Archive pour la catégorie ‘Communication’

Urbanisme, villes créatives, Abu Dabi

Dimanche 5 septembre 2010

La revue Urbanisme (n° 373, juillet-août 2010, http://www.urbanisme.fr/issue/report.php?code=373&code_menu=149#article711) consacre un dossier au thème : « Villes créatives ?« 

On lira à ce propos l’éditorial du directeur, Thierry Paquot, « Villes créatives ? Un cocktail aux ingrédients subtils » : http://www.urbanisme.fr/issue/report.php?code=373&code_menu=EDITO#article709.

Voici le sommaire de la revue :

La ville créative pour qui ?

C’est dans son best-seller académique The Rise of the Creative Class que Richard Florida pose les fondements d’un modèle de développement territorial dont nombre d’élus nord-américains se réclameront durant la première décennie du XXIe siècle. L’universitaire – devenu “consultant” – y défend l’idée que le dynamisme économique des villes états-uniennes est directement lié à leur capacité d’accueil des populations qu’il qualifie de “créatives”. Ludovic Halbert, chercheur au CNRS, université Paris-Est, LATTS, propose un bilan critique et s’interroge : est-ce une idée neuve, est-ce une idée utile, et surtout, comment dépasser les contradictions internes d’une ville construite pour la classe créative ?

Équipements culturels et villes créatives

Les nouveaux équipements culturels occupent une place singulière dans le positionnement de nombre de villes dans le monde. Ce sont rarement des bibliothèques, des conservatoires ou des centres d’archives, plus généralement des salles de spectacles et surtout des musées.

Jean-Michel Tobelem, directeur de l’institut d’étude et de recherche Option Culture, analyse la place de ces équipements culturels dans le développement des villes, dans un contexte où la notion de “créativité” – dont il convient d’apprécier la portée véritable – semble jouer désormais un rôle prépondérant.

Le musée Soulages à Rodez : une révolution culturelle ?

Pour Rodez, discrète préfecture de l’Aveyron, l’ouverture du musée Soulages fin 2012 – accompagnée de celle d’un multiplexe, puis du réaménagement du site de l’ancien hôpital – constituera un vrai bouleversement urbain, mais aussi l’occasion d’un repositionnement culturel et touristique.

Enquête d’Antoine Loubière.

Dole, l’attrait d’un patrimoine partagé

Avec ses 26 000 habitants, Dole, “ville d’art et d’histoire”, ne conçoit son avenir que dans le cadre de sa communauté d’agglomération (41 communes pour 50 000 habitants). Le plan d’aménagement Dole 2010-2025 couvre ainsi l’ensemble de ce territoire, du vaste secteur historique sauvegardé en centre-ville jusqu’aux quartiers de “seconde périphérie” , avec une grande attention portée à la qualité et au confort environnementaux. Une “ville éco-citoyenne”, selon la formule de son maire.

Reportage, par Annie Zimmermann, journaliste.

Cluny 2010

Ce programme de festivités et événements culturels, lancé dans le Jura en septembre 2009 et qui se terminera fin 2010, célèbre le 1 100e anniversaire de la création de l’abbaye de Cluny, à l’origine d’un mouvement réformateur initié en France puis étendu à plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Grande-Bretagne) avec un réseau total de 1 400 filiales. C’est en effet des monastères jurassiens de Baume-les-Messieurs et de Grigny que seraient partis, en 909-910, douze moines, pour fonder, sous l’autorité de l’abbé Bernon, la Maior Ecclesia. La Fédération des sites clunisiens est maître d’œuvre de cette manifestation d’envergure : visites, spectacles, concerts, expositions, ateliers, conférences, colloques, rencontres, marches, rallyes, etc. sont l’occasion de (re)découvrir la richesse du patrimoine clunisien, sous sa forme bâtie, artistique, culturelle et spirituelle.

Dis-moi qui est la plus créative…

Sous l’effet des politiques incitatives de l’Europe, l’économie créative s’invite aussi dans les capitales européennes de la culture. Tandis que la Ruhr l’érige en ressort exemplaire de sa mutation, les métropoles françaises oscillent entre l’acculturation, le zèle ou l’exploration de voies de soutien à la création plus inédites.

Enquête, par Françoise Moiroux, journaliste.

Les capitales européennes de la culture : des villes créatives ?

Une génération s’est écoulée depuis le lancement de la première “ville européenne de la culture”, Athènes, en 1985. Vingt-cinq ans après, comment et en quoi cette opération a-t-elle évolué, qu’apporte-t-elle aux villes sélectionnées et quel bilan peut-on en dresser ?

Historique et analyse par Boris Grésillon, maître de conférences en géographie (Université de Provence et UMR Telemme).

Signalons, dans le numéro précédent, notre article intitulé « Lire une image : Le Louvre à Abu Dabi » (http://www.urbanisme.fr/issue/magazine.php?code=372&section=INTER).

Pour finir, que pensez-vous de la notion d’industries, de régions et/ou de villes « créatives » ?

Musée de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris

Mercredi 11 août 2010

Comment une grande organisation, dotée de moyens humains, techniques et financiers significatifs (un budget supérieur à 6 milliards d’euros par an et plus de 90.000 employés), une institution sans but lucratif de surcroît, peut-elle décider de supprimer un musée bénéficiant de l’appellation « Musée de France » (http://www.aphp.fr/index.php?module=musee&action=fo_accueil&vue=fo_accueil) ?

Certes, les temps sont difficiles pour le secteur sanitaire, social et de la santé publique.

La nécessité d’une gestion rigoureuse – dans l’intérêt bien compris des citoyens – est légitime.

Pour autant, il est difficile d’imaginer que la fermeture de ce remarquable musée, dont la rénovation est attendue depuis longtemps mais qui propose des expositions temporaires de grande qualité, puisse résoudre de quelque manière que ce soit les difficultés – réelles – de financement de l’AP-HP.

C’est surtout méconnaître que le musée possède la capacité de jouer un rôle de premier plan sur le plan culturel, mais également de la formation, de la sensibilisation aux questions de  soin et d’éthique médicale et de la communication interne et externe.

Les responsables de l’établissement auraient donc tort de se priver d’un outil de premier ordre pour la réalisation même de certaines de ces missions essentielles de l’AP-HP et pour contribuer à son rayonnement.

Sans oublier la cohésion interne, le brassage des professions administratives, para-médicales et médicales, l’implication des citoyens, le travail avec les associations de malades et… la politique de mécénat et de collecte de fonds.

Ayant eu à nous pencher récemment sur ce sujet, nous ne pouvons qu’encourager la direction de l’AP-HP à prendre connaissance dans la sérénité des propositions concrètes et réalistes qui lui ont été faites à cette occasion : sans tabou, toutes les hypothèses ont en effet été examinées (y compris… celle de la fermeture du musée ! pour l’écarter bien entendu après un examen approfondi de ses implications).

Notre conclusion : cet établissement – qui peut sans doute rechercher des partenaires pouvant accompagner son développement – est utile, nécessaire, voire indispensable à l’heure où la médecine et la santé posent des questions inédites au corps social.

S’agissant d’autres aspects de la question, nous renvoyons aux enquêtes de la Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com/musees-en-danger-4-le-musee-de-l-assistance-publique-article002700.html)

et du site Louvrepourtous (http://www.louvrepourtous.fr/Sauvons-le-musee-des-Hopitaux-de,577.html).

Et vous, comment réagissez-vous ?

PS : ce cas exemplaire constitue l’occasion de rappeler qu’une approche « managériale » des questions culturelles ne s’oppose nullement à la reconnaissance des « valeurs » (y compris touristiques, économiques, de communication et de contribution à la « politique de marque ») dont sont porteurs les musées et – d’une manière générale – les institutions culturelles. Puisse chacun en prendre rapidement conscience.

LA COMUNICACIÓN Y EL MUSEO

Jeudi 8 juillet 2010

Pour nos amis hispanophones, voici la présentation du dernier numéro de la revue de muséologie Mus-A.

Ésta es la premisa que sustenta al número doce de nuestra revista, cuyo dossier está dedicado a la comunicación y el museo. Bienvenido sea el lector.
Hace tiempo que se consideran las exposiciones como un medio de comunicación, con sus características y peculiaridades como soporte de información y mensaje. Hace algo menos que se tiene claro que la dimensión comunicativa en nuestras instituciones las envuelve completamente, impregnando de una u otra forma a todas sus áreas de trabajo y actividad.
Un museo en un enclave geográfico comunica.
Un edificio comunica. Un área de recepción comunica. Sobre sus fondos, exposiciones, actividades y materiales de interpretación y apoyo a la visita… qué decir. La investigación, la conservación, la restauración y la tutela de las colecciones, bien sea por acción o por omisión, también comunican. No es lo mismo que una labor de recuperación patrimonial (desde una incautación hasta una restauración, pasando por una investigación o una nueva adquisición, entre otros) se cuente o que no se cuente. Si se cuenta, el museo construye sociedad; si no se cuenta, se construye el museo al margen de la sociedad.
Este tema no admite componendas, no existen actitudes neutras. El museo y la sociedad es un proceso de comunicación abierto y en marcha.
Si te subes a él e intervienes, te posicionas definiendo un modelo de museo. Si no lo haces, también te posicionas y también defines un modelo de museo.
Por eso, por la cantidad de variables que entran en juego, un museo es ineludiblemente una labor de equipo y requiere de muchas sensibilidades, de muchos tipos de conocimientos (un especialista en comunicación, por ejemplo) y de mucha coordinación. Interdisciplinariedad para construir la forma de estar en sociedad y también, cómo no, para elaborar nuestro producto más conocido y popular: las exposiciones.
En esta labor, las tecnologías de la información y la comunicación constituyen una herramienta de primer orden. Sin embargo, es muy importante que el bosque no nos impida ver los árboles. Las máquinas son siempre instrumentos. Los avances en los modelos de información no son tecnológicos, sino modificaciones en la concepción de la comunicación humana, en cómo se llega a las personas y cuál es la naturaleza de ese contacto, en la forma en la que museo y sociedad se relacionan. Adaptarse a la tecnología no es comprar un nuevo aparato, sino preparar tus recursos y tu mentalidad para responder a un nuevo reto, a una demanda de comunicación en plena evolución.
Del museo como medio de comunicación de masas, de la interdisciplinariedad, del reto ante el nuevo modelo comunicativo y de otras muchas más cosas hablamos a continuación.
Seguimos esperando que os guste.

Notre article s’intitule : Optimizar la promoción y la comunicación de los sitios culturales
(Jean-Michel Tobelem, Director del centro de asesoría cultural Option–Cultura. Francia)

mus-A. REVISTA DE LOS MUSEOS DE ANDALUCÍA

AÑO VIII. Nº 12, MAYO 2010.

Présentation en anglais : http://www.museosdeandalucia.es/cultura/museos/musa_des.jsp?idreg=129.

Bon de commande : http://www.museosdeandalucia.es/cultura/museos/media/docs/PORTAL_boletin_suscripcion_musa.pdf.

« Pompidou attendu comme le messie à Metz »

Jeudi 10 juin 2010

Tel est le titre quelque peu goguenard de l’article que le magazine Télérama (n° 3148, 12 mai 2010), sous la plume de Sophie Cachon, consacre aux grands projets muséaux en région, à l’occasion de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz (http://www.telerama.fr/scenes/pompidou-attendu-comme-le-messie-a-metz,55763.php), qui vise une fréquentation de 200.000 visiteurs en vitesse de croisière (après le prévisible succès de son ouverture).

L’affaire paraît en effet entendue : « Grâce à son nouveau musée inauguré demain, Metz espère les mêmes retombées économiques que Bilbao avec le Guggenheim. Un rêve partagé par les villes de Lyon, Marseille et Lens, dont les projets peinent encore à sortir de terre. On ne récoltera vraiment les fruits de l’investissement que dans la seconde partie de la décennie. Pompidou, c’est d’abord ce que l’on en fera. »

C’est donc également l’occasion de faire le point sur les projets du Louvre-Lens, du musée des Confluences à Lyon et du MuCEM à Marseille.

Dans l’article de Nicolas Bastuck et Claire Guillot (« Le Centre Pompidou sera-t-il une manne pour la région ? »), paru dans le supplément du journal Le Monde du 11 mai 2010, une certaine prudence semble toutefois de mise.

  • Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz : « On ne vas faire la révolution économique et sociale à nous seuls. Après Bilbao, une cinquantaine de projets de ce genre ont fleuri dans le monde. Très peu ont réussi. »
  • Thierry Jean, président de l’agence de développement économique de l’agglomération messine : « Le  Centre Pompidou, en soi, est peu générateur de richesses. L’idée, c’est de s’appuyer sur lui pour augmenter l’attractivité de la ville. »
  • Jean-Pierre Masseret, président du Conseil régional de Lorraine : « Il s’agit de changer l’image d’une région qui évoque encore la crise de l’industrie, puis les restructurations militaires. »

Pour aller plus loin :

  • Pour une promenade architecturale, voir : http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/actualite/703150-promenade-architecturale-au-centre-pompidou-de-metz.
  • Voir également : http://www.paris-art.com/art-culture-France/Pompidou-Metz:-un-musee-avec-la-vie/Rouille-Andre/315.html.
  • Ainsi que : http://www.louvrepourtous.fr/Centre-Pompidou-Metz-tout-savoir,505.html.
  • Et encore : http://www.latribunedelart.com/ouverture-du-centre-pompidou-metz-article002573.html.

Quels chiffres de fréquentation ?

Vendredi 21 mai 2010

L’importance démesurée prise par les chiffres de fréquentation des grandes institutions culturelles conduit parfois leurs responsables à faire preuve d’une certaine « créativité » (comme on le dit dans le domaine comptable ou financier) à l’égard de leurs résultats dans ce domaine.

C’est alors à celui qui publiera le communiqué de presse le plus enthousiaste.

Problème : les sources sont obscures, l’origine des données n’est pas indiquée, la part des entrées gratuites est imprécise…

Dans ce contexte, le fait que les rapports annuels d’activité ne sont pas publiés ou bien sont retirés après avoir été en ligne pendant de nombreuses années ne laisse pas de créer un certain trouble.

Est-ce le témoignage de l’importance croissante prise par la communication (au sens institutionnel et non pas des actions de médiation), à l’heure où il s’agit de négocier des engagements budgétaires avec les tutelles et de séduire les mécènes ?

Toujours est-il qu’un peu de transparence serait la bienvenue dans ce domaine !

L’absence de recul historique fait en outre perdre de leur crédibilité à nombre de commentaires.

  • A la fin de son mandat, l’ancien directeur d’un musée national s’attribuait ainsi le mérite d’avoir fait franchir un seuil de fréquentation… déjà atteint à deux reprises dans le passé.
  • La fréquentation de l’exposition « Picasso et les maîtres » – 783.000 visiteurs – a été saluée comme un record (ce qui représente bien sûr un grand succès en nombre de visiteurs) alors même que l’exposition Renoir a attiré 793.000 visiteurs en… 1985 !
  • Dans un autre domaine, on crédite le Futuroscope (http://www.futuroscope.com) d’un « spectaculaire redressement » (Les Echos, 4 mai 2010, p. 28), avec 1,7 million de visites en 2009 (un chiffre non négligeable en effet), alors qu’il recevait 2,3 millions de personnes en 2000, il y a 10 ans, et 2,9 millions en 1997 (source, ministère du Tourisme).

C’était le sens de l’article de Léo Pajon (« La guerre des chiffres ») paru dans le numéro d’octobre 2009 d’Arts Magazine (www.artsmag.fr), « Dans cette logique du chiffre, il faut simplement rivaliser avec les cris de triomphe d’établissements concurrents. »

On se référera enfin aux contributions suivantes : http://louvrepourtous.fr/La-frequentation-siliconee-du,479.html et http://www.louvrepourtous.fr/Chateau-de-Versailles-une,496.html.

Vu de votre institution, qu’en pensez-vous ?

De l’intérêt des expositions « populaires » ?

Vendredi 12 mars 2010

Leur nombre  ne cesse d’augmenter… et l’on peut prédire que ce n’est pas fini !

Après Titanic, Star Trek, Gaston Lagaffe, le Seigneur des Anneaux, Disney, La Guerre des étoiles, Tarzan et l’on en passe, voici une exposition consacrée aux jouets Playmobil au musée des Arts décoratifs à Paris.

Titanic

Questions :

  • Est-ce un moyen de mieux diffuser des connaissances à un public peu familier des institutions culturelles ?
  • S’agit-il de faire parler du musée dans les médias ?
  • L’objectif est-il principalement économique ?

Là encore, ne soyons pas bégueules ! Si l’on conserve un équilibre avec les expositions ayant un véritable fondement scientifique et répondant à des enjeux éducatifs, alors pourquoi pas une exposition plus facile d’accès et plus distrayante de temps en temps ?

Disney

Mais si les thèmes dits « crowd pleasers » sont promus avant tout pour des raisons financières, alors il y aurait lieu de s’inquiéter pour la mission culturelle et pédagogique de nos institutions culturelles.

Cf. notre article :

http://www.revue-espaces.com/librairie/4920/expositions-frequentation-musees-musee.html.

Quel est votre avis sur cette question ?

L’événementiel autour des expositions

Mercredi 20 janvier 2010

Cette rencontre a lieu dans le cadre du « Séminaire de muséologie » organisé conjointement par la Cité des sciences et de l’industrie, le Musée des arts et métiers, le Muséum National d’Histoire naturelle et le Palais de la découverte.

Programme

Jeudi 28 janvier 2010 de 14h30 à 17h

Musée des arts et métiers – Cnam – Salle de conférence – 60 rue Réaumur – 75 003 Paris

Accès libre sur inscription (anne.chanteux@cnam.fr)

 L’événementiel autour des expositions

L’objectif est de questionner une pratique qui n’est pas nouvelle mais devient plus visible et qui consiste à accompagner l’ouverture d’une nouvelle exposition de différents événements de durée variable tels que concerts, parades, installations artistiques, spectacles…

 

CNAM

Jean-Michel TOBELEM, directeur d’Option Culture, docteur en gestion, auteur notamment de « Musées et culture, le financement à l’américaine » et « Le nouvel âge des musées, les institutions culturelles au défi de la gestion ».

L’événementiel dans les musées : enjeux et perspectives

Le développement des manifestations événementielles autour des expositions soulève plusieurs types d’interrogation : quelles en sont les raisons ? Comment cela influe-t-il sur l’organisation du musée ? Quelles en sont les conséquences prévisibles sur l’image et sur le développement des institutions muséales ? Enfin, au-delà des aspects positifs que représente l’essor de l’événementiel, peut-on mettre en évidence un certain nombre de facteurs de risque ?

André DUBUC, directeur du Centre historique minier de Lewarde

La programmation événementielle comme une cerise sur le gâteau

Si la mission essentielle des musées et des centres de culture scientifique est de donner du sens à des collections et/ou d’apporter au public un éclairage le plus objectif possible sur des questionnements scientifiques, cette mission se concrétise généralement sous forme d’expositions permanentes ou temporaires. C’est ce à quoi le public s’attend d’abord ; c’est son gâteau. Si on lui offre en plus la surprise d’un autre regard, plus subjectif, celui d’un artiste : comédien, danseur, plasticien, musicien… le questionnement peut alors s’enrichir d’un élément nouveau, l’émotion, qui peut elle-même donner un nouvel élan à la réflexion ; c’est la cerise sur le gâteau.

Cécile DUMOULIN, responsable du service de la médiation et de l’accueil, adjointe au directeur des publics, musée du quai Branly, Paris

Créer l’événement : du musée à la cité culturelle

Depuis la fin du XXe siècle, les musées cherchent à entrer en contact avec un public de plus en plus vaste, de plus en plus divers et nombreux, par ailleurs sollicité par une offre de loisir croissante. Dans ce contexte, créer l’événement devient pour ces institutions un enjeu majeur, soulevant de nombreuses questions qui seront explorées à l’aune des expériences tentées par le musée du quai Branly depuis son ouverture : comment concilier communication et médiation ? Une politique événementielle entraîne-t-elle forcément la désacralisation du lieu muséal, et quelles en sont les conséquences ? Les événements sont- ils réellement une manière de « démocratiser » davantage les musées ?

Discussion avec la salle.

Quel devenir pour les grands équipements touristico-culturels ?

Jeudi 5 novembre 2009

Nombre d’équipements conçus pour attirer une large fréquentation, jouer un rôle structurant en termes de développement touristique et susciter des retombées économiques fortes ne tiennent malheureusement pas leurs promesses dans la durée.

Quelles peuvent en être les raisons ?

  • Les prévisions de fréquentation sont parfois inconsidérément optimistes, le « bassin de clientèle » ne permettant tout simplement pas de parvenir aux chiffres annoncés de façon imprudente.
  • La certitude de proposer un équipement attractif au public conduit dans certains cas à fixer à un niveau trop élevé le prix d’entrée, ce qui conduit à une réduction de la demande potentielle et à une diminution du taux de renouvellement des visites. Or, la fidélisation des visiteurs (notamment le public de proximité) constitue un point clé des facteurs de réussite.
  • Enfin, une attention insuffisante est fréquemment accordée à l’implantation territoriale : travail en réseau avec les acteurs du tourisme et de la culture, inscription dans les politiques locales, mutualisation des efforts de promotion et de communication.

Partagez-vous ces éléments d’analyse ?

Musée du Louvre : la communication culturelle à l’épreuve

Jeudi 29 octobre 2009

Le musée du Louvre communique excellemment à l’aide de puissants moyens humains, techniques et financiers pour assurer sa promotion et celle des événements qu’il propose ; par exemple à l’automne 2009 :

En revanche, il semble qu’il puisse progresser en matière de communication dite « de crise » (tarification pour les artistes, les enseignants et les étudiants, Louvre-Abu Dhabi, exposition Breguet, projet de magasin McDonald’s dans l’espace commercial du Carrousel, restitution d’œuvres à l’Égypte…).

Tongs

Et cela, faute peut-être d’avoir pleinement intégré les quatre préceptes suivants :

  • À l’heure de la mondialisation et de la communication planétaire instantanée, la vitesse de propagation des messages (fondés ou non) est fulgurante, pour le meilleur et pour le pire.
  • Même s’il se sent mis en cause, il est de son devoir de dialoguer avec les « parties prenantes », y compris les plus critiques, faute de quoi son discours risque de devenir inaudible.
  • En tant qu’autoproclamé « plus-grand-musée-du-monde », le Louvre ne doit pas seulement être irréprochable, il lui appartient d’être exemplaire.
  • Enfin, il est utile de rappeler sans cesse le lien entre ses multiples initiatives (qui lui assurent une couverture médiatique mondiale sans équivalent) et ses missions fondamentales (scientifiques, culturelles, éducatives et sociales) ; ces dernières découlant des responsabilités confiées par la collectivité nationale.

Cette relation entre communication et valeurs de l’institution nécessite dès lors une vigilance particulière du chef d’établissement, le président-directeur du musée du Louvre.

Souhaitez-vous présenter d’autres points de vue sur les mutations de la communication culturelle ?

Patrimoines en mouvement 1

Mardi 27 octobre 2009

Le numéro de septembre 2009 de la revue des Vieilles maison françaises (www.vmfpatrimoine.org) consacre un dossier au patrimoine viticole, aux paysages et aux châteaux du bordelais.

Une invitation à la découverte touristique, à la rencontre des arts et à la visite architecturale d’un territoire unique au monde.

VMF

On y trouve en outre une présentation du quartier résidentiel de Tamaris, à la Seyne-sur-Mer (Var), conçu à la fin du XIXème siècle par un personnage haut en couleur, Marius Michel, dit Michel Pacha.

Son architecture orientalisante (mais aussi suisse ou italienne…) mérite assurément d’être préservée, comme en témoigne l’Institut de biologie marine (de l’architecte suisse Paul Page, construit en 1900).

InstitutMichelPacha

La journaliste Sophie Flouquet s’interroge enfin sur le fait de savoir s’il faudrait supprimer les journées du patrimoine !

Plusieurs témoins, dont nous-même, y donnent leur avis :

  • Y a-t-il renouvellement des publics ?
  • Est-ce un instrument de démocratisation ?
  • Cette manifestation bien connue des Français peut-elle trouver un nouveau souffle ?

Tels sont quelques-uns de ses questionnements.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Contre-programmation

Samedi 10 octobre 2009

Inutile d’espérer rivaliser avec TF1 lors de la diffusion d’un match de l’équipe de France de football !

Peut-être vaut-il mieux dans ce cas – lorsque l’on dispose de moyens limités – proposer une contre-programmation qui ne cherche pas à combattre frontalement une offre au succès assuré mais qui a pour objet – à l’inverse – de rassembler ceux qui marquent leur préférence (et ils sont nombreux au total) pour une proposition « différente ».

C’est ce qu’a intelligemment compris le Petit Palais à Paris, qui propose opportunément une rétrospective de l’artiste Pelez (Fernand Pelez, la parade des humbles, 24 septembre 2009 – 17 janvier 2010 : http://www.latribunedelart.com/Expositions/Expositions_2009/Pelez_622.htm).

Expo Pelez

Un peintre fort peu connu mais qui mérite assurément la (re)découverte, comme le suggère le président honoraire du musée du Louvre, Pierre Rosenberg, dans l’avant-propos du catalogue de l’exposition.

Le musée a en effet fort à faire avec au même moment l’événement Renoir au XXe siècle présenté au Grand Palais (une belle exposition au demeurant), qui fait jouer à plein la machine médiatique et cherche à attirer des foules de visiteurs (ce qui n’est pas certain toutefois ; cf. notre billet du 10 août 2009).

Pour notre part, nous aurions accentué le côté décalé de cette programmation du Petit Palais en choisissant un visuel différent ; en puisant par exemple dans les multiples visages poignants d’enfants victimes de la misère au XIXe siècle, la face cachée de la Belle époque.

F. Pelez

D’autant que cette exposition trouve une résonance troublante avec la crise économique et sociale que nous traversons actuellement.

Mentionnons pour mémoire les autres « poids lourds » de cette foisonnante rentrée parisienne conçue sans aucun souci de coordination… : Soulages au Centre Pompidou, Ensor au musée d’Orsay, Teotihuacan au quai Branly,  »Titien, Tintoret, Véronèse… Rivalités à Venise » au Louvre,  »De Byzance à Istanbul » au Grand Palais, etc.

Et vous, pensez-vous que l’effet de contre-programmation peut jouer face à l’exposition Renoir ?

Culture et intérêts stratégiques

Mardi 22 septembre 2009

Dans un article consacré à l’inauguration d’une base militaire à Abu Dhabi, le numéro estival de L’Expansion indique dans un article intitulé « Base d’Abu Dhabi : les dessous d’un tournant stratégique » que « dans un tel contexte, on peut relever, au passage, que le Louvre d’Abu Dhabi et les « Sorbonne des sables » prennent une coloration aussi stratégique et commerciale que culturelle ».

L'arme de la culture

Ce lien entre diplomatie et culture est exploré dans l’ouvrage collectif « L’arme de la culture, les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale » (http://www.espacestemps.net/document5483.html), qui analyse les rapports subtils entre l’action culturelle mise au service des intérêts diplomatiques d’un pays et les risques d’instrumentalisation qui naissent d’une utilisation des institutions culturelles à des fins qui ne correspondent pas à leurs missions. 

Avez-vous des exemples allant dans un sens ou dans un autre ?

La qualité de l’accueil dans les équipements culturels

Samedi 19 septembre 2009

La question de l’accueil constitue aujourd’hui un point décisif pour permettre à des sites culturels de répondre aux besoins des visiteurs et d’exister durablement dans une offre de lieux de visite devenue pléthorique.

Une prise de conscience de cet enjeu constitue assurément un préalable et ne conduit pas nécessairement à mettre en œuvre des moyens lourds et coûteux.

Accueil

Toutefois, deux conceptions peuvent être distinguées, sans être opposées pour autant.

La première consiste à énumérer un certain nombre de points qui donneront lieu à des enquêtes quantitatives auprès des visiteurs (qualité de l’information, services proposés, propreté des locaux, etc.). C’est une démarche encouragée à juste titre par les pouvoirs publics.

La seconde approche consiste à reconnaître l’importance des points précédents, mais aussi à souligner le rôle de la qualité de l’expérience globale de visite, qui résulte d’un ensemble de facteurs en partie intangibles : ambiance des lieux, gentillesse du personnel d’accueil (qui ne se contente pas de suivre des procédures standardisées mais est capable d’aller au-delà des indications fournies pour faire plaisir au visiteur), éléments de surprise dans le parcours de visite, convivialité des lieux, etc.

Ainsi, alors que l’on trouvera normal que le site de visite dispose des éléments de confort attendus d’un équipement recevant du public, le dévouement d’un membre du personnel qui aura devancé les attentes des visiteurs constituera un moment dont on se souviendra durablement.

Avez-vous des exemples allant dans ce sens ?

Les médias en parlent

Mercredi 16 septembre 2009

Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, les médias écrits et audiovisuels continuent à s’intéresser à la question de la gratuité dans les musées et les monuments !

Pour notre part, nous avons eu l’occasion d’en parler à plusieurs reprises (en dernier lieu lundi 24 août) à France Inter, France Infos et France Culture (voir la rubrique Actualités du site d’Option Culture : http://option.culture.free.fr), ainsi que dans la presse.

Tarifs

Cela aura eu plusieurs conséquences.

D’une part, nombre d’arguments utilisés par les adversaires de la gratuité n’apparaissent tout simplement plus valides.

D’autre part, en dépit des déclarations du ministère de la Culture, les résultats de l’expérimentation de la gratuité dans les musées et les monuments sont ceux que nous avons décrits depuis plusieurs années (voir notre communiqué de presse sur ce sujet :

http://www.herodote.net/agenda/actu_gratuite_musees_Tobelem.pdf).

La mesure de gratuité (aux conditions précisées par ailleurs) permet d’accueillir davantage de visiteurs, présentant de surcroît un profil plus diversifié !

L’ouvrage La culture mise à prix, la tarification dans les sites culturels propose une analyse large et nuancée, avec des contributions françaises et étrangères de chercheurs et de professionnels, de la question du prix d’accès aux institutions culturelles.

Prix 2 

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Culture, tourisme et développement

Samedi 12 septembre 2009

Vous êtes-vous déjà interrogé sur la nature des liens existants entre la culture et le tourisme, mais aussi – plus largement – entre la culture et le développement (des territoires et de la société) ?

Les auteurs réunis dans cet ouvrage, publié sous la direction de Claude Origet du Cluzeau et votre serviteur, proposent des éléments de réponse à une question particulièrement complexe.

En voici le sommaire :

Préface de Rémy Knafou

Première partie : fondements

  • Claude Origet du Cluzeau : Culture, tourisme et développement
  • Jacques Mougey : Quelques considérations générales :
  • Évelyne Lehalle : Quelle stratégie pour le tourisme culturel en France ?

Deuxième partie : applications       

  • Maria Gravari-Barbas : Entre mise en tourisme et affirmation culturelle
  • Brigitte Remer : Alexandrie d’Égypte, entre mythe et réalité     
  • René Caspar : Stratégies culturelles territoriales          
  • Jean-Luc Pouts, avec la coll. de Fabrice Thuriot : Une vallée, une économie, un festival   

Troisième partie : perspectives

  • William Saadé : Éloge d’un tourisme culturel lent       
  • Claude Origet du Cluzeau : Retombées du tourisme : les villes en pointe              
  • Jean-Michel Tobelem : Culture, croissance et développement 

 

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Il est en effet aussi facile de décrier la culture comme un secteur improductif relevant avant tout de l’initiative individuelle que de faire des « industries culturelles » le moteur du développement économique contemporain…

Quelle est votre opinion sur ce sujet ?

Les expositions temporaires nuisent-elles aux collections permanentes ?

Jeudi 10 septembre 2009

Les expositions temporaires semblent concentrer l’essentiel de l’attention des médias.

Cela s’explique de plusieurs façons : l’importance de la communication, l’attrait de l’événementiel… sans oublier la qualité des contenus !

Rien donc de plus normal que les publics choisissent de se déplacer dans un site culturel à l’occasion d’une exposition.

Expo 1

Reste à préciser dans quelles conditions ce même public pourrait profiter de sa venue pour visiter les collections permanentes.

  • D’une part, l’organisation du circuit de visite peut conduire à « traverser » les collections pour se rendre dans l’exposition temporaire.
  • D’autre part, des renvois peuvent être organisés entre l’exposition et les collections du lieu.
  • Enfin, la politique tarifaire peut y contribuer : un billet commun (sans supplément tarifaire) incite à la visite du fonds permanent ; à l’inverse, un supplément de prix alors même que le billet de l’exposition est déjà élevé peut décourager ceux dont la motivation est limitée.

C’est le risque que prennent certains musées : peut-on considérer qu’avec un billet combiné à 14 euros les visiteurs des expositions temporaires du Louvre sont incités à revoir une partie de ses collections ?

Musées et tourisme 2005

On pourra lire sur ce sujet :

http://www.revue-espaces.com/librairie/4920/expositions-frequentation-musees-musee.html.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Le marketing culturel : panacée ou menace ?

Samedi 5 septembre 2009

L’émergence du marketing dans les institutions culturelles souffre d’un handicap de taille : importé du monde de l’entreprise (bien que reposant sur des techniques issues des sciences humaines), il semble irrémédiablement attaché aux notions de marché, de rentabilité et d’orientation commerciale.

Certes, nombre d’exemples en provenance de certains grands équipements culturels semblent confirmer cette logique marchande.

Pour autant, le marketing peut utilement être mis au service des institutions culturelles en tant qu’ensemble de savoirs, d’outils et de techniques permettant d’organiser et de faciliter le rapprochement entre offre et demande culturelle !

À l’heure où l’on déplore un faible élargissement des catégories de la population fréquentant les établissements culturels, cela ne semble pas superflu…

C’est ce que nous rappelions dans un article de 1992 traduit en anglais à la demande de la revue Museum Management & Curatorship et repris récemment dans l’ouvrage suivant, consacré à la gestion et au marketing des musées (http://www.routledge-ny.com/books/Museum-Management-and-Marketing-isbn9780415396295) :

9780415396295

Et vous, quelle est votre vision du marketing de la culture ?

Effet « lune de miel »

Lundi 31 août 2009

Certains observateurs estiment que la gratuité d’accès dans les musées et les monuments pourrait certes provoquer une augmentation de la fréquentation, mais pour une durée limitée, pendant une période qualifiée de « lune de miel ».

Cet effet est mal qualifié, pour une double raison.

D’une part, il n’existe pas de fatalité à une baisse de la fréquentation, si plusieurs conditions sont respectées : large communication sur la mesure de gratuité ; renouvellement régulier de l’attractivité du site ; mise en place de dispositifs d’accompagnement, de médiation, d’interprétation et d’aide à la visite pour accueillir des visiteurs peu familiers de l’offre culturelle.

lune de miel

D’autre part, et surtout, cet effet « lune de miel » n’a rien à voir avec la question de la gratuité mais se rapporte plus généralement à la curiosité provoquée par l’ouverture d’un nouvel équipement : dans pratiquement chacun des cas d’ouverture ou de réouverture de sites culturels ou touristiques payants, on observe de fait une période de forte affluence liée au désir de découverte de l’équipement.

Autrement dit, la puissance de la communication explique un soudain afflux de public qu’il convient de fidéliser par un travail de longue haleine concernant l’attractivité du site !

Vos propres observations vont-elles dans le sens de notre analyse ?

Arras et la culture

Jeudi 20 août 2009

La ville d’Arras n’est pas seulement connue pour ses magnifiques places et son important patrimoine architectural ainsi que, plus récemment… pour son festival de rock !

La récente visite de l’exposition « Bonaparte et l’Égypte », conçue par l’Institut du monde arabe et présentée jusqu’à l’automne 2009 au musée des Beaux-Arts, est l’occasion d’attirer l’attention sur l’ambition culturelle de la ville, exprimée dans son projet de création d’un pôle culturel autour de l’abbaye Saint-Vaast.

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Outre le musée, ce « quartier des arts » regroupera les institutions suivantes : médiathèque, conservatoire de musique, de danse et d’art dramatique, trésor de la cathédrale.

On y trouvera également des salles d’exposition temporaire, un auditorium, une salle d’histoire locale et une cafétéria. On mentionnera également, à proximité, le théâtre d’Arras, l’hôtel de Guines et la maison Robespierre.

Pour les responsables locaux, il s’agit aussi de profiter de l’effet « Louvre-Lens » !

Cela vous donne-t-il envie de vous rendre à Arras toutes affaires cessantes ?

Musées en mutation

Lundi 17 août 2009

Retour sur un colloque consacré aux mutations contemporaines des musées qui a eu lieu à l’université de Toulouse en juin 2009 (http://www.musees-en-mutation.org/).

Musées en mutation

Organisé par Martine Regourd, il a réuni de nombreux chercheurs (jeunes et confirmés) autour de questions relatives à la communication, à la médiation et à la gestion dans le domaine des musées.

Toulouse 2009 

Rassurez-vous, la publication des actes est en préparation !

Architecture 1 : quelle valeur ajoutée pour l’architecture ?

Samedi 15 août 2009

Nombre d’acteurs ou de décideurs (élus, directeurs d’institutions…)  estiment que le recours à un architecte prestigieux constitue une garantie de réussite de leur équipement culturel, à l’instar du musée Guggenheim de Bilbao (lire à ce propos notre article « Les temps de l’art contemporain ne font pas tous recette », dans la revue Espaces n° 258, avril 2008 (http://www.revue-espaces.com/carnet/1287.tobelem_jean-michel.html).

Tourisme et art contemporain

S’il est vrai que l’architecture peut grandement participer à la qualité de la visite, quand elle est mise au service des œuvres (comme à la fondation Maeght de Saint-Paul de Vence ou à la fondation de Mesnil de Houston), il serait hasardeux de faire reposer de façon excessive sur l’enveloppe architecturale l’objectif de parvenir durablement à un haut niveau de fréquentation.

Toronto

Notons en effet que depuis l’expérience de Bilbao, nulle ville n’est parvenue à rééditer un tel exploit, qui s’explique en réalité par un ensemble de conditions qui sont loin de toutes relever de la question de l’architecture.

Reste qu’à tout prendre, mieux vaut faire appel à un bon architecte (connu ou pas) qu’à un mauvais maître d’œuvre !

Des commentaires à ce sujet ?

Un providentiel Renoir ?

Lundi 10 août 2009

La Réunion des musées nationaux espère rééditer le succès de l’exposition « Picasso et les maîtres » en proposant une rétrospective des dernières années du peintre Renoir : la prise de risque ne semble pas excessive.

Les images du maître de l’impressionnisme figurent en effet dans toutes les chaumières françaises (voire internationales), sur des boîtes de chocolat, des reproductions et des cartes postales diverses.*

Renoir RMN 

Le seuil d’équilibre étant fixé à 350 000 visiteurs (l’exposition Picasso ayant accueilli quant à elle près de 800 000 personnes à Paris), on peut prédire un large succès !

Partagez-vous ce point de vue ?

Source : L’Expansion, été 2009.