Archive pour la catégorie ‘Musées’

Urbanisme, villes créatives, Abu Dabi

Dimanche 5 septembre 2010

La revue Urbanisme (n° 373, juillet-août 2010, http://www.urbanisme.fr/issue/report.php?code=373&code_menu=149#article711) consacre un dossier au thème : « Villes créatives ?« 

On lira à ce propos l’éditorial du directeur, Thierry Paquot, « Villes créatives ? Un cocktail aux ingrédients subtils » : http://www.urbanisme.fr/issue/report.php?code=373&code_menu=EDITO#article709.

Voici le sommaire de la revue :

La ville créative pour qui ?

C’est dans son best-seller académique The Rise of the Creative Class que Richard Florida pose les fondements d’un modèle de développement territorial dont nombre d’élus nord-américains se réclameront durant la première décennie du XXIe siècle. L’universitaire – devenu “consultant” – y défend l’idée que le dynamisme économique des villes états-uniennes est directement lié à leur capacité d’accueil des populations qu’il qualifie de “créatives”. Ludovic Halbert, chercheur au CNRS, université Paris-Est, LATTS, propose un bilan critique et s’interroge : est-ce une idée neuve, est-ce une idée utile, et surtout, comment dépasser les contradictions internes d’une ville construite pour la classe créative ?

Équipements culturels et villes créatives

Les nouveaux équipements culturels occupent une place singulière dans le positionnement de nombre de villes dans le monde. Ce sont rarement des bibliothèques, des conservatoires ou des centres d’archives, plus généralement des salles de spectacles et surtout des musées.

Jean-Michel Tobelem, directeur de l’institut d’étude et de recherche Option Culture, analyse la place de ces équipements culturels dans le développement des villes, dans un contexte où la notion de “créativité” – dont il convient d’apprécier la portée véritable – semble jouer désormais un rôle prépondérant.

Le musée Soulages à Rodez : une révolution culturelle ?

Pour Rodez, discrète préfecture de l’Aveyron, l’ouverture du musée Soulages fin 2012 – accompagnée de celle d’un multiplexe, puis du réaménagement du site de l’ancien hôpital – constituera un vrai bouleversement urbain, mais aussi l’occasion d’un repositionnement culturel et touristique.

Enquête d’Antoine Loubière.

Dole, l’attrait d’un patrimoine partagé

Avec ses 26 000 habitants, Dole, “ville d’art et d’histoire”, ne conçoit son avenir que dans le cadre de sa communauté d’agglomération (41 communes pour 50 000 habitants). Le plan d’aménagement Dole 2010-2025 couvre ainsi l’ensemble de ce territoire, du vaste secteur historique sauvegardé en centre-ville jusqu’aux quartiers de “seconde périphérie” , avec une grande attention portée à la qualité et au confort environnementaux. Une “ville éco-citoyenne”, selon la formule de son maire.

Reportage, par Annie Zimmermann, journaliste.

Cluny 2010

Ce programme de festivités et événements culturels, lancé dans le Jura en septembre 2009 et qui se terminera fin 2010, célèbre le 1 100e anniversaire de la création de l’abbaye de Cluny, à l’origine d’un mouvement réformateur initié en France puis étendu à plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Suisse, Grande-Bretagne) avec un réseau total de 1 400 filiales. C’est en effet des monastères jurassiens de Baume-les-Messieurs et de Grigny que seraient partis, en 909-910, douze moines, pour fonder, sous l’autorité de l’abbé Bernon, la Maior Ecclesia. La Fédération des sites clunisiens est maître d’œuvre de cette manifestation d’envergure : visites, spectacles, concerts, expositions, ateliers, conférences, colloques, rencontres, marches, rallyes, etc. sont l’occasion de (re)découvrir la richesse du patrimoine clunisien, sous sa forme bâtie, artistique, culturelle et spirituelle.

Dis-moi qui est la plus créative…

Sous l’effet des politiques incitatives de l’Europe, l’économie créative s’invite aussi dans les capitales européennes de la culture. Tandis que la Ruhr l’érige en ressort exemplaire de sa mutation, les métropoles françaises oscillent entre l’acculturation, le zèle ou l’exploration de voies de soutien à la création plus inédites.

Enquête, par Françoise Moiroux, journaliste.

Les capitales européennes de la culture : des villes créatives ?

Une génération s’est écoulée depuis le lancement de la première “ville européenne de la culture”, Athènes, en 1985. Vingt-cinq ans après, comment et en quoi cette opération a-t-elle évolué, qu’apporte-t-elle aux villes sélectionnées et quel bilan peut-on en dresser ?

Historique et analyse par Boris Grésillon, maître de conférences en géographie (Université de Provence et UMR Telemme).

Signalons, dans le numéro précédent, notre article intitulé « Lire une image : Le Louvre à Abu Dabi » (http://www.urbanisme.fr/issue/magazine.php?code=372&section=INTER).

Pour finir, que pensez-vous de la notion d’industries, de régions et/ou de villes « créatives » ?

Montages public-privé

Samedi 28 août 2010

Montages public-privé & tourisme

Cahier Espaces n° 105, juin 2010, 150 pages

http://www.revue-espaces.com/librairie/7765/montages-public-prive-tourisme.html

Voici la présentation du dernier numéro des Cahiers Espaces consacré aux relations entre opérateurs publics et privés dans les secteurs du tourisme et de la culture, une large place étant accordée à la notion de « délégation de service public ».

Pas plus que l’on peut délocaliser le tourisme peut-on envisager de le développer sans soutien public, ne serait-ce que pour créer les infrastructures de transport ou pour valoriser le patrimoine (naturel ou culturel). Le tourisme est, en effet, un secteur dans lequel l’intervention publique est forte par nature.

La question se pose alors de savoir qui, du public ou du privé, est le mieux à même de gérer les équipements appartenant aux collectivités, avec des approches différentes selon que l’objet de ces équipements est strictement touristique (remontées mécaniques, campings, offices de tourisme…) ou qu’il ne l’est que partiellement (monuments historiques, musées, piscines sportives et ludiques, bases de plein air et de loisirs…).

Force est de constater que, plus qu’à des débats de fond opposant libéralisme à interventionnisme, on assiste à des « phénomènes de mode » en faveur de tel ou tel type de montage. Au-delà des tendances et inévitables effets de balancier en faveur de tel ou tel montage juridico-financier, la question du partenariat public-privé est complexe, et pas seulement sur le plan juridique ! Chaque cas est un cas particulier qui s’analyse en fonction des objectifs fixés à l’équipement, mais aussi en fonction de sa taille, de sa complexité, de la taille de la collectivité qui le soutient, de ses ressources humaines… Le dogmatisme en la matière n’a pas de sens. Ni en faveur d’une gestion publique, ni en faveur d’une gestion privée, ni d’ailleurs en faveur d’un montage mixte.


Sommaire

1. Partenariat public-privé • Une réflexion à mener

2. Montage juridique • L’embarras du choix

3. Gestion publique • Un mode d’exploitation performant

4. Gestion privée des équipements sportifs • Vingt ans d’expérience

5. Gestion privée des sites culturels • Un essor récent

Notre contribution est la suivante :

La gestion privée des sites culturels. Une fausse solution à des problèmes mal posés ?

En matière de sites et équipements culturels, un nombre croissant d’élus sont conduits à utiliser différentes formes d’implication du secteur privé, estimant que la gestion publique ne permet pas de faire face aux multiples impératifs auxquels ils sont confrontés.Si le statut juridique ne doit pas devenir un handicap pour le développement d’un site culturel ou touristique, le choix de ce dernier ne résout pas à lui seul tous les problèmes. La qualité du projet et de la vision stratégique, la compétence et la qualification des personnels, ainsi que l’efficacité du management et des instruments de gestion sont au cœur de la réussite. Une réussite qui n’est pas donc pas liée uniquement au mode de gestion.S’agissant de la gestion publique, il est possible, pour pallier les difficultés de la régie simple, d’autonomiser la gestion de l’équipement culturel en le dotant d’un budget, distinct de celui de la collectivité publique, voire de personnaliser sa gestion en lui conférant de surcroît la personnalité morale.

http://www.revue-espaces.com/librairie/7768/montage-public-prive-dsp-delegation-service-public.html

http://www.revue-espaces.com/carnet/1287.tobelem_jean-michel.html

Journées « Musées & coopération », 21 et 22 septembre 2010

Vendredi 20 août 2010
Musées & coopération, Enjeux et perspectives

Journées d’étude de l’OCIM, en partenariat avec la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, les 21 et 22 septembre 2010, Palais de la Porte dorée, Paris

Voici le texte de présentation de ces journées :

À l’occasion de son 25ème anniversaire, l’OCIM propose aux professionnels des musées de tous horizons culturels, d’art, de sciences et techniques, de société, des réflexions et des débats sur le sens et l’actualité de la coopération muséale.
Coopération ! Terme précisément choisi pour caractériser l’une des missions de l’OCIM lors de sa création en 1985, au service des muséums et établissements de culture scientifique. Ce mot a t-il encore un sens dans le monde des musées, à l’heure où un nombre de plus en plus significatif de ces établissements, comme toutes les institutions culturelles, est progressivement atteint par des impératifs de résultats, voire de rentabilité, ou au minimum par d’importantes difficultés budgétaires pouvant mettre à mal des principes qui s’étaient depuis longtemps établis dans la déontologie professionnelle ? Et, tout d’abord, que signifie « coopérer » ? Le mot est-il à ranger au rayon des utopies, ou constitue-t-il encore une réponse aux enjeux actuels des musées ? Comment revisiter aujourd’hui le principe coopératif et son incarnation dans les musées ? Quelles sont ses échelles et ses espaces ? Quels sont les impacts de ces principes et de ces valeurs sur le fonctionnement du musée ?
Ces rencontres ont pour ambition d’interroger le principe de coopération muséale en analysant son évolution passée et présente et ses perspectives, à travers les points de vue de professionnels, de chercheurs et d’acteurs, en rapprochant les parcours des individus, les institutions muséales et les réseaux.


Pour en savoir plus : http://www.ocim.fr/Journees-d-etudes-Musees-e

Musée de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris

Mercredi 11 août 2010

Comment une grande organisation, dotée de moyens humains, techniques et financiers significatifs (un budget supérieur à 6 milliards d’euros par an et plus de 90.000 employés), une institution sans but lucratif de surcroît, peut-elle décider de supprimer un musée bénéficiant de l’appellation « Musée de France » (http://www.aphp.fr/index.php?module=musee&action=fo_accueil&vue=fo_accueil) ?

Certes, les temps sont difficiles pour le secteur sanitaire, social et de la santé publique.

La nécessité d’une gestion rigoureuse – dans l’intérêt bien compris des citoyens – est légitime.

Pour autant, il est difficile d’imaginer que la fermeture de ce remarquable musée, dont la rénovation est attendue depuis longtemps mais qui propose des expositions temporaires de grande qualité, puisse résoudre de quelque manière que ce soit les difficultés – réelles – de financement de l’AP-HP.

C’est surtout méconnaître que le musée possède la capacité de jouer un rôle de premier plan sur le plan culturel, mais également de la formation, de la sensibilisation aux questions de  soin et d’éthique médicale et de la communication interne et externe.

Les responsables de l’établissement auraient donc tort de se priver d’un outil de premier ordre pour la réalisation même de certaines de ces missions essentielles de l’AP-HP et pour contribuer à son rayonnement.

Sans oublier la cohésion interne, le brassage des professions administratives, para-médicales et médicales, l’implication des citoyens, le travail avec les associations de malades et… la politique de mécénat et de collecte de fonds.

Ayant eu à nous pencher récemment sur ce sujet, nous ne pouvons qu’encourager la direction de l’AP-HP à prendre connaissance dans la sérénité des propositions concrètes et réalistes qui lui ont été faites à cette occasion : sans tabou, toutes les hypothèses ont en effet été examinées (y compris… celle de la fermeture du musée ! pour l’écarter bien entendu après un examen approfondi de ses implications).

Notre conclusion : cet établissement – qui peut sans doute rechercher des partenaires pouvant accompagner son développement – est utile, nécessaire, voire indispensable à l’heure où la médecine et la santé posent des questions inédites au corps social.

S’agissant d’autres aspects de la question, nous renvoyons aux enquêtes de la Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com/musees-en-danger-4-le-musee-de-l-assistance-publique-article002700.html)

et du site Louvrepourtous (http://www.louvrepourtous.fr/Sauvons-le-musee-des-Hopitaux-de,577.html).

Et vous, comment réagissez-vous ?

PS : ce cas exemplaire constitue l’occasion de rappeler qu’une approche « managériale » des questions culturelles ne s’oppose nullement à la reconnaissance des « valeurs » (y compris touristiques, économiques, de communication et de contribution à la « politique de marque ») dont sont porteurs les musées et – d’une manière générale – les institutions culturelles. Puisse chacun en prendre rapidement conscience.

Location d’espace 1

Mardi 10 août 2010

Après un article du Journal du Dimanche (Marie Nicot, Les soirées privées dans les salles d’exposition se multiplient, 25 mars 2007) et du Parisien (Catherine Balle, Les musées parisiens se renflouent à coups de soirées privées, 22 janvier 2010), le Nouvel économiste consacre un article à la question de l’événementiel et de l’utilisation des espaces des équipements culturels lors de soirées privées (Valérie Auribault, Soirées privées, L’événement, pour créer du buzz mais aussi du lien, n° 1508, 11-17 février 2010 : http://www.nouveleconomiste.fr/s1508/DOS-Evenementiel.html).

Le point de départ de ces articles : les équipements culturels ont besoin d’argent et l’événementiel a le vent en poupe, à travers en particulier les soirées privées dans des lieux prestigieux.

De plus, certaines grandes institutions culturelles l’inscrivent dans une politique plus générale de mécénat, dans le cadre d’une plus grande autonomie de gestion issue du statut d’établissement public.

Les avantages pour les sites culturels qui louent des espaces sont de plusieurs ordres :

  • Une ressource propre supplémentaire
  • L’occasion de toucher de nouveaux publics
  • Un premier pas possible pour des entreprises tentées par le mécénat
  • Une inscription dynamique dans un territoire

Un an… déjà !

Dimanche 1 août 2010

Il y a un an, nous vous proposions un nouveau site de discussion, le blog d’Option Culture (http://option.culture.free.fr), consacré à la gestion et au développement des sites culturels.

Voici ce que nous disions alors.

Vous avez dit management des sites culturels ?

Eh oui, comme toute organisation, les musées, monuments, sites archéologiques, « maisons », centres de culture scientifique et autres centres d’interprétation ont besoin d’être gérés !

De là, deux possibilités : soit l’on considère que le mode de gestion qui peut trouver à s’y appliquer n’est guère différent de la gestion que l’on enseigne dans les écoles de commerce ou les instituts d’administration.

Soit – et le lecteur aura deviné que c’est notre position – l’on considère qu’il convient de développer une approche spécifique des institutions culturelles pour tenir compte de nature particulière de leurs missions (conservation, recherche, éducation, diffusion…).

Nous ferons donc part ici des réflexions issues de nos diverses expériences : consultant, chercheur et enseignant.

Bien entendu, loin de défendre une position dogmatique, celles-ci seront ouvertes à la discussion avec les lecteurs de ce blog !

Voici, à titre d’illustration, quelques-uns des sujets que nous aborderons dans les prochains « posts » : expositions, philanthropie, tarification, stratégie, mondialisation, marketing, formation, mécénat, financement, tourisme, architecture…

Un an après on peut constater que ces thèmes ont été abordés à travers une centaine de billets, mais d’autres sujets également, le tout formant un ensemble composite autour des questions relatives à l’évolution du monde de la culture.

C’est désormais le moment de s’adresser à vous, à l’écoute de vos remarques et de vos suggestions.

Vous avez dit « organisation culturelle de marché » ? (5)

Jeudi 22 juillet 2010

Pour clore cette série de billets, rappelons qu’à travers le concept d’« organisation culturelle de marché », nous avons souhaité montrer  :

  • que nombre de musées, de monuments et autres sites culturels ne sont pas seulement entrés dans une logique de modernisation et de rationalisation ;
  • que l’ensemble de l’organisation est concernée, en particulier – mais pas seulement – dans sa dimension gestionnaire ;
  • que c’est bien toute l’activité du site culturel qui est confrontée à la logique du marché, en tant que lieu de rencontre d’une offre et d’une demande : les visites, les expositions, les collections, la programmation, le financement, le personnel.

Cela signifie également qu’un rapprochement s’est opéré avec le monde du loisir, de la consommation et du divertissement ; mais que, pour autant, les sites culturels ne sont pas des entreprises commerciales, s’agissant d’institutions (publiques ou privées) à but non lucratif.

Outre la présentation du concept dans notre livre Le nouvel âge des musées, les institutions culturelles au défi de la gestion (Armand Colin, réédition 2010), nous mentionnerons également un article (Les mutations du management des sites culturels, retour sur le concept d’ »organisation culturelle de marché ») paru dans l’ouvrage collectif Les nouveaux défis du manager public. Conduire le changement, maîtriser la gestion, dynamiser le territoire, coordonné par Henri Mahé de Boislandelle et Isabelle Bories-Azeau : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30092.

Manager public 2

En voici la présentation :

Cet ouvrage est né d’un colloque organisé à Montpellier par la Faculté d’Administration Économique et Sociale en 2006. L’objectif était de susciter une réflexion sur les nouveaux enjeux du management public en confrontant les approches d’universitaires et de praticiens autour de trois thématiques d’actualité : la conduite du changement dans les organisations publiques ; l’appropriation des outils de gestion par le manager public ; le territoire, nouvel enjeu du management public. Cet ouvrage propose ainsi une centration nouvelle et originale sur le manager public et notamment sur la responsabilisation des cadres dirigeants résultant de la logique managériale introduite par les réformes successives du secteur public.

LA COMUNICACIÓN Y EL MUSEO

Jeudi 8 juillet 2010

Pour nos amis hispanophones, voici la présentation du dernier numéro de la revue de muséologie Mus-A.

Ésta es la premisa que sustenta al número doce de nuestra revista, cuyo dossier está dedicado a la comunicación y el museo. Bienvenido sea el lector.
Hace tiempo que se consideran las exposiciones como un medio de comunicación, con sus características y peculiaridades como soporte de información y mensaje. Hace algo menos que se tiene claro que la dimensión comunicativa en nuestras instituciones las envuelve completamente, impregnando de una u otra forma a todas sus áreas de trabajo y actividad.
Un museo en un enclave geográfico comunica.
Un edificio comunica. Un área de recepción comunica. Sobre sus fondos, exposiciones, actividades y materiales de interpretación y apoyo a la visita… qué decir. La investigación, la conservación, la restauración y la tutela de las colecciones, bien sea por acción o por omisión, también comunican. No es lo mismo que una labor de recuperación patrimonial (desde una incautación hasta una restauración, pasando por una investigación o una nueva adquisición, entre otros) se cuente o que no se cuente. Si se cuenta, el museo construye sociedad; si no se cuenta, se construye el museo al margen de la sociedad.
Este tema no admite componendas, no existen actitudes neutras. El museo y la sociedad es un proceso de comunicación abierto y en marcha.
Si te subes a él e intervienes, te posicionas definiendo un modelo de museo. Si no lo haces, también te posicionas y también defines un modelo de museo.
Por eso, por la cantidad de variables que entran en juego, un museo es ineludiblemente una labor de equipo y requiere de muchas sensibilidades, de muchos tipos de conocimientos (un especialista en comunicación, por ejemplo) y de mucha coordinación. Interdisciplinariedad para construir la forma de estar en sociedad y también, cómo no, para elaborar nuestro producto más conocido y popular: las exposiciones.
En esta labor, las tecnologías de la información y la comunicación constituyen una herramienta de primer orden. Sin embargo, es muy importante que el bosque no nos impida ver los árboles. Las máquinas son siempre instrumentos. Los avances en los modelos de información no son tecnológicos, sino modificaciones en la concepción de la comunicación humana, en cómo se llega a las personas y cuál es la naturaleza de ese contacto, en la forma en la que museo y sociedad se relacionan. Adaptarse a la tecnología no es comprar un nuevo aparato, sino preparar tus recursos y tu mentalidad para responder a un nuevo reto, a una demanda de comunicación en plena evolución.
Del museo como medio de comunicación de masas, de la interdisciplinariedad, del reto ante el nuevo modelo comunicativo y de otras muchas más cosas hablamos a continuación.
Seguimos esperando que os guste.

Notre article s’intitule : Optimizar la promoción y la comunicación de los sitios culturales
(Jean-Michel Tobelem, Director del centro de asesoría cultural Option–Cultura. Francia)

mus-A. REVISTA DE LOS MUSEOS DE ANDALUCÍA

AÑO VIII. Nº 12, MAYO 2010.

Présentation en anglais : http://www.museosdeandalucia.es/cultura/museos/musa_des.jsp?idreg=129.

Bon de commande : http://www.museosdeandalucia.es/cultura/museos/media/docs/PORTAL_boletin_suscripcion_musa.pdf.

Le coût de la fin de la gratuité des musées à Caen

Mercredi 30 juin 2010

On reste interrogatif devant les arguments avancés par la municipalité de Caen (Calvados) pour justifier la fin de la gratuité des musées municipaux de la ville de Caen (musée des Beaux-Arts et musée de Normandie), alors même que l’entrée du Mémorial de la Paix reste fixée à… 17,50 euros !

  • Premier point, ce n’est pas une affaire d’argent selon le maire, qui déclare à ce sujet : « On ne fait pas ça pour récupérer de l’argent, mais pour mettre en place une politique publique efficace, agir sur le fond des choses » (Virginie Jamin, Ouest France, 5 juin 2010). Mais comme le souligne le journaliste de Libération Samuel Madar : « Difficile d’imaginer [en effet] que ceux qui ne venaient pas au musée lorsque celui-ci était gratuit s’y rendront quand il sera payant. » (http://www.liberation.fr/culture/0101640532-caen-les-musees-redeviennent-payants)
  • Deuxième point, la mesure serait peu efficace. Pourtant, la fréquentation des collections permanentes du musée des Beaux-Arts est passé de 39 334 visiteurs en 2004 à 45 007 en 2009 et celle du musée de Normandie de 40 122 à 62 871 !
  • Troisième point, selon la mairie « les recettes générées devraient être de 30 à 40 000 euros. Elles permettront de mettre en place une politique publique d’accès à la culture plus solidaire et de développer des actions de médiation pour aller au devant des publics les plus éloignés de la culture. » Autrement dit, les mesures de médiation et d’aide à la visite que doit prendre toute institution muséale en application de la loi sur les Musées de France sont conditionnées… aux recettes de billetterie !
  • Quatrième point, la mairie indique que la gratuité « favorisait surtout la fréquentation des touristes mais n’a pas permis d’élargir sociologiquement le public des visiteurs caennais », mais elle n’indique pas sur quels éléments d’évaluation elle fonde son appréciation…

Le communiqué de presse accompagnant la mesure suggère à cet égard une interprétation erronée des résultats de l’expérimentée conduite par le ministère de la Culture dans 14 musées et monuments en 2009 en laissant entendre que « la gratuité a d’abord constitué un effet d’aubaine pour les publics les plus favorisés et pour les touristes ».

Car la réalité est toute différente, comme l’indiquent les citations suivantes extraites des résultats de cette expérimentation (http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cetudes-09_2.pdf) :

  • « Qu’il s’agisse du public déjà familier des musées et plus encore des primo-visiteurs, l’effet accélérateur sur la démocratisation de l’accès aux institutions muséales est manifeste.»
  • « Des résultats peu équivoques attestent d’une portée sociale de la mesure de gratuité, démontrent son succès auprès des catégories dont les pratiques culturelles sont peu ou moyennement importantes, mettent en lumière l’effet de levier de la gratuité sur la formation de la familiarité avec les musées et monuments. »
  • « La gratuité a d’abord mobilisé les étudiants et les visiteurs des catégories populaires, ceux dont les liens avec la culture sont relativement distendus et la familiarité avec les musées et monuments peu considérables. »
  • « Les visiteurs les moins familiers estiment que cette mesure a été un déclencheur de leur visite. »

Conclusion : la mairie de Caen, en revenant sur la décision de la précédente municipalité, n’a sans doute pas conscience du coût – culturel, mais aussi financier – de cette mesure.

En se privant d’un instrument efficace de politique culturelle (à des conditions que nous avons eu l’occasion d’exposer à plusieurs reprises ; cf. http://www.louvrepourtous.fr/La-gratuite-des-musees-vue-par,241.html, ou http://www.herodote.net/agenda/actu_gratuite_musees_Tobelem.pdf, ou encore http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/tout-a-t-il-ete-dit-concernant-la-43916), elle néglige le fait que certaines personnes vont renoncer à leur visite et d’autres en réduiront la fréquence, sans oublier que cette mesure aura un coût sur le plan administratif, organisationnel et des ressources humaines !

Enfin, la venue d’un nombre plus important de visiteurs avait l’avantage d’offrir l’occasion d’un développement des recettes à la boutique et à la cafétéria, sans négliger les autres sources de recettes que sont le mécénat et la location d’espace…

Et vous, comment réagissez-vous de votre côté ?

Inaliénabilité des collections

Mardi 15 juin 2010

Notre billet du 12 août 2009 (Peut-on vendre les œuvres des musées ?) annonçait le colloque organisé par musée de Mariemont (Belgique) : http://www.musee-mariemont.be/accueil/activites/colloques/linalienabilite_des_collections.

Nous disposons aujourd’hui d’une publication issue de cette journée d’étude : L’inaliénabilité des collections de musée en question, actes du colloque tenu au musée royal de Mariemont le 28 avril 2009, édités par François Mairesse, éditions du musée de Mariemont (http://www.dessinoriginal.com/2814-l-inalienabilite-des-collections-de-musee-en-question.html).

En voici la présentation :

L’inaliénabilité : un principe indispensable ou à remettre en cause ? Vendre, céder ou détruire des collections de musée peut-il se concevoir ? Selon quelle procédure ? Avec quels bénéfices et quels risques ? Que faire du produit d’une possible vente ? Tous les objets sont-ils égaux face à l’aliénation ? Récemment, plusieurs projets visant à modifier le principe général d’inaliénabilité des collections de musée ont été mis à l’ordre du jour, en France et en Belgique notamment. La question interpelle ; elle rencontre, généralement, un refus catégorique de la part des professionnels de ces pays. En vertu du code de déontologie de l’ICOM pour les musées, le retrait d’un objet des collections, par la cession, la vente ou la destruction ne peut être envisagé que si cela ne porte aucun préjudice à la mission d’intérêt public confiée au musée. Ce principe connaît des applications nuancées d’un pays à l’autre. Ainsi, les textes relatifs aux collections publiques italiennes et espagnoles sont très restrictifs. Aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne, les opérations de cession sont autorisées, bien qu’encadrées et limitées. Aliénation versus inaliénabilité, fondements juridiques et jurisprudence de la domanialité publique, expériences belges, néerlandaise et française, autant d’aspects évoqués dans ce volume, qui présente les actes d’un colloque organisé au Musée royal de Mariemont, au mois d’avril 2009, ainsi qu’un certain nombre d’études publiées à la suite de celui-ci.

Notons qu’un colloque s’est tenu au musée du quai Branly sur le même thème les 2 et 3 mars 2010 : L’inaliénabilité des collections publiques, performances et limites ? Le programme de la conférence se trouve à l’adresse suivante : http://www.cecoji.cnrs.fr/article.php3?id_article=206.

On lira également sur le sujet, provenant du blog Muséologique : http://museologique.blogspot.com/2010/05/remise-des-tetes-maories-vers-une.html.

Rappelons enfin l’avis de Didier Rykner sur ce sujet : http://www.latribunedelart.com/une-loi-dangereuse-pour-l-inalienabilite-adoptee-par-le-parlement-article002563.html.

Et vous, quelle est votre position à ce propos ?

« Pompidou attendu comme le messie à Metz »

Jeudi 10 juin 2010

Tel est le titre quelque peu goguenard de l’article que le magazine Télérama (n° 3148, 12 mai 2010), sous la plume de Sophie Cachon, consacre aux grands projets muséaux en région, à l’occasion de l’ouverture du Centre Pompidou-Metz (http://www.telerama.fr/scenes/pompidou-attendu-comme-le-messie-a-metz,55763.php), qui vise une fréquentation de 200.000 visiteurs en vitesse de croisière (après le prévisible succès de son ouverture).

L’affaire paraît en effet entendue : « Grâce à son nouveau musée inauguré demain, Metz espère les mêmes retombées économiques que Bilbao avec le Guggenheim. Un rêve partagé par les villes de Lyon, Marseille et Lens, dont les projets peinent encore à sortir de terre. On ne récoltera vraiment les fruits de l’investissement que dans la seconde partie de la décennie. Pompidou, c’est d’abord ce que l’on en fera. »

C’est donc également l’occasion de faire le point sur les projets du Louvre-Lens, du musée des Confluences à Lyon et du MuCEM à Marseille.

Dans l’article de Nicolas Bastuck et Claire Guillot (« Le Centre Pompidou sera-t-il une manne pour la région ? »), paru dans le supplément du journal Le Monde du 11 mai 2010, une certaine prudence semble toutefois de mise.

  • Laurent Le Bon, directeur du Centre Pompidou-Metz : « On ne vas faire la révolution économique et sociale à nous seuls. Après Bilbao, une cinquantaine de projets de ce genre ont fleuri dans le monde. Très peu ont réussi. »
  • Thierry Jean, président de l’agence de développement économique de l’agglomération messine : « Le  Centre Pompidou, en soi, est peu générateur de richesses. L’idée, c’est de s’appuyer sur lui pour augmenter l’attractivité de la ville. »
  • Jean-Pierre Masseret, président du Conseil régional de Lorraine : « Il s’agit de changer l’image d’une région qui évoque encore la crise de l’industrie, puis les restructurations militaires. »

Pour aller plus loin :

  • Pour une promenade architecturale, voir : http://www.lemoniteur.fr/157-realisations/article/actualite/703150-promenade-architecturale-au-centre-pompidou-de-metz.
  • Voir également : http://www.paris-art.com/art-culture-France/Pompidou-Metz:-un-musee-avec-la-vie/Rouille-Andre/315.html.
  • Ainsi que : http://www.louvrepourtous.fr/Centre-Pompidou-Metz-tout-savoir,505.html.
  • Et encore : http://www.latribunedelart.com/ouverture-du-centre-pompidou-metz-article002573.html.

Gérer un musée municipal

Vendredi 28 mai 2010

Dans Le courrier des maires et des élus locaux (n° 234, avril 2010), Sophie Flouquet consacre un dossier à la question de la gestion d’un musée municipal (http://www.courrierdesmaires.fr/items/Archives%20%28Couvs%20-%20Sommaires%29/cdm234-sommairep04-05.pdf), en interrogeant trois maires à ce sujet :

  • André Rossinot (Nancy), autour de la question du tourisme culturel
  • René Vandierendonck (Roubaix), au sujet du développement urbain
  • et André Laignel (Issoudun), à propos de la mutualisation des équipements

On trouvera également un dossier réalisé par Caroline Lefebvre sur le thème suivant : Médiathèques, comment rester à la page ?

Trois grands questionnements servent de repères :

  • Les pratiques changent, les priorités aussi
  • Lieux de culture, lieux de vie
  • A la conquête de nouveaux publics

S’agissant des mutations des bibliothèques, on se réfèrera utilement au dossier réalisé par Hélène Girard dans La Gazette des communes (n° 24, 15 juin 2009) sous le titre : Bibliothèques, les nouveaux usages bousculent les traditions.

Autrement dit, la gestion des équipements culturels de toute nature est complexe et s’opère dans un environnement en rapide évolution !

Dialogues transatlantiques en histoire de l’art

Mardi 18 mai 2010

Dialogues transatlantiques en histoire de l’art / Paris, 20 – 21 mai 2010

L’Institut national d’histoire de l’art, l’Ecole normale supérieure et l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense organisent, en collaboration avec la Terra Foundation for American Art, des journées d’études sur le thème des dialogues transatlantiques en histoire de l’art. Elles  réuniront des chercheurs européens et américains étudiant divers aspects de l’art et la culture des Etats-Unis. La discipline de l’histoire de l’art opère souvent dans un cadre national, et plus encore lorsqu’il s’agit du domaine de l’histoire de l’art américain. Le but de cet événement est d’ouvrir le dialogue sur les manières dont les échanges interculturels se manifestent aussi bien dans la culture que dans la recherche. Autour d’une série de présentations et de discussions informelles, ces journées d’études créeront une plateforme d’échanges sur la recherche et les méthodologies actuelles qui mettent en avant les dialogues internationaux.

Renseignements : 01 43 20 67 01

Jeudi 20 Mai – Institut national d’histoire de l’art, Salle Vasari – 2, rue Vivienne, 75002 Paris

10:00–10:15     Introduction

Jody Patterson, Terra Foundation Teaching Fellow in American Art, Institut national d’histoire de l’art, Ecole Normale Supérieure, and Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, Paris

10:15–10:45      Opening Remarks

Eric de Chassey, Director, Académie de France à Rome – Villa Medici

10:45–11:15       Anglo-American: American Art and British Art Studies

David Peters Corbett, York University

11:15–11:45        Crossing the Interval with Pendant Paintings

Wendy Ikemoto, Terra Foundation Teaching Fellow in American Art, Courtauld Institute of Art, London

11:45–12:15        New International Perspectives on ‘The Family of Man’

Kristen Gresh, PhD, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

12:15–13:00      Discussion

13:00-14:00      Lunch

Cafeteria, Institut national d’histoire de l’art

14:00–14:30     The German Connection: Expressionism in Germany and the U.S. Before World War I

Angela Miller, University of Washington, St Louis, and Terra Foundation Visiting Professor in American Art, Institut national d’histoire de l’art

14:30–15:00     Paris-Berlin-New York: A Three-Way Collaboration Against War in April 1917

David Lubin, Wake Forest University, Terra Foundation Visiting Professor in American Art, John F. Kennedy-Institute, Freie Universität Berlin

15:00–15:15       Coffee

15:15–15:45        Pop macht frei! American Pop Art and the German People

Catherine Dossin, Purdue University, West Lafayette, Indiana

15:45–16:15       Discussion

Vendredi 21  mai  – Terra Foundation for American Art Europe – 29, rue des Pyramides, 75001 Paris

10:00–10:30    Opening Remarks

Philippe Bordes, Directeur du département des études et la recherche, Institut national de l’histoire de l’art

10:30–11:00     L’artiste-économiste, une perspective transatlantique

Sophie Cras, Ecole Normale Supérieure

11:00–11:30      Art and Politics: The Great Divide?

Warren Carter, University College London

11:30–12:00     The Wall as Painting. Mark Rothko’s Italian Journeys

Riccardo Venturi, Université Paris-Ouest Nanterre La Défense

12:00–12:30     Paris art dealers and the American market: cultural misunderstandings (1945-1970)

Julie Verlaine, Université de Caen Basse-Normandie

12:30–13:00     Discussion

13:00–14:30     Lunch

Cafeteria, Institut national d’histoire de l’art

14:30–15:00     Expatriate Art Historian; Negotiating National Identities

Katherine Bourguignon, Terra Foundation for American Art Europe

15:00–15:30     What to do with Design? Transatlantic Perspectives in Museum Display

Jennifer A. Donnelly, doctoral student, Université Paris Diderot -– Paris 7

15:30–16:00     La France et les Etats-Unis, quelles relations muséales ?

Le Louvre-Atlanta et le FRAME : deux cas distincts d’échanges

Grichka Redjala, masters student, Université Sorbonne Nouvelle -– Paris 3

16:00–16:30    Généalogie du postmodernisme (USA -Europe) : la question des échanges manqués

Annie Claustres, Université Lumière Lyon 2

16:30–17:30      Discussion

17:30 Reception

Colloque Musées et Tourisme

Samedi 15 mai 2010

Voici la présentation d’un colloque qui aura lieu les 20 et 21 janvier 2011 à Paris sur le thème suivant : « Nouveaux musées, nouvelles ères urbaines, nouvelles mobilités touristiques ».

Vous trouverez l’appel à communication (en français et en anglais) à l’adresse suivante : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin/IREST/Colloques/Appel_a_Com_Coll_Musees_et_Tourisme.pdf.

Les responsables scientifiques de ce colloque international sont :

  • L’E.I.R.E.S.T. (Équipe Interdisciplinaire de REcherche Sur le Tourisme) – Université Paris1 – Panthéon-Sorbonne / Edith FAGNONI & Maria GRAVARI-BARBAS
  • La Chaire UNESCO « Culture, Tourisme, Développement » / Maria GRAVARI-BARBAS

Les objectifs du colloque sont les suivants.

Le lien entre tourisme et fréquentation des musées, a priori marqué par l’évidence, est cependant assez rarement questionné. Or, si le musée « produit » du tourisme, il n’en est pas moins vrai que le tourisme « produit » du musée. En effet, il semble que le musée ne puisse pas être pensé sans se référer au tourisme, même si le musée ne peut être considéré comme un simple artefact au service de l’attractivité touristique. De même, la ville produit des musées et du tourisme, mais réciproquement, le musée et le tourisme produisent de la ville.

Cette dialectique inaugurée à la fin du XIXe siècle se reconfigure aujourd’hui sous l’effet de la métropolisation. L’objectif est d’étudier cette relation complexe entre musées, tourismes, et villes, selon les « modèles » de musées, les contextes, et les époques. Il s’agira, d’une part, de voir ce que le musée en tant que production culturelle spécifique doit au tourisme, à travers ses stratégies de localisation et de développement, et ses mutations ; et, d’autre part, de voir comment l’analyse du lieu spécifique qu’est le musée permet d’apporter un éclairage sur le tourisme et les pratiques touristiques.

Les contributions attendues visent tous types de musées, mais particulièrement les grands musées à l’échelle internationale permettant de mieux comprendre la nécessaire coopération entre musée et tourisme. Les réflexions menées à partir d’une approche diachronique, tenant compte des processus et temporalités, sont encouragées.

Ce colloque sur les liens entre grands musées et tourisme pose la question des mutations des musées, du point de vue de leur rénovation, de leur impact territorial, de leur prise en compte du tourisme, des mutations muséologiques et des nouvelles pratiques touristiques qui y sont associées.

L’art dans la mondialisation

Mercredi 5 mai 2010

La revue Questions internationales (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303331600428/) consacre son dernier numéro à la question de la mondialisation de l’art et de la culture, à travers un recueil de contributions comportant nombre d’illustrations et de tableaux bienvenus.

Mondialisation

En voici le sommaire :

- Ouverture. L’art au prisme de la mondialisation (Serge Sur)
- L’évolution du concept d’œuvre d’art (Jean Galard)
- L’extension des lieux de l’art de l’Europe au reste du monde (Thierry Laurent)
- Les grands musées, acteurs des relations internationales ? (Jean-Michel Tobelem)
- La place de Paris dans le marché mondial de l’art et des enchères (Entretien avec François Curiel)
- Le marché de l’art : une mondialisation en trompe-l’œil (Alain Quemin)
- La structure et le fonctionnement du marché mondial de l’art (Muriel De Vrièse)
- Le trafic international des œuvres d’art (Pierre Tabel)
- Les enjeux internationaux liés à la restitution et au retour des œuvres d’art (Édouard Planche)
Questions européennes
- Les nouveaux horizons de la diplomatie turque (Dorothée Schmid)
Regards sur le monde
- Le secrétaire général des Nations Unies : un mode d’élection opaque et contesté (Thérèse Gastaut)
- La guerre économique, du concept à la réalité (Pascal Gauchon et Frédéric Munier)
Histoires de Questions internationales
- Art et diplomatie en Europe : de la Renaissance à la Révolution française (Lucien Bély)
Document de référence
- Vivant Denon et les restitutions de 1815 (extraits)

Questions internationales, L’art dans la mondialisation (n° 42 mars-avril 2010), La Documentation française.

Réf. : 3303331600428, 128 pages, 19×25 cm, ISSN : 1761-714.

Voici, pour nos amis anglophones, le résumé en anglais de notre article proposé par la revue :

Globalisation has radically changed the role played by the world’s great museums. All these cultural institutions have a significant international dimension, whether in the circulation of art works, their legal or financial framework or their communication policies. The developpment of major museum projects abroad is becoming a decisive element in their influence worldwide. The complexity of the cultural, financial, and – often diplomatic – implications of the projects is nonetheless often pointed out and demands greater convergence in the strategy of these players.

Vos réactions concernant ce dossier sont attendues.

Stock options (suite)

Samedi 1 mai 2010

Rassurons les lecteurs candides ou ceux peu familiers de la tradition des canulars et autres plaisanteries du 1er avril : il n’y avait rien de vrai (espérons-le du moins…) dans notre billet portant sur les stock options dans le secteur culturel !

Mais si cette annonce a été prise au sérieux par certains, de même que les poissons d’avril de La Tribune de l’art (http://www.latribunedelart.com/pa-l-sarkozy-entre-au-louvre-article002516.html) ou du Louvrepourtous (http://www.louvrepourtous.fr/Stephane-Bern-nomme-a-la-tete-du,474.html), on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a là quelque chose d’inquiétant concernant l’avenir des musées et des monuments dans notre pays.

Sur le mode de la boutade, nous touchons par conséquent au sujet sensible d’institutions culturelles qui sont progressivement placées au centre d’enjeux économiques, politiques, diplomatiques… et de pouvoir.

En effet, comme l’indique Sophie Flouquet dans le Journal des Arts (n° 322, 2-16 avril 2010), « les établissements publics culturels sont aujourd’hui l’enjeu de luttes de pouvoir inimaginables il y a encore une dizaine d’années ».

Qui l’eût dit, qui l’eût cru ?

Les stock options autorisées pour les directeurs d’institutions culturelles !

Jeudi 1 avril 2010

De sources concordantes généralement bien informées, proches des services de la présidence, nous apprenons que le gouvernement s’apprête à autoriser – sous conditions – le versement de stock options (ou « options sur titres ») pour des directeurs d’institutions culturelles.

Plusieurs exigences seraient toutefois prévues :

  • le montant des stock options ne pourra excéder un million d’euros au total
  • leur versement ne sera pas autorisé avant une période de 5 ans
  • la somme versée sera bien sûr soumise aux impôts (y compris l’ISF) et aux cotisations sociales

Dans la pratique, pourront prétendre au versement de ces stock options les directeurs d’institutions culturelles (théâtres, maisons d’opéra, musées, bibliothèques, centres d’archives, etc.) qui auront fait progresser la fréquentation de plus de 10% par an pendant trois ans, n’auront connu aucun conflit social et auront accru leurs ressources propres (billetterie, locations de salle, mécénat…) de 5% en moyenne chaque année.

L’objectif, bien entendu, est d’accroître la performance des institutions culturelles, d’intéresser leurs responsables aux résultats obtenus et d’encourager la poursuite du rapprochement entre le monde de la culture et celui des entreprises.

Alors que certaines voix s’élèvent déjà pour dénoncer l’existence de « parachutes dorés », il s’agirait – selon les sources citées qui souhaitent rester anonymes – d’un élément de motivation supplémentaire pour les directeurs d’institutions et en aucun cas du symbole d’une « marchandisation de la culture ».

Un décret du ministère de la Culture devrait venir préciser dans les jours à venir les modalités d’application de la mesure.

Qu’en pensez-vous ?

PS : deux nouvelles surprenantes nous parviennent, à lire aux adresses suivantes.

  • http://www.latribunedelart.com/pa-l-sarkozy-entre-au-louvre-article002516.html
  • http://www.louvrepourtous.fr/Stephane-Bern-nomme-a-la-tete-du,474.html

François Mairesse et « Le musée hybride »

Lundi 22 mars 2010

Doté de connaissances encyclopédiques et d’une érudition sans faille, François Mairesse - directeur du musée royal de Mariemont (http://www.musee-mariemont.be) – est l’un de nos plus importants muséologues, et pas seulement dans l’espace francophone.

A ce titre, chacune de ses publications permet de situer une question dans le temps et dans l’espace, grâce à des considérations à la fois académiques et professionnelles.

Mairesse

La question du don – en relation avec celle de l’Etat et du marché – est au coeur du livre, mais on y trouve également des développements consacrés à la tarification et à l’aliénation d’oeuvres.

Pour un ouvrage appelé à devenir une référence, on regrettera toutefois l’absence d’un index.

Reste qu’il serait dommage de se priver d’une lecture dense, informée et propice à la réflexion sur l’évolution internationale du monde muséal. 

Présentation de l’éditeur (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110078070) :

Le monde des musées et celui de l’économie, avec leurs exigences respectives, cohabitent parfois difficilement. Entre le « Tout État » et le respect de la mission de service public qui lui est attaché et le « tout marché » avec les perspectives d’autofinancement, l’auteur de cet ouvrage a envisagé une autre logique, celle du don, qui ouvre la voie à une gestion d’un nouveau type. Toutefois, comme aucun de ces trois modes de financement ne saurait se suffire à lui-même, il préconise une combinaison de ces trois logiques, prélude à d’autres modes de fonctionnement des musées.

Cluny et la transformation des musées

Lundi 8 mars 2010

Un entretien intéressant avec la directrice du musée de Cluny – musée national du Moyen Âge (Paris) dans le Journal des Arts n° 309 (18 septembre – 1er octobre 2009).

Cluny

Son chef d’établissement établit plusieurs constats :

  • Le statut d’établissement public n’est pas adapté à tous les types de musées et, en tout état de cause, il constitue un moyen pour faciliter leur développement et non une finalité (« Le statut du musée doit être un outil, pas une fin en soi« ) ;
  • La multiplication des établissements publics a pour conséquence d’intensifier la concurrence entre musées (et – ajoutons – d’affaiblir la Réunion des musées nationaux) ; en effet, « même si le statut d’EP a eu pour heureuse conséquence de doter les grands musées de nouveaux moyens, cela a contribué à casser le réseau scientifique et patrimonial des musées nationaux, instaurant entre eux une sorte de système de concurrence. Cela a été très dommageable« .
  • Il convient enfin d’être particulièrement prudent dans l’utilisation des collections pour lever des fonds (« Ne pas trop glisser sur la pente de la circulation à tous crins« )…

Partagez-vous les observations de cette conservatrice générale du patrimoine ?

Vous avez dit « organisation culturelle de marché » ? (4)

Vendredi 5 mars 2010

Bien que partageant certains points communs avec les musées « super-stars », qui ne concernent par définition qu’un très petit nombre d’établissements dans le monde, les OCM se caractérisent avant tout par la dépendance du site culturel à l’égard du marché, ce qui peut concerner un musée ou un monument dont l’audience n’est pas nécessairement internationale mais davantage régionale.

De plus, les OCM ne se rapportent pas exclusivement – au contraire des musées « superstars » – aux grands musées d’art (et en particulier de peinture), mais peuvent tout aussi bien concerner des musées de science, d’ethnologie ou d’histoire.

Enfin, cette proposition de définition exclut des institutions célèbres mais dont la plus faible dépendance à l’égard du marché conduit à ne pas les ranger dans la catégorie des OCM.

On peut citer à cet égard les grands sites culturels qui sont dotés d’une confortable dotation en capital (ou endowment) ; de même que les équipements qui peuvent choisir – volontairement – de rester à l’écart des phénomènes de la communication de masse, à l’instar d’institutions de grande réputation mais prioritairement tournées vers l’étude, la recherche et les publications.

Suite et fin au prochain billet !

Vous avez dit Organisation culturelle de marché ? (3)

Lundi 15 février 2010

C’est pour rendre compte du fait que les sites culturels sont des organisations (mais pas des entreprises au sens commercial du terme) ; que ces organisations relèvent du champ culturel ; et que leur fonctionnement est de plus en plus dépendant du marché – que nous avons proposé le concept d’« organisation culturelle de marché » (OCM) ; cf. nos deux billets précédents portant sur ce thème.

Si la plupart des sites culturels sont concernés par les mécanismes du marché, trois grandes dimensions permettent cependant de spécifier cette notion :

  • la prise en compte prioritaire des publics
  • une approche stratégique visant à agir de façon plus « proactive » que réactive
  • et un mode d’organisation visant efficacité managériale et réactivité à l’environnement du site

S’agissant des publics, l’OCM recherche un ajustement de son offre aux besoins perçus de la demande au moyen de sa programmation culturelle, des services proposés aux visiteurs et d’une insertion croissante dans les politiques touristiques territoriales.

Dès lors que les sites culturels cherchent à adapter leur offre scientifique, culturelle et pédagogique aux mutations de leur environnement, ils sont conduits à se placer dans le cadre d’une démarche stratégique (définissant des objectifs au service de leur mission) et à évaluer le résultat de leurs actions.

De même, l’organisation du site culturel n’est pas considérée comme une donnée intangible ; elle peut être reconfigurée en fonction des moyens permettant d’accomplir au mieux la mission de l’institution.

Nous approfondirons cette approche dans un prochain billet.

Les rapports public/privé dans la culture

Mercredi 10 février 2010

L’observatoire, la revue des politiques culturelles, consacre un numéro spécial à l’occasion du vingtième anniversaire de l’Observatoire des politiques culturelles de Grenoble (http://www.observatoire-culture.net).

Voici la présentation du dossier, placé sous la direction de Lisa Pignot et Jean-Pierre Saez, intitulé : Des rapports public/privé dans la culture.

Avec les années 1980, une relation nouvelle s’impose dans le débat public, celle qui associe économie et culture. Tandis que la crise économique bat son plein, la France fait le choix d’apporter un soutien accru au champ culturel. Une situation paradoxale se crée alors : d’un côté, le vent de l’idéologie libérale qui souf?e sur la planète tend à imposer sa référence, de l’autre, les politiques publiques de l’État, déjà relayées par les collectivités territoriales, élargissent l’espace culturel soutenu par l’argent public.

OPC

Les contributions portent sur différentes acceptions de la notion de partenariat public-privé : mécénat, économie solidaire, fonds de dotation, etc.

Notre contribution porte le titre suivant : Vers un système muséal à deux vitesses ?

Les réactions à ce dossier sont les bienvenues !

Vous avez dit Organisation culturelle de marché ? (2)

Lundi 25 janvier 2010

Comme indiqué dans un précédent billet, les évolutions que connaissent les sites culturels suggèrent une intégration croissante de ces derniers dans des mécanismes de marché :

  • marché de la consommation avec la recherche d’une augmentation de la fréquentation et la vente de produits dérivés ;
  • marché des œuvres avec la circulation des collections à l’échelle internationale dans des expositions « blockbusters » (voire même avec la location d’œuvres) ;
  • marché de l’image avec les publications, les produits multimédias et les sites Internet ;
  • marché de l’éducation avec l’essor des visites scolaires, de la formation continue et des programmes éducatifs en ligne ;
  • marché du don avec les politiques de collecte de fonds en direction des entreprises, des fondations et des particuliers, à l’échelle nationale et internationale ;
  • marché du travail et de la main d’œuvre avec la recherche de professionnels talentueux et expérimentés, mais également de bénévoles ;
  • marché politique avec les négociations relatives aux implantations hors les murs de ces institutions.

C’est de ces transformations que visent à rendre compte le concept d’« organisation culturelle de marché », comme nous le développerons dans un prochain billet.

L’événementiel autour des expositions

Mercredi 20 janvier 2010

Cette rencontre a lieu dans le cadre du « Séminaire de muséologie » organisé conjointement par la Cité des sciences et de l’industrie, le Musée des arts et métiers, le Muséum National d’Histoire naturelle et le Palais de la découverte.

Programme

Jeudi 28 janvier 2010 de 14h30 à 17h

Musée des arts et métiers – Cnam – Salle de conférence – 60 rue Réaumur – 75 003 Paris

Accès libre sur inscription (anne.chanteux@cnam.fr)

 L’événementiel autour des expositions

L’objectif est de questionner une pratique qui n’est pas nouvelle mais devient plus visible et qui consiste à accompagner l’ouverture d’une nouvelle exposition de différents événements de durée variable tels que concerts, parades, installations artistiques, spectacles…

 

CNAM

Jean-Michel TOBELEM, directeur d’Option Culture, docteur en gestion, auteur notamment de « Musées et culture, le financement à l’américaine » et « Le nouvel âge des musées, les institutions culturelles au défi de la gestion ».

L’événementiel dans les musées : enjeux et perspectives

Le développement des manifestations événementielles autour des expositions soulève plusieurs types d’interrogation : quelles en sont les raisons ? Comment cela influe-t-il sur l’organisation du musée ? Quelles en sont les conséquences prévisibles sur l’image et sur le développement des institutions muséales ? Enfin, au-delà des aspects positifs que représente l’essor de l’événementiel, peut-on mettre en évidence un certain nombre de facteurs de risque ?

André DUBUC, directeur du Centre historique minier de Lewarde

La programmation événementielle comme une cerise sur le gâteau

Si la mission essentielle des musées et des centres de culture scientifique est de donner du sens à des collections et/ou d’apporter au public un éclairage le plus objectif possible sur des questionnements scientifiques, cette mission se concrétise généralement sous forme d’expositions permanentes ou temporaires. C’est ce à quoi le public s’attend d’abord ; c’est son gâteau. Si on lui offre en plus la surprise d’un autre regard, plus subjectif, celui d’un artiste : comédien, danseur, plasticien, musicien… le questionnement peut alors s’enrichir d’un élément nouveau, l’émotion, qui peut elle-même donner un nouvel élan à la réflexion ; c’est la cerise sur le gâteau.

Cécile DUMOULIN, responsable du service de la médiation et de l’accueil, adjointe au directeur des publics, musée du quai Branly, Paris

Créer l’événement : du musée à la cité culturelle

Depuis la fin du XXe siècle, les musées cherchent à entrer en contact avec un public de plus en plus vaste, de plus en plus divers et nombreux, par ailleurs sollicité par une offre de loisir croissante. Dans ce contexte, créer l’événement devient pour ces institutions un enjeu majeur, soulevant de nombreuses questions qui seront explorées à l’aune des expériences tentées par le musée du quai Branly depuis son ouverture : comment concilier communication et médiation ? Une politique événementielle entraîne-t-elle forcément la désacralisation du lieu muséal, et quelles en sont les conséquences ? Les événements sont- ils réellement une manière de « démocratiser » davantage les musées ?

Discussion avec la salle.

Terra Foundation for American Art

Samedi 16 janvier 2010

La Terra Foundation for American Art, basée à Chicago, s’est donnée pour vocation d’encourager l’étude, la compréhension et l’appréciation des arts plastiques des États-Unis d’Amérique. Afin de favoriser le dialogue international sur l’art américain, la fondation soutient et collabore partout dans le monde à des projets innovants et ambitieux d’expositions, de recherche et d’éducation.

Terra Workshops, Janvier-Mai 2010

La Terra Foundation for American Art présente son nouveau programme d’ateliers mensuels consacrés aux travaux récents de jeunes chercheurs dans le domaine des arts visuels des Etats-Unis. Ces séminaires permettent la présentation de travaux en cours, conférences ou articles récemment publiés, recherches, thèses, etc.

Les ateliers, organisés par Jennifer Donnelly et Hélène Valance, anciennes boursières de la fondation, se tiennent au centre parisien de la Terra Foundation.

Pour plus d’information, merci de contacter Ewa Bobrowska : Bobrowska@terraamericanart.eu.

Terra

Vendredi 22 janvier 2010 de 12h à 14h
« The Family of Man » : histoire critique d’une exposition américaine.
Kristen Gresh, doctorante à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris

En 1955, Edward Steichen organise l’exposition monumentale « The Family of Man » au Museum of Modern Art (MoMA) à New York, qui a ensuite voyagé dans le monde entier sous les auspices de la United States Information Agency. L’objectif principal de cette recherche est de retracer les arcanes de cette exposition afin de créer un document de référence dévoilant sa nature concrète. Cette démystification de l’exposition a été conçue à partir de témoignages directs des photographes participants recueillis par l’auteur, complétée par un travail d’analyse de documents d’archives inédits. Ce travail révèle que « The Family of Man », à la fois véritable prouesse de la photographie et arme de propagande, témoigne de toute une chaîne de contacts et de connaissances au sein du monde de la photographie et de la politique, et des croisements entre ces deux mondes.

Le séminaire se déroulera en français.
Entrée libre / Free admission
www.terraamericanart.org/europe

Les prochaines conférences 

26 février 2010, 12h – 14h
Judith Delfiner, université de Paris I Panthéon-Sorbonne
Double-Barrelled Gun : Dada aux États-Unis, 1945-1957 (à paraître, Presses du Réel, 2010)

12 mars 2010, 12h – 14h
Jason LaFountain, Harvard University, Cambridge
« Non-Art », or how to wash the Puritan Mud Man

26 mars 2010, 12h – 14h
Jody Patterson, INHA, Paris
Terra Postdoctoral Teaching Fellow in American Art
Towards a « New Realism » : Modernism, Murals, and Léger’s New York Years, 1931-1945

23 avril 2010, 12h – 14h
Mathilde Arrivé, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3
« Utterly Lost ? L’Indien et la photographie à l’épreuve de l’(anti-) modernité »,
The North American Indian, Edward Curtis

28 mai 2010, 12h – 14h
Wendy Ikemoto, Courtauld Institute of Art, Londres
Terra Postdoctoral Teaching Fellow in American Art
Across the Pacific : America, Oceania, Art

Terra Foundation for American Art Europe
29 rue des Pyramides
75001 Paris

T. +33 1 43 20 67 01

Musée et Cie : bas les masques et tous aux abris !

Mardi 12 janvier 2010

Nous avons annoncé dans notre billet du 17 novembre 2009 la publication du livre de l’Américain Paul Werner : Musée et Cie : globalisation de la culture (http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=29955).

À lire d’urgence, cet ouvrage – précédemment publié en anglais – constitue une véritable bombe dans le monde des musées.

Comme un boxeur survolté, mais avec une bonne dose d’humour et une verve rafraîchissante, le dialecticien érudit Werner frappe fort… et ça fait mal à tous les coups !

Et si, nous avertit l’auteur, le musée Guggenheim ne représentait au fond que le dévoilement de la face cachée du musée d’art d’aujourd’hui, pris dans la tourmente des marchés, des flux financiers et des mouvements de capitaux ?

Alors, tous aux abris ou tous prêts à engager une salutaire réflexion sur la signification et les buts des musées contemporains ? Ce sera au lecteur d’en décider.

musee_cie

Plaçant son entreprise de démolition et de déconstruction à l’épicentre des mondes de l’art et du capitalisme, de l’économie et de la philosophie, de la politique et de la sociologie, Paul Werner – en bon disciple de (Groucho) Marx – fait certes trembler le musée sur ses bases.

Mais c’est parce qu’au fond il le place à la hauteur de ses rêves et qu’il n’accepte pas de voir livré cet instrument démocratique aux appétits des affairistes, des spéculateurs et autres pharisiens.

Pour entrer dans le débat, à vos plumes !

Vous avez dit Organisation culturelle de marché ? (1)

Vendredi 8 janvier 2010

Depuis que nous avons forgé le concept d’organisation culturelle de marché (OCM), à l’occasion d’une thèse de doctorat en sciences de gestion, ce terme a été parfois mal compris ou mal interprété. Il ne semble donc pas inutile d’y revenir.

L’origine du concept provient des transformations des sites culturels, marquées par les phénomènes suivants : diversification des missions, impératifs financiers croissants, transformation des structures juridiques, complexité organisationnelle grandissante, responsabilité accrue à l’égard des fonds publics, apparition de nouvelles stratégies, exigences d’ouverture à de nouveaux publics, développement des procédures de contractualisation et d’évaluation, renforcement des contrôles, essor des activités commerciales (http://www.espacestemps.net/document1878.html).

Pour autant, les musées ou les monuments sont avant tout des institutions sans but lucratif, ce qui interdit – en toute rigueur – de parler d’« entreprises » à leur sujet, même si elles font une place grandissante à une démarche « entrepreneuriale ».

Au-delà d’un déplacement des frontières entre secteur marchand et non marchand, il semble par conséquent nécessaire de proposer un concept capable de décrire des institutions hybrides évoluant entre le service du public et l’insertion dans le marché, comme nous le préciserons dans un prochain billet.

Politiques tarifaires et gratuité : où en sommes-nous ?

Lundi 4 janvier 2010

L’université de Franche-Comté/Université de Bourgogne organise, ce jeudi 7 janvier 2010, une journée d’étude concernant la question des politiques tarifaires et de la gratuité, de 9h30 à 16h30 à la salle des fêtes de Dole (salle en mezzanine), dans le cadre d’un séminaire commun de l’Université de Bourgogne/IUP Denis Diderot et de l’Université de Franche-Comté/Licence Professionnelle Développement et protection du patrimoine culturel (METI).

Selon ses organisateurs, « cette journée se propose de revenir avec sérénité sur la question de la gratuité à partir de l’analyse de résultats d’études – après la phase d’expérimentation conduite en 2008 dans les musées nationaux et l’enquête réalisée par Jacqueline Eidelman et Benoît Ceroux pour la Direction des Musées de France – et de discuter des effets supposés en termes de démocratisation ».

Dole

 Le programme de la journée est le suivant :

  • Sociologie de la gratuité des musées et monuments : la mobilisation des visiteurs français – Jacqueline Eidelman (Professeur, Université de Paris Descartes)
  • La gratuité du côté des publics – Dominique Bourgeon-Renault (Professeur, Université de Bourgogne)
  • La gratuité, un parcours libre entre le droit, la dette et le devoir – Claude Fourteau (ancienne responsable des services des publics du Centre Pompidou/Musée du Louvre)
  • Le droit d’entrée dans la perspective du don - François Mairesse (Directeur du musée Royal de Mariemont – Belgique)
  • Economie de la gratuité et enjeux de développement - Jean-Michel Tobelem (directeur d’Option Culture, ingénierie culturelle et touristique)

Modérateurs et intervenants témoins :

  • Serge Chaumier (Professeur à l’Université de Bourgogne)
  • Olivier Thévenin (Maître de Conférences à l’Université de Franche-Comté)
  • Alain Chevenez (Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne)

Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements relatifs au programme de cette journée et des éléments d’information à caractère pratique (déplacements, plan de la ville de Dole…) vous pouvez vous rendre sur le site Internet Publics de la Culture.Com http://www.publicsdelaculture.com.

Contacts organisateurs : olivier.thevenin@univ-fcomte.fr et alexis.hajdukiewicz@club-internet.fr, Université de Franche-Comté, UFR SLHS ; 32, Rue Mégevand 25030 Besançon Cedex, Université de Bourgogne / IUP Denis Diderot Université de Franche-Comté Licence Professionnelle Développement et protection du patrimoine culturel (METI).

Colloque de Cologne sur la diplomatie culturelle

Dimanche 20 décembre 2009

Jessica Gienow-Hecht (http://histsem1.phil-fak.uni-koeln.de/gienow-hecht.html), Professur für Internationale Geschichte/Historische Friedens- und Konfliktforschung, et l’Institute for Cultural Diplomacy (ICD), organisent un nouveau colloque sur la diplomatie culturelle du 19 au 21 décembre 2009 à Cologne (http://phil-fak.uni-koeln.de/culture_history.html). 

ICD

Après notre participation au colloque de 2005, nous aurons l’occasion de proposer une intervention sur le thème suivant : «The Louvre Abu Dhabi project : cultural diplomacy or business issue ?». En voici la présentation :

Even within the context of a new phenomenon – the globalization of large museums like the Guggenheim Museum (New York) or the Hermitage Museum (St Petersburg), which have developed a strategy based on the creation of “branches” abroad – the announcement by the Louvre National French Museum that it is going to create a branch in Abu Dhabi for an unexpected amount of 1 billion € has created both a surprise and in some cases a strong opposition.

It is therefore essential to analyse in detail the agreement between the Emirate and the French Government to assess the precise conditions of the contract.

Indeed, the internationalization of the Louvre Museum (along with numerous other French cultural organizations) raises several questions: what is the link between the global strategy of large cultural institutions and the French cultural diplomacy? How can we evaluate the impact of these strategies in artistic, financial, and diplomatic terms? What does branding mean for cultural organizations? Is this trend inevitable for the largest cultural institutions? Is this the sign of the cultural domination of a few western museums at the expense of local artistic productions? Is it possible (and useful) to facilitate a greater integration between museums and the traditional channels of the cultural diplomacy? For cultural organizations, does globalization mean having a diplomatic strategy per se? Are there finally ethical issues to be raised?

Following our presentation in Frankfurt 2005 and the publication of the edited book “L’arme de la culture, les stratégies de la diplomatie non gouvernementale” (L’Harmattan, 2007), we consequently propose a deeper investigation into the question of the role of nongovernmental cultural organizations in cultural diplomacy.

(http://www.culturaldiplomacy.org/content/articles/events/caihIV/culture_and_international_history_IV_timetable.pdf)

Cette présentation s’inscrit dans le champ de nos recherches sur ce thème, marquées notamment par la direction de l’ouvrage collectif : « L’arme de la culture. Les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale » (L’Harmattan, 2007, http://www20.gencat.cat/docs/CulturaDepartament/SSCC/GT/Arxius%20GT/RES_108_Arme_de_la_culture.pdf), contenant notre article Le musée Guggenheim, entre économie et diplomatie ?

On mentionnera également l’article publié avec Aurélie Gosselin (Internationalisation des musées : effet de domination ou coopération culturelle ? Le cas de la fondation Guggenheim et du musée de l’Ermitage) dans l’ouvrage « Patrimoine et mondialisation » (GRMP, L’Harmattan, 2007) et un article à paraître dans la revue « Questions internationales », publiée par la Documentation française, portant sur l’internationalisation des grands musées.

Köln ICD

Que pensez-vous de la place des institutions culturelles dans les relations internationales et les actions relevant de la diplomatie culturelle ?

Dérives commerciales : les musées marchands

Mardi 15 décembre 2009

Sous la plume de la journaliste Marion Rousset, le mensuel Regards (n° 67, décembre 2009) publie un article sur l’évolution de certains grands établissements culturels 

(http://www.regards.fr/archive/issue/?id=91).

Voici son texte d’introduction : 

« Musées et monuments historiques usent et abusent de pratiques commerciales éprouvées dans le privé. Une tendance qui puise aussi sa source dans les contraintes politiques qui pèsent sur eux. Enquête sur les formes contemporaines du management culturel. »

Regards

Parmi les questions abordées :

  • les tarifs
  • les expositions
  • les activités commerciales

A ce propos, le début de la chronique d’Olivier Cena dans l’édition du 16 décembre 2009 de l’hebdomadaire Télérama mérite d’être cité :

« L’entrée en force de l’art (requalifié pour l’occasion de plastique) dans l’industrie culturelle et le développement de cette dernière créent de nouveaux appétits entraînant parfois de nouvelles pratiques. On sait les musées arc-boutés sur les chiffres de fréquentation comme de vulgaires chaînes de télévision, et les expositions de plus en plus spectaculaires et de moins en moins scientifiques qui en découlent. On sait moins les procédés plus discutables consistant, pour les institutions les moins fortunées, à appâter l’amateur par un titre ronflant et deux ou trois oeuvres vedettes (on pourrait dire, comme au cinéma, bankable), cachant en réalité des manifestations très modestes. »

On mentionnera également l’article consacrée par la journaliste Clarisse Fabre (Le Monde du 4 décembre 2009) au Centre Georges Pompidou. Un conservateur déclare :

« Il y a quelques années, la règle était que les expositions à l’étranger devaient être neutres financièrement. Désormais, elles doivent rapporter de l’argent. D’où des opérations blockbuster au Japon ou en Corée, avec des Matisse et des Picasso pour doper les recettes (…) Avant, les expositions grand public [au Centre Pompidou] servaient à programmer des événements plus difficiles d’accès, et à soutenir des artistes émergents. Peu importait, alors, le nombre de visiteurs. Aujourd’hui, on nous pose systématiquement la question : quel potentiel d’entrées ? »

Et vous, qu’en pensez-vous ?