Archive pour la catégorie ‘Financement’

Musée de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris

Mercredi 11 août 2010

Comment une grande organisation, dotée de moyens humains, techniques et financiers significatifs (un budget supérieur à 6 milliards d’euros par an et plus de 90.000 employés), une institution sans but lucratif de surcroît, peut-elle décider de supprimer un musée bénéficiant de l’appellation « Musée de France » (http://www.aphp.fr/index.php?module=musee&action=fo_accueil&vue=fo_accueil) ?

Certes, les temps sont difficiles pour le secteur sanitaire, social et de la santé publique.

La nécessité d’une gestion rigoureuse – dans l’intérêt bien compris des citoyens – est légitime.

Pour autant, il est difficile d’imaginer que la fermeture de ce remarquable musée, dont la rénovation est attendue depuis longtemps mais qui propose des expositions temporaires de grande qualité, puisse résoudre de quelque manière que ce soit les difficultés – réelles – de financement de l’AP-HP.

C’est surtout méconnaître que le musée possède la capacité de jouer un rôle de premier plan sur le plan culturel, mais également de la formation, de la sensibilisation aux questions de  soin et d’éthique médicale et de la communication interne et externe.

Les responsables de l’établissement auraient donc tort de se priver d’un outil de premier ordre pour la réalisation même de certaines de ces missions essentielles de l’AP-HP et pour contribuer à son rayonnement.

Sans oublier la cohésion interne, le brassage des professions administratives, para-médicales et médicales, l’implication des citoyens, le travail avec les associations de malades et… la politique de mécénat et de collecte de fonds.

Ayant eu à nous pencher récemment sur ce sujet, nous ne pouvons qu’encourager la direction de l’AP-HP à prendre connaissance dans la sérénité des propositions concrètes et réalistes qui lui ont été faites à cette occasion : sans tabou, toutes les hypothèses ont en effet été examinées (y compris… celle de la fermeture du musée ! pour l’écarter bien entendu après un examen approfondi de ses implications).

Notre conclusion : cet établissement – qui peut sans doute rechercher des partenaires pouvant accompagner son développement – est utile, nécessaire, voire indispensable à l’heure où la médecine et la santé posent des questions inédites au corps social.

S’agissant d’autres aspects de la question, nous renvoyons aux enquêtes de la Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com/musees-en-danger-4-le-musee-de-l-assistance-publique-article002700.html)

et du site Louvrepourtous (http://www.louvrepourtous.fr/Sauvons-le-musee-des-Hopitaux-de,577.html).

Et vous, comment réagissez-vous ?

PS : ce cas exemplaire constitue l’occasion de rappeler qu’une approche « managériale » des questions culturelles ne s’oppose nullement à la reconnaissance des « valeurs » (y compris touristiques, économiques, de communication et de contribution à la « politique de marque ») dont sont porteurs les musées et – d’une manière générale – les institutions culturelles. Puisse chacun en prendre rapidement conscience.

Location d’espace 1

Mardi 10 août 2010

Après un article du Journal du Dimanche (Marie Nicot, Les soirées privées dans les salles d’exposition se multiplient, 25 mars 2007) et du Parisien (Catherine Balle, Les musées parisiens se renflouent à coups de soirées privées, 22 janvier 2010), le Nouvel économiste consacre un article à la question de l’événementiel et de l’utilisation des espaces des équipements culturels lors de soirées privées (Valérie Auribault, Soirées privées, L’événement, pour créer du buzz mais aussi du lien, n° 1508, 11-17 février 2010 : http://www.nouveleconomiste.fr/s1508/DOS-Evenementiel.html).

Le point de départ de ces articles : les équipements culturels ont besoin d’argent et l’événementiel a le vent en poupe, à travers en particulier les soirées privées dans des lieux prestigieux.

De plus, certaines grandes institutions culturelles l’inscrivent dans une politique plus générale de mécénat, dans le cadre d’une plus grande autonomie de gestion issue du statut d’établissement public.

Les avantages pour les sites culturels qui louent des espaces sont de plusieurs ordres :

  • Une ressource propre supplémentaire
  • L’occasion de toucher de nouveaux publics
  • Un premier pas possible pour des entreprises tentées par le mécénat
  • Une inscription dynamique dans un territoire

Un an… déjà !

Dimanche 1 août 2010

Il y a un an, nous vous proposions un nouveau site de discussion, le blog d’Option Culture (http://option.culture.free.fr), consacré à la gestion et au développement des sites culturels.

Voici ce que nous disions alors.

Vous avez dit management des sites culturels ?

Eh oui, comme toute organisation, les musées, monuments, sites archéologiques, « maisons », centres de culture scientifique et autres centres d’interprétation ont besoin d’être gérés !

De là, deux possibilités : soit l’on considère que le mode de gestion qui peut trouver à s’y appliquer n’est guère différent de la gestion que l’on enseigne dans les écoles de commerce ou les instituts d’administration.

Soit – et le lecteur aura deviné que c’est notre position – l’on considère qu’il convient de développer une approche spécifique des institutions culturelles pour tenir compte de nature particulière de leurs missions (conservation, recherche, éducation, diffusion…).

Nous ferons donc part ici des réflexions issues de nos diverses expériences : consultant, chercheur et enseignant.

Bien entendu, loin de défendre une position dogmatique, celles-ci seront ouvertes à la discussion avec les lecteurs de ce blog !

Voici, à titre d’illustration, quelques-uns des sujets que nous aborderons dans les prochains « posts » : expositions, philanthropie, tarification, stratégie, mondialisation, marketing, formation, mécénat, financement, tourisme, architecture…

Un an après on peut constater que ces thèmes ont été abordés à travers une centaine de billets, mais d’autres sujets également, le tout formant un ensemble composite autour des questions relatives à l’évolution du monde de la culture.

C’est désormais le moment de s’adresser à vous, à l’écoute de vos remarques et de vos suggestions.

Le coût de la fin de la gratuité des musées à Caen

Mercredi 30 juin 2010

On reste interrogatif devant les arguments avancés par la municipalité de Caen (Calvados) pour justifier la fin de la gratuité des musées municipaux de la ville de Caen (musée des Beaux-Arts et musée de Normandie), alors même que l’entrée du Mémorial de la Paix reste fixée à… 17,50 euros !

  • Premier point, ce n’est pas une affaire d’argent selon le maire, qui déclare à ce sujet : « On ne fait pas ça pour récupérer de l’argent, mais pour mettre en place une politique publique efficace, agir sur le fond des choses » (Virginie Jamin, Ouest France, 5 juin 2010). Mais comme le souligne le journaliste de Libération Samuel Madar : « Difficile d’imaginer [en effet] que ceux qui ne venaient pas au musée lorsque celui-ci était gratuit s’y rendront quand il sera payant. » (http://www.liberation.fr/culture/0101640532-caen-les-musees-redeviennent-payants)
  • Deuxième point, la mesure serait peu efficace. Pourtant, la fréquentation des collections permanentes du musée des Beaux-Arts est passé de 39 334 visiteurs en 2004 à 45 007 en 2009 et celle du musée de Normandie de 40 122 à 62 871 !
  • Troisième point, selon la mairie « les recettes générées devraient être de 30 à 40 000 euros. Elles permettront de mettre en place une politique publique d’accès à la culture plus solidaire et de développer des actions de médiation pour aller au devant des publics les plus éloignés de la culture. » Autrement dit, les mesures de médiation et d’aide à la visite que doit prendre toute institution muséale en application de la loi sur les Musées de France sont conditionnées… aux recettes de billetterie !
  • Quatrième point, la mairie indique que la gratuité « favorisait surtout la fréquentation des touristes mais n’a pas permis d’élargir sociologiquement le public des visiteurs caennais », mais elle n’indique pas sur quels éléments d’évaluation elle fonde son appréciation…

Le communiqué de presse accompagnant la mesure suggère à cet égard une interprétation erronée des résultats de l’expérimentée conduite par le ministère de la Culture dans 14 musées et monuments en 2009 en laissant entendre que « la gratuité a d’abord constitué un effet d’aubaine pour les publics les plus favorisés et pour les touristes ».

Car la réalité est toute différente, comme l’indiquent les citations suivantes extraites des résultats de cette expérimentation (http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cetudes-09_2.pdf) :

  • « Qu’il s’agisse du public déjà familier des musées et plus encore des primo-visiteurs, l’effet accélérateur sur la démocratisation de l’accès aux institutions muséales est manifeste.»
  • « Des résultats peu équivoques attestent d’une portée sociale de la mesure de gratuité, démontrent son succès auprès des catégories dont les pratiques culturelles sont peu ou moyennement importantes, mettent en lumière l’effet de levier de la gratuité sur la formation de la familiarité avec les musées et monuments. »
  • « La gratuité a d’abord mobilisé les étudiants et les visiteurs des catégories populaires, ceux dont les liens avec la culture sont relativement distendus et la familiarité avec les musées et monuments peu considérables. »
  • « Les visiteurs les moins familiers estiment que cette mesure a été un déclencheur de leur visite. »

Conclusion : la mairie de Caen, en revenant sur la décision de la précédente municipalité, n’a sans doute pas conscience du coût – culturel, mais aussi financier – de cette mesure.

En se privant d’un instrument efficace de politique culturelle (à des conditions que nous avons eu l’occasion d’exposer à plusieurs reprises ; cf. http://www.louvrepourtous.fr/La-gratuite-des-musees-vue-par,241.html, ou http://www.herodote.net/agenda/actu_gratuite_musees_Tobelem.pdf, ou encore http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/tout-a-t-il-ete-dit-concernant-la-43916), elle néglige le fait que certaines personnes vont renoncer à leur visite et d’autres en réduiront la fréquence, sans oublier que cette mesure aura un coût sur le plan administratif, organisationnel et des ressources humaines !

Enfin, la venue d’un nombre plus important de visiteurs avait l’avantage d’offrir l’occasion d’un développement des recettes à la boutique et à la cafétéria, sans négliger les autres sources de recettes que sont le mécénat et la location d’espace…

Et vous, comment réagissez-vous de votre côté ?

Tarification solidaire

Vendredi 25 juin 2010

A la suite de la journée d’étude organisée dans le cadre du Cycle Professionnel « Contrôleur de gestion » le 4 février 2010 à l’ENACT d’Angers (sous l’égide de Danièle Ehrmann), une journée portant sur le même sujet a été organisé à Strasbourg le 9 mars 2010 pour le compte de l’ENA et de l’INET.

En voici la présentation par Thierry GEVAUDAN, administrateur territorial hors classe, ancien élève de l’Institut national des études territoriales et directeur général des services de la ville de Saint-Herblain.

ENTRE USAGERS ET CONTRIBUABLES : COMMENT DÉTERMINER UNE JUSTE TARIFICATION DU SERVICE PUBLIC LOCAL ?

La définition d’une politique tarifaire des services publics locaux soulève de nombreuses questions essentielles. Qu’il s’agisse de démocratiser l’accès à la culture ou à tout autre domaine, ou bien de déterminer un « juste prix », la tarification exprime d’abord les objectifs politiques poursuivis par les élus, voire leur volontarisme. A cet égard, la question de la solidarité fiscale occupe d’emblée une place centrale.

En effet, la différence arithmétique entre le coût du service et le prix de la prestation correspond à la charge que l’on entend faire assumer par la solidarité fiscale, et si l’usager est le plus souvent un contribuable, le contribuable n’est pas forcément un usager… Un des aspects essentiels réside ici dans la détermination précise du coût réel du service « offert », en y intégrant l’ensemble des coûts directs et indirects (généralement occultés), étape trop souvent négligée, alors qu’elle permet d’identifier la répartition de la charge qu’on entend faire porter sur l’usager et sur le contribuable.

Il s’agit ensuite d’un enjeu non négligeable au plan économique. Les ressources fiscales des collectivités territoriales représentent en moyenne la moitié de leurs recettes de fonctionnement, pour une large part assises sur les ménages. Les produits des services (découlant de la politique tarifaire) avoisinent quant à eux 10 % de ces recettes. Ainsi, à périmètre constant, toute baisse du prix devra être compensée par une hausse des taux d’imposition… ou par des économies substantielles.

Au plan social, la définition d’une politique tarifaire doit également intégrer la notion de « charge supportable » pour l’usager et doit tenir compte de la réalité sociodémographique du territoire (ne serait-ce que pour limiter les risques d’impayés et la multiplication des créances irrécouvrables) ; elle peut s’accompagner d’une réflexion sur l’accompagnement individualisé des usagers.

Enfin, au plan éthique, la détermination de tarifs justes et équitables passe aujourd’hui, pour de nombreuses collectivités, par l’instauration d’une tarification dégressive selon la composition du foyer, ou par la fixation de quotients familiaux progressifs en fonction des charges et revenus des familles. Il en résulte parfois des systèmes d’une assez grande complexité technique.

Peut-on faire, dès lors, l’économie d’une réflexion sur la lisibilité des dispositifs et sur la responsabilisation des usagers ?

Plusieurs intervenants ont présenté leur vision de cette question lors de la table-ronde animée par Thierry GEVAUDAN.

  • La redevance pour service rendu : élément modulable de tarification du Service Public (Martine LONG, université d’Angers)
  • La nouvelle tarification de la restauration collective des collégiens de Meurthe-et-Moselle (Danielle EHRMANN, Stratégie et Gestion Publiques – Christophe LAFOUX, Conseil général de Meurthe-et-Moselle)
  • Les enjeux liés à la gratuité dans les sites culturels (Jean-Michel TOBELEM, Option Culture)
  • La nouvelle tarification des transports urbains de la communauté urbaine de Strasbourg (Alain FONTANEL, adjoint au maire de Strasbourg et vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg)

Favorisez-vous également une approche globale de la tarification des services publics ?

Inaliénabilité des collections

Mardi 15 juin 2010

Notre billet du 12 août 2009 (Peut-on vendre les œuvres des musées ?) annonçait le colloque organisé par musée de Mariemont (Belgique) : http://www.musee-mariemont.be/accueil/activites/colloques/linalienabilite_des_collections.

Nous disposons aujourd’hui d’une publication issue de cette journée d’étude : L’inaliénabilité des collections de musée en question, actes du colloque tenu au musée royal de Mariemont le 28 avril 2009, édités par François Mairesse, éditions du musée de Mariemont (http://www.dessinoriginal.com/2814-l-inalienabilite-des-collections-de-musee-en-question.html).

En voici la présentation :

L’inaliénabilité : un principe indispensable ou à remettre en cause ? Vendre, céder ou détruire des collections de musée peut-il se concevoir ? Selon quelle procédure ? Avec quels bénéfices et quels risques ? Que faire du produit d’une possible vente ? Tous les objets sont-ils égaux face à l’aliénation ? Récemment, plusieurs projets visant à modifier le principe général d’inaliénabilité des collections de musée ont été mis à l’ordre du jour, en France et en Belgique notamment. La question interpelle ; elle rencontre, généralement, un refus catégorique de la part des professionnels de ces pays. En vertu du code de déontologie de l’ICOM pour les musées, le retrait d’un objet des collections, par la cession, la vente ou la destruction ne peut être envisagé que si cela ne porte aucun préjudice à la mission d’intérêt public confiée au musée. Ce principe connaît des applications nuancées d’un pays à l’autre. Ainsi, les textes relatifs aux collections publiques italiennes et espagnoles sont très restrictifs. Aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne, les opérations de cession sont autorisées, bien qu’encadrées et limitées. Aliénation versus inaliénabilité, fondements juridiques et jurisprudence de la domanialité publique, expériences belges, néerlandaise et française, autant d’aspects évoqués dans ce volume, qui présente les actes d’un colloque organisé au Musée royal de Mariemont, au mois d’avril 2009, ainsi qu’un certain nombre d’études publiées à la suite de celui-ci.

Notons qu’un colloque s’est tenu au musée du quai Branly sur le même thème les 2 et 3 mars 2010 : L’inaliénabilité des collections publiques, performances et limites ? Le programme de la conférence se trouve à l’adresse suivante : http://www.cecoji.cnrs.fr/article.php3?id_article=206.

On lira également sur le sujet, provenant du blog Muséologique : http://museologique.blogspot.com/2010/05/remise-des-tetes-maories-vers-une.html.

Rappelons enfin l’avis de Didier Rykner sur ce sujet : http://www.latribunedelart.com/une-loi-dangereuse-pour-l-inalienabilite-adoptee-par-le-parlement-article002563.html.

Et vous, quelle est votre position à ce propos ?

La culture au risque du marché. Le mécénat face à ses acteurs

Vendredi 4 juin 2010

Vient de paraître, sous la direction de Jean-Pierre Allinne et Renaud Carrier, l’ouvrage collectif La culture au risque du marché. Le mécénat face à ses acteurs (L’Harmattan, 2010 ; http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=&no=30825 ; ISBN : 978-2-296-11324-4 • 226 pages).

L’ouvrage fait suite à un colloque organisé à l’université de Pau en juin 2008 sous le titre : Les deniers de la culture. Le mécénat, nouveau paradigme ?

Il comporte trois parties :

  • LES MUTATIONS DU MODÈLE CULTUREL FRANÇAIS
  • LA CULTURE, NOUVELLE TRIANGULATION, ÉTAT-COLLECTIVITÉS-ENTREPRISES
  • FONDS PRIVES, CONTRAINTES PUBLIQUES, QUELLES RENCONTRES ?

Mécénat 2010En voici la présentation :

La tradition du mécénat d’État a longtemps permis au secteur culturel d’échapper au secteur marchand.

La globalisation de l’économie, la place grandissante de la communication, la consommation culturelle de masse font que le modèle à direction publique est aujourd’hui concurrencé par le modèle de l’entreprise privée et le paradigme libéral.

Souvent confondu avec le parrainage ou avec les fondations, le mécénat avait mauvaise presse. Il pose de fait le délicat problème du statut des dons et de la nécessaire déontologie à observer dans la gestion des équipements culturels.

Ce livre montre que les pratiques commencent à évoluer. La loi de 2003 a aligné la France sur le niveau de ses voisins européens quant à la défiscalisation des dons. Surtout, le mécénat en région permet à de petites entreprises de se grouper pour soutenir des projets originaux.

Le présent ouvrage illustre le changement d’attitude des acteurs à travers trois questionnements :

  • les mutations du modèle culturel français (I),
  • la nouvelle trilogie État-collectivités-entreprises (II),
  • les rencontres inédites entre fonds privés et contraintes publiques (III).

Il concerne tant les professionnels du secteur culturel que les lecteurs attentifs à la mutation fondamentale qui affecte aujourd’hui la culture.

Le titre de notre article est le suivant : « Le modèle américain de financement de la culture est-il transposable à la France ? »

A lire, de Jean-Pierre Allinne : http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/64947/–s-inspirer-du-modele-anglais–.php

A lire, de Renaud Carrier : http://www.actu-cci.com/article/3366/

Stock options (suite)

Samedi 1 mai 2010

Rassurons les lecteurs candides ou ceux peu familiers de la tradition des canulars et autres plaisanteries du 1er avril : il n’y avait rien de vrai (espérons-le du moins…) dans notre billet portant sur les stock options dans le secteur culturel !

Mais si cette annonce a été prise au sérieux par certains, de même que les poissons d’avril de La Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com/pa-l-sarkozy-entre-au-louvre-article002516.html) ou du Louvrepourtous (http://www.louvrepourtous.fr/Stephane-Bern-nomme-a-la-tete-du,474.html), on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a là quelque chose d’inquiétant concernant l’avenir des musées et des monuments dans notre pays.

Sur le mode de la boutade, nous touchons par conséquent au sujet sensible d’institutions culturelles qui sont progressivement placées au centre d’enjeux économiques, politiques, diplomatiques… et de pouvoir.

En effet, comme l’indique Sophie Flouquet dans le Journal des Arts (n° 322, 2-16 avril 2010), « les établissements publics culturels sont aujourd’hui l’enjeu de luttes de pouvoir inimaginables il y a encore une dizaine d’années ».

Qui l’eût dit, qui l’eût cru ?

Quelles ressources pour le patrimoine ?

Lundi 26 avril 2010

Récemment visité sous la conduite de son directeur, Olivier Rousseau (par ailleurs docteur du muséum national d’Histoire naturelle), le château d’Andrézieux-Bouthéon (http://www.chateau-boutheon.com) offre l’occasion de réfléchir aux ressources des musées et des monuments.

Le domaine de Bouthéon, dans le département de la Loire, a la chance de pouvoir se développer depuis quelques années dans un environnement favorable du point de vue concurrentiel et des bassins de chalandise, en dépit d’une accessibilité réduite du fait de sa situation en centre-ville.

Le fait de proposer une offre aux multiples composantes, s’adressant à des publics aux intérêts divers et répondant aux attentes des différents membres de la famille constitue dans ce cas un avantage : des animaux pour les enfants, un centre d’interprétation et un aquarium pour toute la famille, un parc et un jardin pour les amoureux de la nature, des expositions et de nombreuses manifestations événementielles pour susciter des visites régulières de la population résidante.

Parvenir à susciter un niveau raisonnable de ressources propres suppose de combiner plusieurs sources de financement, en particulier les recettes de billetterie et celles provenant de la boutique (nous y reviendrons dans de prochains billets).

Le domaine d’Andrézieux-Bouthéon a quant à lui l’avantage de pouvoir proposer en outre une offre très développée de location de salles pour des séminaires, réunions et autres rassemblements d’entreprises ou d’associations, ce qui se justifie du fait de la présence d’une importante zone industrielle et de la proximité de grandes agglomérations (Saint-Étienne en particulier).

Reste à proposer une offre de restauration, légère et limitée à la haute saison éventuellement, pour répondre à la fois aux besoins des publics et créer de nouvelles sources de revenus. Cela s’impose en particulier lorsque les visiteurs peuvent rester plusieurs heures dans un site et qu’il n’est pas commode de sortir du domaine pour s’offrir un rafraîchissement ou une friandise… voire plus.

Notre suggestion, pour finir : veiller à une certaine forme d’authenticité pour ce qui a trait au patrimoine (restauration du bâti ancien et implantation de constructions vernaculaires) et… prévoir un change-bébé !

Formation au mécénat (2)

Vendredi 16 avril 2010

FGV

LES FORMATIONS SPÉCIALES MÉCÉNAT
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1ère journée – Stratégie et politique de mécénat
2ème journée – Mécénat : applications pratiques

Mardi 18 et mercredi 19 mai 2010 – de 10h à 17h30
Lieu : FORUM – 59 rue La Boétie – 75008 PARIS
Intervenants : Jean-Michel TOBELEM, directeur d’Option Culture et Jérôme KOHLER, directeur de l’Initiative philanthropique.

Première journée

Objectifs :
• Comprendre les enjeux actuels du mécénat et définir les axes d’une stratégie de mécénat adaptée à son organisation.
• Mettre en place un plan d’action opérationnel issu de la définition d’une stratégie de mécénat spécifique à son organisation.

Deuxième journée

Objectifs :
• S’appuyer sur des études de cas et des exemples de mécénat.
• Mettre en perspective le projet de mécénat de son organisation.

Public : Collectivités et entreprises : tout cadre souhaitant acquérir les clés pratiques pour réussir son opération de mécénat.

Télécharger le programme et le bulletin d’inscription : http://www.forumgv.com/IMG/pdf/Formation_mecenat-2.pdf

Jean-Michel TOBELEM, docteur en gestion, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et d’études supérieures de droit public, directeur de l’institut d’étude et de recherche Option Culture qui conseille des porteurs de projets, des institutions et des collectivités publiques dans le domaine culturel.

Jérôme KOHLER intervient depuis 15 ans sur l’ensemble des problématiques de mécénat. Ancien directeur-adjoint du département fondations de la Fondation de France et ancien directeur du mécénat du groupe L’Oréal, il a par la suite conseillé des entreprises comme les Caisses d’Epargne, Groupama, JTI… sur leur stratégie de mécénat. Il a par ailleurs accompagné des institutions comme le musée du Louvre, le Vitra Design Museum, l’AFAA, la Maison Rouge…

Bulletin d’inscription à imprimer et à retourner :

par fax au 01 42 25 89 36 ou par mail à Virginie SAINT-LÉGER, chargée de mission.

Communication et Mécénat – courriel : virginie.saintleger@forumgv.com.

Pour en savoir plus téléchargez l’OFFRE MÉCÉNAT : http://www.forumgv.com/IMG/pdf/Plaquette_mecenat_FORUM-6.pdf.

Les stock options autorisées pour les directeurs d’institutions culturelles !

Jeudi 1 avril 2010

De sources concordantes généralement bien informées, proches des services de la présidence, nous apprenons que le gouvernement s’apprête à autoriser – sous conditions – le versement de stock options (ou « options sur titres ») pour des directeurs d’institutions culturelles.

Plusieurs exigences seraient toutefois prévues :

  • le montant des stock options ne pourra excéder un million d’euros au total
  • leur versement ne sera pas autorisé avant une période de 5 ans
  • la somme versée sera bien sûr soumise aux impôts (y compris l’ISF) et aux cotisations sociales

Dans la pratique, pourront prétendre au versement de ces stock options les directeurs d’institutions culturelles (théâtres, maisons d’opéra, musées, bibliothèques, centres d’archives, etc.) qui auront fait progresser la fréquentation de plus de 10% par an pendant trois ans, n’auront connu aucun conflit social et auront accru leurs ressources propres (billetterie, locations de salle, mécénat…) de 5% en moyenne chaque année.

L’objectif, bien entendu, est d’accroître la performance des institutions culturelles, d’intéresser leurs responsables aux résultats obtenus et d’encourager la poursuite du rapprochement entre le monde de la culture et celui des entreprises.

Alors que certaines voix s’élèvent déjà pour dénoncer l’existence de « parachutes dorés », il s’agirait – selon les sources citées qui souhaitent rester anonymes – d’un élément de motivation supplémentaire pour les directeurs d’institutions et en aucun cas du symbole d’une « marchandisation de la culture ».

Un décret du ministère de la Culture devrait venir préciser dans les jours à venir les modalités d’application de la mesure.

Qu’en pensez-vous ?

PS : deux nouvelles surprenantes nous parviennent, à lire aux adresses suivantes.

  • http://www.latribunedelart.com/pa-l-sarkozy-entre-au-louvre-article002516.html
  • http://www.louvrepourtous.fr/Stephane-Bern-nomme-a-la-tete-du,474.html

Forum pour la gestion des villes : formation au mécénat (1)

Mercredi 24 février 2010
FGV
LES FORMATIONS SPÉCIALES MÉCÉNAT
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1ère journée – Stratégie et politique de mécénat
2ème journée – Mécénat : applications pratiques

Mardi 23 et Mercredi 24 mars 2010 – de 10h à 17h30
Lieu : Etoile Saint-Honoré – 21-25 rue Balzac – 75008 – PARIS
Intervenants : Jean-Michel TOBELEM, directeur d’Option Culture et Jérôme KOHLER, directeur de l’Initiative philanthropique

1ère journée

Objectifs :
• Comprendre les enjeux actuels du mécénat et définir les axes d’une stratégie de mécénat adaptée à son organisation.
• Mettre en place un plan d’action opérationnel issu de la définition d’une stratégie de mécénat spécifique à son organisation.

2ème journée

Objectifs :
• S’appuyer sur des études de cas et des exemples de mécénat.
• Mettre en perspective le projet de mécénat de son organisation.

Public : Collectivités et entreprises : tout cadre souhaitant acquérir les clés pratiques pour réussir son opération de mécénat.

Télécharger le programme et le bulletin d’inscription : http://www.forumgv.com/IMG/pdf/Formation_mecenat.pdf

Jean-Michel TOBELEM, docteur en gestion, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et d’études supérieures de droit public, directeur de l’institut d’étude et de recherche Option Culture qui conseille des porteurs de projets, des institutions et des collectivités publiques dans le domaine culturel.

Jérôme KOHLER intervient depuis 15 ans sur l’ensemble des problématiques de mécénat. Ancien directeur-adjoint du département fondations de la Fondation de France et ancien directeur du mécénat du groupe L’Oréal, il a par la suite conseillé des entreprises comme les Caisses d’Epargne, Groupama, JTI… sur leur stratégie de mécénat. Il a par ailleurs accompagné des institutions comme le musée du Louvre, le Vitra Design Museum, l’AFAA, la Maison Rouge…

Bulletin d’inscription à imprimer et à retourner par fax 01 42 25 89 36 ou par mail à Virginie SAINT-LEGER, chargée de mission Communication et Mécénat – courriel : virginie.saintleger@forumgv.com. Pour en savoir plus télécharger l’OFFRE MÉCÉNAT ! http://www.forumgv.com/IMG/pdf/Plaquette_mecenat_FORUM-2.pdf

Endowment ou fonds de dotation ?

Vendredi 18 décembre 2009

Comme annoncé précédemment, nous revenons sur la question de l’endowment.

Il s’agit là d’un outil de capitalisation des dons qui devrait être considéré comme un instrument supplémentaire dans la panoplie des techniques de collecte de fonds.

S’agissant de la tendance au développement de la philanthropie (phénomène explicité dans nos ouvrages), il convient d’en mesurer les avantages et les inconvénients.

L’intérêt est de pouvoir intéresser des donateurs potentiels au devenir à long terme d’une institution (culturelle en l’occurrence) et de pouvoir compter sur des revenus réguliers, du moins lorsque les fonds sont gérés « en bon père de famille ».

L’inconvénient réside dans les conséquences d’une baisse de la valeur des actifs en cas de crise financière.

C’est précisément le cas actuellement aux États-Unis d’Amérique où, après avoir fortement progressé dans la dernière décennie, de nombreux endowments ont vu leur valeur décroître de plus de 20% (de la même façon que les universités ou les fondations, du reste).

Autrement dit, un outil à prendre en considération pour les grandes institutions, mais à la condition de ne pas lâcher la proie pour l’ombre : le financement public de la culture – à l’européenne – conserve quand même de sérieux atouts !

À l’heure où le droit français importe cette technique à travers les « fonds de dotation » (à l’instar du musée du Louvre avec l’argent d’Abu Dhabi), nous aurons l’occasion d’animer un atelier sur ce thème avec Jérôme Kohler, spécialiste du mécénat, des fondations et de la philanthropie, lors du SIMESITEM.

En voici la présentation (http://www.simesitem.fr/ateliers/2010/jeudi) :

Le fonds de dotation : Endowment à la française ou fonds de collecte ?

L’atelier répondra aux questions suivantes. L’endowment (ou fonds de dotation) : pour qui, pourquoi, comment ?
La récente création de « fonds de dotation » par loi du 4 août 2008, sur le modèle des endowments américains, a donné lieu à un premier cas d’utilisation par le musée du Louvre. Selon la loi, « le fonds de dotation est une personne morale de droit privé à but non lucratif qui reçoit et gère, en les capitalisant, des biens et droits de toute nature qui lui sont apportés à titre gratuit et irrévocable et utilise les revenus de la capitalisation en vue de la réalisation d’une &oeliguvre ou d’une mission d’intérêt général ou les redistribue pour assister une personne morale à but non lucratif dans l’accomplissement de ses &oeliguvres et de ses missions d’intérêt général. » Le fonds de dotation bénéficie en outre d’un processus de création très simple, peut être contrôlé par ses fondateurs et dispose d’une grande souplesse dans la gestion de la dotation, qui peut être évolutive et consomptible.
La question est donc posée aux établissements culturels : faut-il créer un fonds de dotation, à quoi cela sert-il, quelles sont les conditions à prendre en compte, peut-il constituer un outil efficace pour le mécénat et la collecte de fonds ? Telles seront les interrogations auxquels Jean-Michel Tobelem (Option Culture) et Jérôme Kohler (L’Initiative philanthropique) apporteront des réponses concrètes.
Le sujet des endowments est abordé dans deux ouvrages de Jean-Michel Tobelem, docteur en gestion : Musées et culture, le financement à l’américaine et Le nouvel âge des musées, les institutions culturelles au défi de la gestion.
Jérôme Kohler est spécialiste du mécénat, des fondations et de la philanthropie. Avec son associé Yannick Blanc, il a créé plus de 17 fonds de dotation sur les 70 existants.

Pour s’inscrire (gratuitement, sur réservation) : http://www.simesitem.fr/simesitem/preenregistrement

Crise des institutions culturelles américaines

Mercredi 25 novembre 2009

Comme on le sait, l’actuelle crise économique, sociale et financière touche durement les institutions culturelles des États-Unis d’Amérique : gel des embauches, voire réductions de personnel, diminution des ressources, programmation réduite, report, voire annulation de certains événements, etc.

Un exemple concret nous est fourni par le Los Angeles County Museum of Art (LACMA), l’une des grandes institutions muséales de la côte Ouest.

lacma (Small)

Comme l’indique le Los Angeles Times du 21 novembre 2009 (latimes.com/entertainment/news/arts/la-et-lacma21-2009nov21,0,538204.story), la valeur de l’endowment (ou dotation en capital) du musée est passée de 255 millions de dollars à moins de 200 millions, soit une perte de 23%.

(Pour ceux que ce sujet intéresse, nous animerons un atelier sur le thème des endowments / fonds de dotation au prochain salon SIMESITEM, en janvier 2010, http://www.simesitem.fr.)

Quant à la collecte de fonds annuelle (auprès des particuliers, des fondations et des entreprises), elle n’a permis de récolter que 29 millions de dollars contre 130 millions de dollars l’année précédente.

Dans le même temps, le musée doit faire face à une augmentation du coût de ses emprunts.

BCAM (Small)

Seule consolation, la fréquentation a progressé, passant de 825 000 à 853 000 personnes, en partie sous l’effet de l’ouverture au public du Broad Contemporary Art Museum.

Des remarques ou des observations ?

Les expositions temporaires nuisent-elles aux collections permanentes ?

Jeudi 10 septembre 2009

Les expositions temporaires semblent concentrer l’essentiel de l’attention des médias.

Cela s’explique de plusieurs façons : l’importance de la communication, l’attrait de l’événementiel… sans oublier la qualité des contenus !

Rien donc de plus normal que les publics choisissent de se déplacer dans un site culturel à l’occasion d’une exposition.

Expo 1

Reste à préciser dans quelles conditions ce même public pourrait profiter de sa venue pour visiter les collections permanentes.

  • D’une part, l’organisation du circuit de visite peut conduire à « traverser » les collections pour se rendre dans l’exposition temporaire.
  • D’autre part, des renvois peuvent être organisés entre l’exposition et les collections du lieu.
  • Enfin, la politique tarifaire peut y contribuer : un billet commun (sans supplément tarifaire) incite à la visite du fonds permanent ; à l’inverse, un supplément de prix alors même que le billet de l’exposition est déjà élevé peut décourager ceux dont la motivation est limitée.

C’est le risque que prennent certains musées : peut-on considérer qu’avec un billet combiné à 14 euros les visiteurs des expositions temporaires du Louvre sont incités à revoir une partie de ses collections ?

Musées et tourisme 2005

On pourra lire sur ce sujet :

http://www.revue-espaces.com/librairie/4920/expositions-frequentation-musees-musee.html.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Mise à contribution pour réédition

Mercredi 9 septembre 2009

L’éditeur Armand Colin souhaite procéder à une réédition de notre ouvrage Le nouvel âge des musées, les institutions culturelles au défi de la gestion (http://www.espacestemps.net/document1878.html).

Il s’agira bien sûr d’une édition mise à jour et augmentée, pour tenir compte des développements qui se sont produits ces derniers temps dans le monde des musées et du patrimoine.

C’est pourquoi nous serions reconnaissants aux lecteurs du livre de nous faire part de leurs critiques, remarques et autres observations, dans l’objectif d’améliorer la qualité et la pertinence de cet ouvrage.

 

Le nouvel âge

 

A vos plumes donc, pour les courageux volontaires !

Gratuité des sites culturels

Mardi 8 septembre 2009

Le saviez-vous ? 

L’accès au musée des Beaux-Arts de Toulon, ainsi qu’à la villa Noailles de Hyères et aux musées municipaux de Nice, sont gratuits. Sans oublier les musées du Conseil général des Alpes-Maritimes (et de l’Isère).

Villa Noailles

Autrement dit, au-delà des musées municipaux de Paris, Caen, Bordeaux, Châteauroux, Dijon, Mulhouse (musée d’Art et d’Histoire), ou encore Angoulême, il reste des plages de gratuité dans les sites culturels français.

Cette liste est bien sûr à compléter : des suggestions ?

Comme nous l’avons montré en plusieurs occasions, la mesure de gratuité est efficace, si elle s’accompagne en particulier de plusieurs types d’action :

  • une large communication de la mesure de gratuité,
  • le renouvellement régulier de l’attractivité du site
  • et des dispositifs d’accompagnement, d’interprétation et de médiation performants pour accueillir dans de bonnes conditions des publics peu habitués.

Prix 2 

On lira également avec profit l’ouvrage de François Mairesse :

Mairesse prix

Pouvez-vous faire état d’expériences allant dans ce sens ?

Le marketing culturel : panacée ou menace ?

Samedi 5 septembre 2009

L’émergence du marketing dans les institutions culturelles souffre d’un handicap de taille : importé du monde de l’entreprise (bien que reposant sur des techniques issues des sciences humaines), il semble irrémédiablement attaché aux notions de marché, de rentabilité et d’orientation commerciale.

Certes, nombre d’exemples en provenance de certains grands équipements culturels semblent confirmer cette logique marchande.

Pour autant, le marketing peut utilement être mis au service des institutions culturelles en tant qu’ensemble de savoirs, d’outils et de techniques permettant d’organiser et de faciliter le rapprochement entre offre et demande culturelle !

À l’heure où l’on déplore un faible élargissement des catégories de la population fréquentant les établissements culturels, cela ne semble pas superflu…

C’est ce que nous rappelions dans un article de 1992 traduit en anglais à la demande de la revue Museum Management & Curatorship et repris récemment dans l’ouvrage suivant, consacré à la gestion et au marketing des musées (http://www.routledge-ny.com/books/Museum-Management-and-Marketing-isbn9780415396295) :

9780415396295

Et vous, quelle est votre vision du marketing de la culture ?

Mécénat à Versailles

Samedi 22 août 2009

Vous pensez peut-être que la restauration continue de Versailles est principalement due au travail, au dévouement et aux compétences des professionnels du château et aux aides des pouvoirs publics, sans compter l’association des amis.

À quoi il faut bien sûr ajouter les nombreux mécènes qui se sont succédé dans l’histoire de l’institution.

Dans la lignée de l’envahissant Vinci, mécène de la Galerie des glaces, l’entreprise Breguet ne fait guère dans la discrétion, comme on peut le lire sur l’un des panneaux du domaine de Versailles : « Montres Breguet fait renaître le Domaine de Marie-Antoinette » !

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Est-ce vraiment la meilleure manière pour les entreprises de manifester leur générosité ?  

Lire également à ce sujet :                              http://www.latribunedelart.com/Editoriaux/Editoriaux_2009/Breguet_528.htm.

Connaissez-vous des cas similaires ?

Musées en mutation

Lundi 17 août 2009

Retour sur un colloque consacré aux mutations contemporaines des musées qui a eu lieu à l’université de Toulouse en juin 2009 (http://www.musees-en-mutation.org/).

Musées en mutation

Organisé par Martine Regourd, il a réuni de nombreux chercheurs (jeunes et confirmés) autour de questions relatives à la communication, à la médiation et à la gestion dans le domaine des musées.

Toulouse 2009 

Rassurez-vous, la publication des actes est en préparation !

Peut-on vendre les oeuvres des musées ?

Mercredi 12 août 2009

C’est là une question complexe, qui laisse craindre d’ouvrir inconsidérément la boîte de Pandore !

Mais, alors que certains conservateurs du patrimoine acceptent l’idée de « louer » des œuvres (cf. L’Expansion, été 2009, p. 91 et 93) pour des motifs présentés comme acceptables (rénover des salles, acquérir des œuvres, financer une restauration…), la plupart s’insurgent contre l’idée de se séparer de certains éléments de leurs collections (par vente, prêt, restitution, échange ou destruction dans le cas de pièces gravement endommagées).

Mais la question est plus complexe qu’il n’y paraît, comme précisé dans un article en ligne publié par le site Internet Hérodote (http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=5).

Church

Pour une position opposée à toute forme d’inaliénabilité, voir :                                                                                                                         http://www.latribunedelart.com/Musees/Musees_2009/Rapport_Alienabilite_Richert_555.htm

Quant au musée de Mariemont (Belgique), dirigé par François Mairesse, il a organisé une journée d’étude sur cette question, présentée de la façon suivante sur son site (http://www.musee-mariemont.be/accueil/activites/colloques/linalienabilite_des_collections) :

Vendre, céder ou détruire les collections ? Impensable ? Avec quels bénéfices et quels risques ? Tous les objets sont-ils égaux face à l’aliénation ? Récemment, plusieurs projets visant à modifier la politique d’aliénation ont été mis à l’ordre du jour, en France et en Belgique notamment. Cette journée d’étude a permis d’évoquer les questions sous-tendues par l’aliénation dans le contexte belge.

Il est possible de télécharger le  programme complet de cette journée !

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Un blog sur le management des sites culturels !

Samedi 1 août 2009

Vous avez dit management des sites culturels ?

Eh oui, comme toute organisation, les musées, monuments, sites archéologiques, « maisons », centres de culture scientifique et autres centres d’interprétation ont besoin d’être gérés !

De là, deux possibilités : soit l’on considère que le mode de gestion qui peut trouver à s’y appliquer n’est guère différent de la gestion que l’on enseigne dans les écoles de commerce ou les instituts d’administration.

Soit – et le lecteur aura deviné que c’est notre position – l’on considère qu’il convient de développer une approche spécifique des institutions culturelles pour tenir compte de nature particulière de leurs missions (conservation, recherche, éducation, diffusion…).

Nous ferons donc part ici des réflexions issues de nos diverses expériences : consultant, chercheur et enseignant.

Bien entendu, loin de défendre une position dogmatique, celles-ci seront ouvertes à la discussion avec les lecteurs de ce blog !

Voici, à titre d’illustration, quelques-uns des sujets que nous aborderons dans les prochains « posts » : expositions, philanthropie, tarification, stratégie, mondialisation, marketing, formation, mécénat, financement, tourisme, architecture…

De votre côté, avez-vous des suggestions ?