musée et Cie : globalisation de la culture (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29955).

À lire d’urgence, cet ouvrage – précédemment publié en anglais – constitue une véritable bombe dans le monde des musées.

Comme un boxeur survolté, mais avec une bonne dose d’humour et une verve rafraîchissante, le dialecticien érudit Werner frappe fort… et ça fait mal à tous les coups !

Et si, nous avertit l’auteur, le musée Guggenheim ne représentait au fond que le dévoilement de la face cachée du musée d’art d’aujourd’hui, pris dans la tourmente des marchés, des flux financiers et des mouvements de capitaux ?

Alors, tous aux abris ou tous prêts à engager une salutaire réflexion sur la signification et les buts des musées contemporains ? Ce sera au lecteur d’en décider.

musee_cie

Plaçant son entreprise de démolition et de déconstruction à l’épicentre des mondes de l’art et du capitalisme, de l’économie et de la philosophie, de la politique et de la sociologie, Paul Werner – en bon disciple de (Groucho) Marx – fait certes trembler le musée sur ses bases.

Mais c’est parce qu’au fond il le place à la hauteur de ses rêves et qu’il n’accepte pas de voir livré cet instrument démocratique aux appétits des affairistes, des spéculateurs et autres pharisiens.

Pour entrer dans le débat, à vos plumes !

Dérives commerciales : les musées marchands

Mardi 15 décembre 2009

Sous la plume de la journaliste Marion Rousset, le mensuel Regards (n° 67, décembre 2009) publie un article sur l’évolution de certains grands établissements culturels 

(http://www.regards.fr/archive/issue/?id=91).

Voici son texte d’introduction : 

« Musées et monuments historiques usent et abusent de pratiques commerciales éprouvées dans le privé. Une tendance qui puise aussi sa source dans les contraintes politiques qui pèsent sur eux. Enquête sur les formes contemporaines du management culturel. »

Regards

Parmi les questions abordées :

  • les tarifs
  • les expositions
  • les activités commerciales

A ce propos, le début de la chronique d’Olivier Cena dans l’édition du 16 décembre 2009 de l’hebdomadaire Télérama mérite d’être cité :

« L’entrée en force de l’art (requalifié pour l’occasion de plastique) dans l’industrie culturelle et le développement de cette dernière créent de nouveaux appétits entraînant parfois de nouvelles pratiques. On sait les musées arc-boutés sur les chiffres de fréquentation comme de vulgaires chaînes de télévision, et les expositions de plus en plus spectaculaires et de moins en moins scientifiques qui en découlent. On sait moins les procédés plus discutables consistant, pour les institutions les moins fortunées, à appâter l’amateur par un titre ronflant et deux ou trois oeuvres vedettes (on pourrait dire, comme au cinéma, bankable), cachant en réalité des manifestations très modestes. »

On mentionnera également l’article consacrée par la journaliste Clarisse Fabre (Le Monde du 4 décembre 2009) au Centre Georges Pompidou. Un conservateur déclare :

« Il y a quelques années, la règle était que les expositions à l’étranger devaient être neutres financièrement. Désormais, elles doivent rapporter de l’argent. D’où des opérations blockbuster au Japon ou en Corée, avec des Matisse et des Picasso pour doper les recettes (…) Avant, les expositions grand public [au Centre Pompidou] servaient à programmer des événements plus difficiles d’accès, et à soutenir des artistes émergents. Peu importait, alors, le nombre de visiteurs. Aujourd’hui, on nous pose systématiquement la question : quel potentiel d’entrées ? »

Et vous, qu’en pensez-vous ?

New Museum, New York

Dimanche 22 novembre 2009

Un article de Deborah Sontag et de Robin Pogrebin paru dans le New York Times du 11 novembre 2009 attire l’attention sur l’un des dangers qui guettent les musées à présent, et peut-être plus encore à l’avenir, comme un rappel de la fameuse exposition « Sensation » du musée d’art de Brooklyn qui avait déjà soulevé une vive controverse.

Les faits sont les suivants :

  • Le New Museum de New York, un espace d’art contemporain qui ne possède pas de collection permanente, a décidé de présenter une exposition d’œuvres issues de la collection de l’un des plus importants collectionneurs d’art contemporain dans le monde, le grec Dakis Joannou (du 3 mars au 6 juin 2010).
  • Ce dernier se trouve être par ailleurs l’un des administrateurs (trustee) du musée.
  • Enfin, le commissariat de l’exposition est confié à l’artiste Jeff Koons, dont le chef d’entreprise grec, l’un de ses plus anciens et importants acheteurs, possède de très nombreuses œuvres.

Sensation

Voilà ainsi réunies un ensemble de circonstances troublantes.

Selon l’association américaine des musées (AAM) en effet, plusieurs critères devraient conduire à s’interroger :

  • lorsqu’une exposition est consacrée à un seul collectionneur,
  • lorsqu’un membre du conseil d’administration du musée (trustee) est concerné,
  • lorsque le commissariat est confié à une personne extérieure à l’institution.

On ajoutera, ainsi qu’y insiste judicieusement Lee Rosenbaum sur son blog (http://www.artsjournal.com/culturegrrl), l’éventuelle participation du collectionneur aux frais induits par l’exposition ou l’attribution au musée d’un soutien concomitant à l’organisation de celle-ci (comme dans l’exposition Armani il y a quelques années au musée Guggenheim).

NewMuseum

Les trois premiers aspects étant réunis dans cette affaire (le dernier point n’est pas éclairci à l’heure actuelle), quels sont les points de vue en présence ?

  • Le collectionneur ne voit pas, quant à lui, de problème particulier.
  • La directrice du musée admet que l’on puisse penser à un conflit d’intérêt.
  • Certains observateurs soulignent que la présentation d’œuvres d’art contemporain dans un musée contribue à accroître leur valeur de marché.
  • D’autres mettent en évidence un risque concernant l’intégrité et la réputation d’impartialité d’une institution publique.
  • D’autres encore, à l’inverse, n’hésitent pas à parler d’un nouveau modèle de partenariat public-privé.

Sur ce sujet, voir également, de Linda Yablonsky : Exhibition raises a potential conflict-of-interest between private collectors and public institutions (http://www.theartnewspaper.com/articles/Controversy-over-New-Museum-s-plans-to-show-trustee-s-collection/19659).

Inutile d’ajouter que la vente d’une œuvre présentée dans l’exposition peu de temps après serait du plus mauvais effet…

D’après vous, les musées français sont-ils à l’abri de problèmes déontologiques de cette nature ?

L’art et le marché

Jeudi 1 octobre 2009

Sans être pointilleux à l’excès, on ne peut manquer de souligner que l’une des plus importantes institutions patrimoniales françaises, le domaine national de Versailles, s’est lancée dans une politique d’exposition d’art contemporain… qui ne prévoit pour l’instant que de présenter un seul artiste français (Xavier Veilhan) sur les 4 premières expositions (consacrées pour le reste à Jeff Koons l’année dernière et prochainement à Takashi Murakami et Maurizio Cattelan) !

Voir à ce sujet le numéro 308 du Journal des Arts (4-17 septembre 2009).

Plutôt que de se plaindre de la faiblesse de la place réservée à nos artistes à l’étranger, si les institutions françaises commençaient par leur rendre leur juste place ?

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A ce titre, le château de Versailles s’est-il donné pour mission (avec l’accord explicite du ministère de la Culture ? En vue de renforcer sa communication planétaire ?) d’assurer la promotion des stars du marché de l’art international ?

Cela mérite pour le moins débat.

De nombreux observateurs ont par ailleurs noté qu’au moins 3 de ces artistes sont collectionnés par François Pinault, dont la fibre patriotique ne l’a pas empêché d’expatrier sa collection en Italie.

Qu’en pensez-vous ?

Culture et intérêts stratégiques

Mardi 22 septembre 2009

Dans un article consacré à l’inauguration d’une base militaire à Abu Dhabi, le numéro estival de L’Expansion indique dans un article intitulé « Base d’Abu Dhabi : les dessous d’un tournant stratégique » que « dans un tel contexte, on peut relever, au passage, que le Louvre d’Abu Dhabi et les « Sorbonne des sables » prennent une coloration aussi stratégique et commerciale que culturelle ».

L'arme de la culture

Ce lien entre diplomatie et culture est exploré dans l’ouvrage collectif « L’arme de la culture, les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale » (http://www.espacestemps.net/document5483.html), qui analyse les rapports subtils entre l’action culturelle mise au service des intérêts diplomatiques d’un pays et les risques d’instrumentalisation qui naissent d’une utilisation des institutions culturelles à des fins qui ne correspondent pas à leurs missions. 

Avez-vous des exemples allant dans un sens ou dans un autre ?

Le spleen d’Apollon

Lundi 14 septembre 2009

Didier Rykner exerce désormais une vigilance attentive sur l’évolution du monde des musées et du patrimoine, à travers l’action parfois tonitruante du site La Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com).

Mais également par l’entremise de son ouvrage, très documenté, Le spleen d’Apollon. Musées, fric et mondialisation :

Rykner

Professionnels des musées et du patrimoine, quelles sont vos réactions à la lecture de cet ouvrage ?

Peut-on vendre les oeuvres des musées ?

Mercredi 12 août 2009

C’est là une question complexe, qui laisse craindre d’ouvrir inconsidérément la boîte de Pandore !

Mais, alors que certains conservateurs du patrimoine acceptent l’idée de « louer » des œuvres (cf. L’Expansion, été 2009, p. 91 et 93) pour des motifs présentés comme acceptables (rénover des salles, acquérir des œuvres, financer une restauration…), la plupart s’insurgent contre l’idée de se séparer de certains éléments de leurs collections (par vente, prêt, restitution, échange ou destruction dans le cas de pièces gravement endommagées).

Mais la question est plus complexe qu’il n’y paraît, comme précisé dans un article en ligne publié par le site Internet Hérodote (http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=5).

Church

Pour une position opposée à toute forme d’inaliénabilité, voir :                                                                                                                         http://www.latribunedelart.com/Musees/Musees_2009/Rapport_Alienabilite_Richert_555.htm

Quant au musée de Mariemont (Belgique), dirigé par François Mairesse, il a organisé une journée d’étude sur cette question, présentée de la façon suivante sur son site (http://www.musee-mariemont.be/accueil/activites/colloques/linalienabilite_des_collections) :

Vendre, céder ou détruire les collections ? Impensable ? Avec quels bénéfices et quels risques ? Tous les objets sont-ils égaux face à l’aliénation ? Récemment, plusieurs projets visant à modifier la politique d’aliénation ont été mis à l’ordre du jour, en France et en Belgique notamment. Cette journée d’étude a permis d’évoquer les questions sous-tendues par l’aliénation dans le contexte belge.

Il est possible de télécharger le  programme complet de cette journée !

Et vous, qu’en pensez-vous ?