Archive pour la catégorie ‘Tourisme’

Urbanisme, villes créatives, Abu Dabi

Dimanche 5 septembre 2010

La revue Urbanisme (n° 373, juillet-août 2010, http://www.urbanisme.fr/issue/report.php?code=373&code_menu=149#article711) consacre un dossier au thème : « Villes créatives ?« 

On lira à ce propos l’éditorial du directeur, Thierry Paquot, « Villes créatives ? Un cocktail aux ingrédients subtils » : http://www.urbanisme.fr/issue/report.php?code=373&code_menu=EDITO#article709.

Voici le sommaire de la revue :

La ville créative pour qui ?

C’est dans son best-seller académique The Rise of the Creative Class que Richard Florida pose les fondements d’un modèle de développement territorial dont nombre d’élus nord-américains se réclameront durant la première décennie du XXIe siècle. L’universitaire – devenu “consultant” – y défend l’idée que le dynamisme économique des villes états-uniennes est directement lié à leur capacité d’accueil des populations qu’il qualifie de “créatives”. Ludovic Halbert, chercheur au CNRS, université Paris-Est, LATTS, propose un bilan critique et s’interroge : est-ce une idée neuve, est-ce une idée utile, et surtout, comment dépasser les contradictions internes d’une ville construite pour la classe créative ?

Équipements culturels et villes créatives

Les nouveaux équipements culturels occupent une place singulière dans le positionnement de nombre de villes dans le monde. Ce sont rarement des bibliothèques, des conservatoires ou des centres d’archives, plus généralement des salles de spectacles et surtout des musées.

Jean-Michel Tobelem, directeur de l’institut d’étude et de recherche Option Culture, analyse la place de ces équipements culturels dans le développement des villes, dans un contexte où la notion de “créativité” – dont il convient d’apprécier la portée véritable – semble jouer désormais un rôle prépondérant.

Le musée Soulages à Rodez : une révolution culturelle ?

Pour Rodez, discrète préfecture de l’Aveyron, l’ouverture du musée Soulages fin 2012 – accompagnée de celle d’un multiplexe, puis du réaménagement du site de l’ancien hôpital – constituera un vrai bouleversement urbain, mais aussi l’occasion d’un repositionnement culturel et touristique.

Enquête d’Antoine Loubière.

Dole, l’attrait d’un patrimoine partagé

Avec ses 26 000 habitants, Dole, “ville d’art et d’histoire”, ne conçoit son avenir que dans le cadre de sa communauté d’agglomération (41 communes pour 50 000 habitants). Le plan d’aménagement Dole 2010-2025 couvre ainsi l’ensemble de ce territoire, du vaste secteur historique sauvegardé en centre-ville jusqu’aux quartiers de “seconde périphérie” , avec une grande attention portée à la qualité et au confort environnementaux. Une “ville éco-citoyenne”, selon la formule de son maire.

Reportage, par Annie Zimmermann, journaliste.

Cluny 2010

Ce programme de festivités et événements culturels, lancé dans le Jura en septembre 2009 et qui se terminera fin 2010, célèbre le 1 100e anniversaire de la création de l’abbaye de Cluny, à l’origine d’un mouvement réformateur initié en France puis étendu à plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Grande-Bretagne) avec un réseau total de 1 400 filiales. C’est en effet des monastères jurassiens de Baume-les-Messieurs et de Grigny que seraient partis, en 909-910, douze moines, pour fonder, sous l’autorité de l’abbé Bernon, la Maior Ecclesia. La Fédération des sites clunisiens est maître d’œuvre de cette manifestation d’envergure : visites, spectacles, concerts, expositions, ateliers, conférences, colloques, rencontres, marches, rallyes, etc. sont l’occasion de (re)découvrir la richesse du patrimoine clunisien, sous sa forme bâtie, artistique, culturelle et spirituelle.

Dis-moi qui est la plus créative…

Sous l’effet des politiques incitatives de l’Europe, l’économie créative s’invite aussi dans les capitales européennes de la culture. Tandis que la Ruhr l’érige en ressort exemplaire de sa mutation, les métropoles françaises oscillent entre l’acculturation, le zèle ou l’exploration de voies de soutien à la création plus inédites.

Enquête, par Françoise Moiroux, journaliste.

Les capitales européennes de la culture : des villes créatives ?

Une génération s’est écoulée depuis le lancement de la première “ville européenne de la culture”, Athènes, en 1985. Vingt-cinq ans après, comment et en quoi cette opération a-t-elle évolué, qu’apporte-t-elle aux villes sélectionnées et quel bilan peut-on en dresser ?

Historique et analyse par Boris Grésillon, maître de conférences en géographie (Université de Provence et UMR Telemme).

Signalons, dans le numéro précédent, notre article intitulé « Lire une image : Le Louvre à Abu Dabi » (http://www.urbanisme.fr/issue/magazine.php?code=372&section=INTER).

Pour finir, que pensez-vous de la notion d’industries, de régions et/ou de villes « créatives » ?

Montages public-privé

Samedi 28 août 2010

Montages public-privé & tourisme

Cahier Espaces n° 105, juin 2010, 150 pages

http://www.revue-espaces.com/librairie/7765/montages-public-prive-tourisme.html

Voici la présentation du dernier numéro des Cahiers Espaces consacré aux relations entre opérateurs publics et privés dans les secteurs du tourisme et de la culture, une large place étant accordée à la notion de « délégation de service public ».

Pas plus que l’on peut délocaliser le tourisme peut-on envisager de le développer sans soutien public, ne serait-ce que pour créer les infrastructures de transport ou pour valoriser le patrimoine (naturel ou culturel). Le tourisme est, en effet, un secteur dans lequel l’intervention publique est forte par nature.

La question se pose alors de savoir qui, du public ou du privé, est le mieux à même de gérer les équipements appartenant aux collectivités, avec des approches différentes selon que l’objet de ces équipements est strictement touristique (remontées mécaniques, campings, offices de tourisme…) ou qu’il ne l’est que partiellement (monuments historiques, musées, piscines sportives et ludiques, bases de plein air et de loisirs…).

Force est de constater que, plus qu’à des débats de fond opposant libéralisme à interventionnisme, on assiste à des « phénomènes de mode » en faveur de tel ou tel type de montage. Au-delà des tendances et inévitables effets de balancier en faveur de tel ou tel montage juridico-financier, la question du partenariat public-privé est complexe, et pas seulement sur le plan juridique ! Chaque cas est un cas particulier qui s’analyse en fonction des objectifs fixés à l’équipement, mais aussi en fonction de sa taille, de sa complexité, de la taille de la collectivité qui le soutient, de ses ressources humaines… Le dogmatisme en la matière n’a pas de sens. Ni en faveur d’une gestion publique, ni en faveur d’une gestion privée, ni d’ailleurs en faveur d’un montage mixte.


Sommaire

1. Partenariat public-privé • Une réflexion à mener

2. Montage juridique • L’embarras du choix

3. Gestion publique • Un mode d’exploitation performant

4. Gestion privée des équipements sportifs • Vingt ans d’expérience

5. Gestion privée des sites culturels • Un essor récent

Notre contribution est la suivante :

La gestion privée des sites culturels. Une fausse solution à des problèmes mal posés ?

En matière de sites et équipements culturels, un nombre croissant d’élus sont conduits à utiliser différentes formes d’implication du secteur privé, estimant que la gestion publique ne permet pas de faire face aux multiples impératifs auxquels ils sont confrontés.Si le statut juridique ne doit pas devenir un handicap pour le développement d’un site culturel ou touristique, le choix de ce dernier ne résout pas à lui seul tous les problèmes. La qualité du projet et de la vision stratégique, la compétence et la qualification des personnels, ainsi que l’efficacité du management et des instruments de gestion sont au cœur de la réussite. Une réussite qui n’est pas donc pas liée uniquement au mode de gestion.S’agissant de la gestion publique, il est possible, pour pallier les difficultés de la régie simple, d’autonomiser la gestion de l’équipement culturel en le dotant d’un budget, distinct de celui de la collectivité publique, voire de personnaliser sa gestion en lui conférant de surcroît la personnalité morale.

http://www.revue-espaces.com/librairie/7768/montage-public-prive-dsp-delegation-service-public.html

http://www.revue-espaces.com/carnet/1287.tobelem_jean-michel.html

Un an… déjà !

Dimanche 1 août 2010

Il y a un an, nous vous proposions un nouveau site de discussion, le blog d’Option Culture (http://option.culture.free.fr), consacré à la gestion et au développement des sites culturels.

Voici ce que nous disions alors.

Vous avez dit management des sites culturels ?

Eh oui, comme toute organisation, les musées, monuments, sites archéologiques, « maisons », centres de culture scientifique et autres centres d’interprétation ont besoin d’être gérés !

De là, deux possibilités : soit l’on considère que le mode de gestion qui peut trouver à s’y appliquer n’est guère différent de la gestion que l’on enseigne dans les écoles de commerce ou les instituts d’administration.

Soit – et le lecteur aura deviné que c’est notre position – l’on considère qu’il convient de développer une approche spécifique des institutions culturelles pour tenir compte de nature particulière de leurs missions (conservation, recherche, éducation, diffusion…).

Nous ferons donc part ici des réflexions issues de nos diverses expériences : consultant, chercheur et enseignant.

Bien entendu, loin de défendre une position dogmatique, celles-ci seront ouvertes à la discussion avec les lecteurs de ce blog !

Voici, à titre d’illustration, quelques-uns des sujets que nous aborderons dans les prochains « posts » : expositions, philanthropie, tarification, stratégie, mondialisation, marketing, formation, mécénat, financement, tourisme, architecture…

Un an après on peut constater que ces thèmes ont été abordés à travers une centaine de billets, mais d’autres sujets également, le tout formant un ensemble composite autour des questions relatives à l’évolution du monde de la culture.

C’est désormais le moment de s’adresser à vous, à l’écoute de vos remarques et de vos suggestions.

LA COMUNICACIÓN Y EL MUSEO

Jeudi 8 juillet 2010

Pour nos amis hispanophones, voici la présentation du dernier numéro de la revue de muséologie Mus-A.

Ésta es la premisa que sustenta al número doce de nuestra revista, cuyo dossier está dedicado a la comunicación y el museo. Bienvenido sea el lector.
Hace tiempo que se consideran las exposiciones como un medio de comunicación, con sus características y peculiaridades como soporte de información y mensaje. Hace algo menos que se tiene claro que la dimensión comunicativa en nuestras instituciones las envuelve completamente, impregnando de una u otra forma a todas sus áreas de trabajo y actividad.
Un museo en un enclave geográfico comunica.
Un edificio comunica. Un área de recepción comunica. Sobre sus fondos, exposiciones, actividades y materiales de interpretación y apoyo a la visita… qué decir. La investigación, la conservación, la restauración y la tutela de las colecciones, bien sea por acción o por omisión, también comunican. No es lo mismo que una labor de recuperación patrimonial (desde una incautación hasta una restauración, pasando por una investigación o una nueva adquisición, entre otros) se cuente o que no se cuente. Si se cuenta, el museo construye sociedad; si no se cuenta, se construye el museo al margen de la sociedad.
Este tema no admite componendas, no existen actitudes neutras. El museo y la sociedad es un proceso de comunicación abierto y en marcha.
Si te subes a él e intervienes, te posicionas definiendo un modelo de museo. Si no lo haces, también te posicionas y también defines un modelo de museo.
Por eso, por la cantidad de variables que entran en juego, un museo es ineludiblemente una labor de equipo y requiere de muchas sensibilidades, de muchos tipos de conocimientos (un especialista en comunicación, por ejemplo) y de mucha coordinación. Interdisciplinariedad para construir la forma de estar en sociedad y también, cómo no, para elaborar nuestro producto más conocido y popular: las exposiciones.
En esta labor, las tecnologías de la información y la comunicación constituyen una herramienta de primer orden. Sin embargo, es muy importante que el bosque no nos impida ver los árboles. Las máquinas son siempre instrumentos. Los avances en los modelos de información no son tecnológicos, sino modificaciones en la concepción de la comunicación humana, en cómo se llega a las personas y cuál es la naturaleza de ese contacto, en la forma en la que museo y sociedad se relacionan. Adaptarse a la tecnología no es comprar un nuevo aparato, sino preparar tus recursos y tu mentalidad para responder a un nuevo reto, a una demanda de comunicación en plena evolución.
Del museo como medio de comunicación de masas, de la interdisciplinariedad, del reto ante el nuevo modelo comunicativo y de otras muchas más cosas hablamos a continuación.
Seguimos esperando que os guste.

Notre article s’intitule : Optimizar la promoción y la comunicación de los sitios culturales
(Jean-Michel Tobelem, Director del centro de asesoría cultural Option–Cultura. Francia)

mus-A. REVISTA DE LOS MUSEOS DE ANDALUCÍA

AÑO VIII. Nº 12, MAYO 2010.

Présentation en anglais : http://www.museosdeandalucia.es/cultura/museos/musa_des.jsp?idreg=129.

Bon de commande : http://www.museosdeandalucia.es/cultura/museos/media/docs/PORTAL_boletin_suscripcion_musa.pdf.

« Pompidou attendu comme le messie à Metz »

Jeudi 10 juin 2010

Tel est le titre quelque peu goguenard de l’article que le magazine Télérama (n° 3148, 12 mai 2010), sous la plume de Sophie Cachon, consacre aux grands projets muséaux en région, à l’occasion de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz (http://www.telerama.fr/scenes/pompidou-attendu-comme-le-messie-a-metz,55763.php), qui vise une fréquentation de 200.000 visiteurs en vitesse de croisière (après le prévisible succès de son ouverture).

L’affaire paraît en effet entendue : « Grâce à son nouveau musée inauguré demain, Metz espère les mêmes retombées économiques que Bilbao avec le Guggenheim. Un rêve partagé par les villes de Lyon, Marseille et Lens, dont les projets peinent encore à sortir de terre. On ne récoltera vraiment les fruits de l’investissement que dans la seconde partie de la décennie. Pompidou, c’est d’abord ce que l’on en fera. »

C’est donc également l’occasion de faire le point sur les projets du Louvre-Lens, du musée des Confluences à Lyon et du MuCEM à Marseille.

Dans l’article de Nicolas Bastuck et Claire Guillot (« Le Centre Pompidou sera-t-il une manne pour la région ? »), paru dans le supplément du journal Le Monde du 11 mai 2010, une certaine prudence semble toutefois de mise.

  • Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz : « On ne vas faire la révolution économique et sociale à nous seuls. Après Bilbao, une cinquantaine de projets de ce genre ont fleuri dans le monde. Très peu ont réussi. »
  • Thierry Jean, président de l’agence de développement économique de l’agglomération messine : « Le  Centre Pompidou, en soi, est peu générateur de richesses. L’idée, c’est de s’appuyer sur lui pour augmenter l’attractivité de la ville. »
  • Jean-Pierre Masseret, président du Conseil régional de Lorraine : « Il s’agit de changer l’image d’une région qui évoque encore la crise de l’industrie, puis les restructurations militaires. »

Pour aller plus loin :

  • Pour une promenade architecturale, voir : http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/actualite/703150-promenade-architecturale-au-centre-pompidou-de-metz.
  • Voir également : http://www.paris-art.com/art-culture-France/Pompidou-Metz:-un-musee-avec-la-vie/Rouille-Andre/315.html.
  • Ainsi que : http://www.louvrepourtous.fr/Centre-Pompidou-Metz-tout-savoir,505.html.
  • Et encore : http://www.latribunedelart.com/ouverture-du-centre-pompidou-metz-article002573.html.

Colloque Musées et Tourisme

Samedi 15 mai 2010

Voici la présentation d’un colloque qui aura lieu les 20 et 21 janvier 2011 à Paris sur le thème suivant : « Nouveaux musées, nouvelles ères urbaines, nouvelles mobilités touristiques ».

Vous trouverez l’appel à communication (en français et en anglais) à l’adresse suivante : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/IREST/Colloques/Appel_a_Com_Coll_Musees_et_Tourisme.pdf.

Les responsables scientifiques de ce colloque international sont :

  • L’E.I.R.E.S.T. (Équipe Interdisciplinaire de REcherche Sur le Tourisme) – Université Paris1 – Panthéon-Sorbonne / Edith FAGNONI & Maria GRAVARI-BARBAS
  • La Chaire UNESCO « Culture, Tourisme, Développement » / Maria GRAVARI-BARBAS

Les objectifs du colloque sont les suivants.

Le lien entre tourisme et fréquentation des musées, a priori marqué par l’évidence, est cependant assez rarement questionné. Or, si le musée « produit » du tourisme, il n’en est pas moins vrai que le tourisme « produit » du musée. En effet, il semble que le musée ne puisse pas être pensé sans se référer au tourisme, même si le musée ne peut être considéré comme un simple artefact au service de l’attractivité touristique. De même, la ville produit des musées et du tourisme, mais réciproquement, le musée et le tourisme produisent de la ville.

Cette dialectique inaugurée à la fin du XIXe siècle se reconfigure aujourd’hui sous l’effet de la métropolisation. L’objectif est d’étudier cette relation complexe entre musées, tourismes, et villes, selon les « modèles » de musées, les contextes, et les époques. Il s’agira, d’une part, de voir ce que le musée en tant que production culturelle spécifique doit au tourisme, à travers ses stratégies de localisation et de développement, et ses mutations ; et, d’autre part, de voir comment l’analyse du lieu spécifique qu’est le musée permet d’apporter un éclairage sur le tourisme et les pratiques touristiques.

Les contributions attendues visent tous types de musées, mais particulièrement les grands musées à l’échelle internationale permettant de mieux comprendre la nécessaire coopération entre musée et tourisme. Les réflexions menées à partir d’une approche diachronique, tenant compte des processus et temporalités, sont encouragées.

Ce colloque sur les liens entre grands musées et tourisme pose la question des mutations des musées, du point de vue de leur rénovation, de leur impact territorial, de leur prise en compte du tourisme, des mutations muséologiques et des nouvelles pratiques touristiques qui y sont associées.

Patrimoines en mouvement 3

Lundi 12 avril 2010

Le numéro 231 (mars 2010) de la revue des Vieilles maisons françaises (www.vmfpatrimoine.org) consacre un article au riche patrimoine de la ville de Toulouse, candidate naturelle aux courts séjours (ou city breaks).

Le tourisme urbain se nourrit en effet de monuments, mais aussi de musées, d’événements culturels et sportifs, d’hôtels de caractère, de boutiques rares ou insolites, de restaurants  typiques, de quartiers vivants et d’une pointe de modernité… sans oublier les attraits de la vie nocturne !

VMF Toulouse

Quant à Sophie Flouquet, elle analyse les raisons pour lesquelles les entrées de villes sont devenues « un fléau français » en raison d’une législation insuffisante, mais aussi d’une réglementation peu appliquée.

Sa conclusion : « Les tristes entrées de villes risquent donc d’avoir encore de beaux jours devant elles ! »

Comme s’interrogent du reste les VMF, « est-il cohérent de protéger – parfois de surprotéger – les centres-villes et de se désintéresser de leur développement en périphérie ? Le premier regard sur une ville n’est-il pas porté à partir de ses entrées, trop souvent abandonnées à la spéculation publicitaire et commerciale ? »

Sur le même thème, on pourra également lire l’article de Xavier de Jarcy et Vincent Remy dans le numéro 3135 de Télérama : http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php.

Télérama 1

Heritage, Creation & Tourism (3rd International ACME Workshop)

Dimanche 13 décembre 2009

La chaire Arts, Culture et Management en Europe organise son 3ème workshop international intitulé « Creative Regions 1 : Heritage, Creation & Tourism ».

Autrement dit, c’est la question des relations entre patrimoine, création et tourisme qui sera au coeur des débats.

Le colloque se tiendra à BEM (Bordeaux Ecole de Management / Bordeaux Management School) les 17 et et 18 décembre prochains.

bem

Pour télécharger le programme : http://www.bem.edu/Zones-contextuelles/Actualites/2009/Novembre-Decembre/3rd-International-ACME-Workshop

Claude Origet du Cluzeau et nous-même présenterons l’ouvrage Culture, tourisme et développement. Les voies d’un rapprochement (http://www.revue-espaces.com/librairie/7578/culture-tourisme-developpement-voies-rapprochement.html).

Rendez-vous à Bordeaux !

Culture O Centre

Mardi 10 novembre 2009

Les ateliers de développement culturel de l’agence régionale Culture O Centre (www.cultureocentre.fr) ont récemment organisé une série de débats sur le thème « Patrimoine et action artistique » :

  • le 15 octobre au château de Maintenon (Définir un projet artistique pour un lieu de patrimoine),
  • le 16 octobre à Chaumont-sur-Loire (Public et médiation, tourisme et action artistique),
  • et le 21 octobre à la maison George Sand de Nohant-Vic (Réseau, partenariat, inscription sur le territoire).

cultureocentre

La rencontre de Chaumont accueillait deux intervenants, sous la direction de Marie-Christine Duréault Thoméré (directrice déléguée de l’observatoire de la culture en région Centre) :

  • Patricia Laigneau, propriétaire du château du Riveau qui développe une offre artistique singulière dans un Val de Loire où les châteaux abondent et où la concurrence entre eux est rude (ce qui n’exclut nullement les processus coopératifs, les démarches de mutualisation et la mise en réseau).
  • Michel Hallet-Eghayan, chorégraphe et auteur de spectacles fascinants, à la chapelle de Ronchamp, la célèbre construction de l’architecte Le Corbusier, notamment.

Rivau

Cette réunion a également été l’occasion de présenter les résultats de l’inventaire « Lieux du patrimoine et activités artistiques », réalisé par l’Observatoire de la culture en région Centre et auquel ont contribué plusieurs groupes de travail (y ont participé des villes, conseils généraux, associations de propriétaires, routes touristiques, CDT, CRT, mission Val de Loire, fondation du Patrimoine, Région et DRAC Centre).

Nous sommes intervenus pour notre part sur la question des publics du tourisme culturel et du rôle des événements artistiques dans les lieux de patrimoine.

Pour votre part, croyez-vous au croisement des publics du patrimoine et de la création artistique ?

Allô la planète

Mardi 20 octobre 2009

Un entretien avec Eric Lange sur France Inter (http://sites.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=20), le 7 octobre 2009, dans l’émission Allô la planète (http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/allolaplanete/index.php?id=84007).

Et ce à l’occasion de la parution de l’ouvrage Culture, tourisme et développement, les voies d’un rapprochement (http://www.revue-espaces.com/librairie/7578/culture-tourisme-developpement-voies-rapprochement.html ; cf. notre billet du 12 septembre 2009).

Franceinter

Parmi les questions évoquées (rapidement bien sûr) :

  • les relations entre culture et tourisme
  • les impacts (positifs et négatifs du tourisme) sur les sites culturels
  • le rôle du tourisme dans le développement urbain
  • l’influence du tourisme dans les pays du sud

 Souhaitez-vous réagir à cette émission ?

Fréquentation des sites culturels

Jeudi 15 octobre 2009

La dernier numéro de la revue Espaces (n°274, octobre 2009, http://www.revue-espaces.com) est consacré à la fréquentation des sites culturels. Il est dirigé par la spécialiste française du tourisme culturel, Claude Origet du Cluzeau.

Plusieurs articles sont consacrés à la question de l’observation des flux et de la connaissance des visiteurs : comment – autrement – bâtir une politique efficace de développement des publics ?

Voici le texte de présentation du numéro :

L’observation de la fréquentation des sites et événements culturels (musées, châteaux, festivals…) constitue un enjeu tant touristique que culturel. Elle permet, en effet, d’évaluer l’attractivité touristique d’un territoire, ainsi que l’évolution de la demande. Elle est indispensable à la mise en œuvre de la politique de développement des publics de ces sites. Elle est utile, enfin, à leur bonne gestion, en ce qu’elle constitue un outil d’analyse comparée de la performance. Néanmoins, selon que l’on est acteur du tourisme ou acteur de la culture, selon que l’on intervient au niveau local, régional ou national, selon que l’on est gestionnaire de site, organisme de promotion touristique, service de développement économique…, on exprime des besoins différents en termes d’observation de la fréquentation. Pour autant, les systèmes d’observation doivent-ils se multiplier et s’empiler ? L’heure de la mise en place d’un système unique et partagé semble être venue.

Espaces fréquentation

En ce qui nous concerne, le titre de notre contribution est le suivant : « Développer la fréquentation des sites culturels, c’est possible ! »

Vos réactions à la lecture de ce dossier sont attendues avec le plus grand intérêt.

Délégation de service public

Mercredi 7 octobre 2009

On parle aujourd’hui volontiers de partenariats public-privé, de gestion déléguée, d’économie mixte, de délégation de service public.

La gestion publique serait ainsi désignée comme peu à même de faire face aux mutations du secteur culturel et touristique.

Langeais

C’est sur ces questions que le colloque de Langeais se propose de faire le point, en présence du secrétaire d’Etat chargé du Tourisme (notamment), Hervé Novelli.

Nous aurons l’occasion de livrer notre point de vue sur le management des sites culturels, les formes de « rentabilité » des institutions culturelles et les retombées à en attendre.

Gérerlaculture

Plus précisément, nous ferons part de nos observations relatives à la place des questions scientifiques (collections, recherche, publications, conservation préventive…) dans le cas des délégations de service public, dans la lignée de notre contribution à l’ouvrage collectif dirigé par Jean-Pierre Allinne et Renaud Carrier Gérer la culture en région, les pratiques des collectivités territoriales en France (L’Harmattan).

Sociologie du tourisme

Lundi 28 septembre 2009

Portant sur un sujet sur lequel circulent nombre d’idées reçues plus ou moins farfelues, Saskia Cousin (anthropologue) et Bertrand Réseau (sociologue), qui animent un séminaire de recherche sur le tourisme à l’EHESS (Paris), publient un précis informé et argumenté.

On y trouve une abondante bibliographie, qui en fait un réel outil de travail aussi bien qu’un ouvrage de sensibilisation pour ceux qui s’intéressent au phénomène mondial du tourisme (Ed. La Découverte, 2009).

 

Socio tourisme

Les auteurs rappellent que le tourisme renvoie à des représentations contradictoires : stigmatisé en tant qu’individu – le « touriste » – ou comme phénomène – le « tourisme de masse » -, il est désiré par les agents économiques et politiques comme « facteur de développement » ou enchanté sous la forme du « voyage » et de la « rencontre avec l’Autre ».

Ils soulignent par ailleurs la volonté politique de supprimer le tourisme comme secteur autonome de l’administration française

Sur un autre plan, ils invitent fort justement à relativiser l’importance des activités culturelles et sportives dans les vacances des Français !

S’agissant des collectivités locales, ils suggèrent enfin que leur dépendance vis-à-vis de l’industrie du tourisme suscite des modèles de développement pour le tourisme et non par le tourisme.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

La qualité de l’accueil dans les équipements culturels

Samedi 19 septembre 2009

La question de l’accueil constitue aujourd’hui un point décisif pour permettre à des sites culturels de répondre aux besoins des visiteurs et d’exister durablement dans une offre de lieux de visite devenue pléthorique.

Une prise de conscience de cet enjeu constitue assurément un préalable et ne conduit pas nécessairement à mettre en œuvre des moyens lourds et coûteux.

Accueil

Toutefois, deux conceptions peuvent être distinguées, sans être opposées pour autant.

La première consiste à énumérer un certain nombre de points qui donneront lieu à des enquêtes quantitatives auprès des visiteurs (qualité de l’information, services proposés, propreté des locaux, etc.). C’est une démarche encouragée à juste titre par les pouvoirs publics.

La seconde approche consiste à reconnaître l’importance des points précédents, mais aussi à souligner le rôle de la qualité de l’expérience globale de visite, qui résulte d’un ensemble de facteurs en partie intangibles : ambiance des lieux, gentillesse du personnel d’accueil (qui ne se contente pas de suivre des procédures standardisées mais est capable d’aller au-delà des indications fournies pour faire plaisir au visiteur), éléments de surprise dans le parcours de visite, convivialité des lieux, etc.

Ainsi, alors que l’on trouvera normal que le site de visite dispose des éléments de confort attendus d’un équipement recevant du public, le dévouement d’un membre du personnel qui aura devancé les attentes des visiteurs constituera un moment dont on se souviendra durablement.

Avez-vous des exemples allant dans ce sens ?

Culture, tourisme et développement

Samedi 12 septembre 2009

Vous êtes-vous déjà interrogé sur la nature des liens existants entre la culture et le tourisme, mais aussi – plus largement – entre la culture et le développement (des territoires et de la société) ?

Les auteurs réunis dans cet ouvrage, publié sous la direction de Claude Origet du Cluzeau et votre serviteur, proposent des éléments de réponse à une question particulièrement complexe.

En voici le sommaire :

Préface de Rémy Knafou

Première partie : fondements

  • Claude Origet du Cluzeau : Culture, tourisme et développement
  • Jacques Mougey : Quelques considérations générales :
  • Évelyne Lehalle : Quelle stratégie pour le tourisme culturel en France ?

Deuxième partie : applications       

  • Maria Gravari-Barbas : Entre mise en tourisme et affirmation culturelle
  • Brigitte Remer : Alexandrie d’Égypte, entre mythe et réalité     
  • René Caspar : Stratégies culturelles territoriales          
  • Jean-Luc Pouts, avec la coll. de Fabrice Thuriot : Une vallée, une économie, un festival   

Troisième partie : perspectives

  • William Saadé : Éloge d’un tourisme culturel lent       
  • Claude Origet du Cluzeau : Retombées du tourisme : les villes en pointe              
  • Jean-Michel Tobelem : Culture, croissance et développement 

 

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Il est en effet aussi facile de décrier la culture comme un secteur improductif relevant avant tout de l’initiative individuelle que de faire des « industries culturelles » le moteur du développement économique contemporain…

Quelle est votre opinion sur ce sujet ?

Les expositions temporaires nuisent-elles aux collections permanentes ?

Jeudi 10 septembre 2009

Les expositions temporaires semblent concentrer l’essentiel de l’attention des médias.

Cela s’explique de plusieurs façons : l’importance de la communication, l’attrait de l’événementiel… sans oublier la qualité des contenus !

Rien donc de plus normal que les publics choisissent de se déplacer dans un site culturel à l’occasion d’une exposition.

Expo 1

Reste à préciser dans quelles conditions ce même public pourrait profiter de sa venue pour visiter les collections permanentes.

  • D’une part, l’organisation du circuit de visite peut conduire à « traverser » les collections pour se rendre dans l’exposition temporaire.
  • D’autre part, des renvois peuvent être organisés entre l’exposition et les collections du lieu.
  • Enfin, la politique tarifaire peut y contribuer : un billet commun (sans supplément tarifaire) incite à la visite du fonds permanent ; à l’inverse, un supplément de prix alors même que le billet de l’exposition est déjà élevé peut décourager ceux dont la motivation est limitée.

C’est le risque que prennent certains musées : peut-on considérer qu’avec un billet combiné à 14 euros les visiteurs des expositions temporaires du Louvre sont incités à revoir une partie de ses collections ?

Musées et tourisme 2005

On pourra lire sur ce sujet :

http://www.revue-espaces.com/librairie/4920/expositions-frequentation-musees-musee.html.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Gratuité des sites culturels

Mardi 8 septembre 2009

Le saviez-vous ? 

L’accès au musée des Beaux-Arts de Toulon, ainsi qu’à la villa Noailles de Hyères et aux musées municipaux de Nice, sont gratuits. Sans oublier les musées du Conseil général des Alpes-Maritimes (et de l’Isère).

Villa Noailles

Autrement dit, au-delà des musées municipaux de Paris, Caen, Bordeaux, Châteauroux, Dijon, Mulhouse (musée d’Art et d’Histoire), ou encore Angoulême, il reste des plages de gratuité dans les sites culturels français.

Cette liste est bien sûr à compléter : des suggestions ?

Comme nous l’avons montré en plusieurs occasions, la mesure de gratuité est efficace, si elle s’accompagne en particulier de plusieurs types d’action :

  • une large communication de la mesure de gratuité,
  • le renouvellement régulier de l’attractivité du site
  • et des dispositifs d’accompagnement, d’interprétation et de médiation performants pour accueillir dans de bonnes conditions des publics peu habitués.

Prix 2 

On lira également avec profit l’ouvrage de François Mairesse :

Mairesse prix

Pouvez-vous faire état d’expériences allant dans ce sens ?

Effet « lune de miel »

Lundi 31 août 2009

Certains observateurs estiment que la gratuité d’accès dans les musées et les monuments pourrait certes provoquer une augmentation de la fréquentation, mais pour une durée limitée, pendant une période qualifiée de « lune de miel ».

Cet effet est mal qualifié, pour une double raison.

D’une part, il n’existe pas de fatalité à une baisse de la fréquentation, si plusieurs conditions sont respectées : large communication sur la mesure de gratuité ; renouvellement régulier de l’attractivité du site ; mise en place de dispositifs d’accompagnement, de médiation, d’interprétation et d’aide à la visite pour accueillir des visiteurs peu familiers de l’offre culturelle.

lune de miel

D’autre part, et surtout, cet effet « lune de miel » n’a rien à voir avec la question de la gratuité mais se rapporte plus généralement à la curiosité provoquée par l’ouverture d’un nouvel équipement : dans pratiquement chacun des cas d’ouverture ou de réouverture de sites culturels ou touristiques payants, on observe de fait une période de forte affluence liée au désir de découverte de l’équipement.

Autrement dit, la puissance de la communication explique un soudain afflux de public qu’il convient de fidéliser par un travail de longue haleine concernant l’attractivité du site !

Vos propres observations vont-elles dans le sens de notre analyse ?

Arras et la culture

Jeudi 20 août 2009

La ville d’Arras n’est pas seulement connue pour ses magnifiques places et son important patrimoine architectural ainsi que, plus récemment… pour son festival de rock !

La récente visite de l’exposition « Bonaparte et l’Égypte », conçue par l’Institut du monde arabe et présentée jusqu’à l’automne 2009 au musée des Beaux-Arts, est l’occasion d’attirer l’attention sur l’ambition culturelle de la ville, exprimée dans son projet de création d’un pôle culturel autour de l’abbaye Saint-Vaast.

bonaparte_arras

Outre le musée, ce « quartier des arts » regroupera les institutions suivantes : médiathèque, conservatoire de musique, de danse et d’art dramatique, trésor de la cathédrale.

On y trouvera également des salles d’exposition temporaire, un auditorium, une salle d’histoire locale et une cafétéria. On mentionnera également, à proximité, le théâtre d’Arras, l’hôtel de Guines et la maison Robespierre.

Pour les responsables locaux, il s’agit aussi de profiter de l’effet « Louvre-Lens » !

Cela vous donne-t-il envie de vous rendre à Arras toutes affaires cessantes ?

Architecture 1 : quelle valeur ajoutée pour l’architecture ?

Samedi 15 août 2009

Nombre d’acteurs ou de décideurs (élus, directeurs d’institutions…)  estiment que le recours à un architecte prestigieux constitue une garantie de réussite de leur équipement culturel, à l’instar du musée Guggenheim de Bilbao (lire à ce propos notre article « Les temps de l’art contemporain ne font pas tous recette », dans la revue Espaces n° 258, avril 2008 (http://www.revue-espaces.com/carnet/1287.tobelem_jean-michel.html).

Tourisme et art contemporain

S’il est vrai que l’architecture peut grandement participer à la qualité de la visite, quand elle est mise au service des œuvres (comme à la fondation Maeght de Saint-Paul de Vence ou à la fondation de Mesnil de Houston), il serait hasardeux de faire reposer de façon excessive sur l’enveloppe architecturale l’objectif de parvenir durablement à un haut niveau de fréquentation.

Toronto

Notons en effet que depuis l’expérience de Bilbao, nulle ville n’est parvenue à rééditer un tel exploit, qui s’explique en réalité par un ensemble de conditions qui sont loin de toutes relever de la question de l’architecture.

Reste qu’à tout prendre, mieux vaut faire appel à un bon architecte (connu ou pas) qu’à un mauvais maître d’œuvre !

Des commentaires à ce sujet ?

Un providentiel Renoir ?

Lundi 10 août 2009

La Réunion des musées nationaux espère rééditer le succès de l’exposition « Picasso et les maîtres » en proposant une rétrospective des dernières années du peintre Renoir : la prise de risque ne semble pas excessive.

Les images du maître de l’impressionnisme figurent en effet dans toutes les chaumières françaises (voire internationales), sur des boîtes de chocolat, des reproductions et des cartes postales diverses.*

Renoir RMN 

Le seuil d’équilibre étant fixé à 350 000 visiteurs (l’exposition Picasso ayant accueilli quant à elle près de 800 000 personnes à Paris), on peut prédire un large succès !

Partagez-vous ce point de vue ?

Source : L’Expansion, été 2009.

L’escalade des prix

Lundi 3 août 2009

Insidieusement (rappelez-vous le paradoxe de la grenouille qui meurt à petit feu…), les grandes institutions augmentent leurs tarifs de 0,5 à 1 euro chaque année : résultat des courses, des prix d’entrée qui deviennent excessifs.

Quelques exemples : 11 euros au Grand Palais, 12 euros au Centre Georges Pompidou (même pour voir une installation d’art contemporain à la galerie 315), 14 euros au Louvre (pour visiter l’exposition temporaire et les collections permanentes), et même 15 euros au château de Versailles pour l’exposition « Fastes de cour et cérémonies royales » !

 Fastes de cour Versailles

Nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’attirer l’attention sur le risque que cette escalade des prix fait courir à la mission d’accueil du public le plus large.

Désormais, le constat est là : certaines personnes renoncent à la visite de musées ou d’expositions ou encore réduisent la fréquence de leurs visites… (http://www.les-cercles.fr/arts/musees/musees-d-art/1023-gratuite-des-musees-et-des-monuments-une-reussite).

Connaissez-vous des exemples allant dans ce sens dans votre entourage ?

Un blog sur le management des sites culturels !

Samedi 1 août 2009

Vous avez dit management des sites culturels ?

Eh oui, comme toute organisation, les musées, monuments, sites archéologiques, « maisons », centres de culture scientifique et autres centres d’interprétation ont besoin d’être gérés !

De là, deux possibilités : soit l’on considère que le mode de gestion qui peut trouver à s’y appliquer n’est guère différent de la gestion que l’on enseigne dans les écoles de commerce ou les instituts d’administration.

Soit – et le lecteur aura deviné que c’est notre position – l’on considère qu’il convient de développer une approche spécifique des institutions culturelles pour tenir compte de nature particulière de leurs missions (conservation, recherche, éducation, diffusion…).

Nous ferons donc part ici des réflexions issues de nos diverses expériences : consultant, chercheur et enseignant.

Bien entendu, loin de défendre une position dogmatique, celles-ci seront ouvertes à la discussion avec les lecteurs de ce blog !

Voici, à titre d’illustration, quelques-uns des sujets que nous aborderons dans les prochains « posts » : expositions, philanthropie, tarification, stratégie, mondialisation, marketing, formation, mécénat, financement, tourisme, architecture…

De votre côté, avez-vous des suggestions ?