Archive pour la catégorie ‘Tarification – gratuité’

Le coût de la fin de la gratuité des musées à Caen

Mercredi 30 juin 2010

On reste interrogatif devant les arguments avancés par la municipalité de Caen (Calvados) pour justifier la fin de la gratuité des musées municipaux de la ville de Caen (musée des Beaux-Arts et musée de Normandie), alors même que l’entrée du Mémorial de la Paix reste fixée à… 17,50 euros !

  • Premier point, ce n’est pas une affaire d’argent selon le maire, qui déclare à ce sujet : « On ne fait pas ça pour récupérer de l’argent, mais pour mettre en place une politique publique efficace, agir sur le fond des choses » (Virginie Jamin, Ouest France, 5 juin 2010). Mais comme le souligne le journaliste de Libération Samuel Madar : « Difficile d’imaginer [en effet] que ceux qui ne venaient pas au musée lorsque celui-ci était gratuit s’y rendront quand il sera payant. » (http://www.liberation.fr/culture/0101640532-caen-les-musees-redeviennent-payants)
  • Deuxième point, la mesure serait peu efficace. Pourtant, la fréquentation des collections permanentes du musée des Beaux-Arts est passé de 39 334 visiteurs en 2004 à 45 007 en 2009 et celle du musée de Normandie de 40 122 à 62 871 !
  • Troisième point, selon la mairie « les recettes générées devraient être de 30 à 40 000 euros. Elles permettront de mettre en place une politique publique d’accès à la culture plus solidaire et de développer des actions de médiation pour aller au devant des publics les plus éloignés de la culture. » Autrement dit, les mesures de médiation et d’aide à la visite que doit prendre toute institution muséale en application de la loi sur les Musées de France sont conditionnées… aux recettes de billetterie !
  • Quatrième point, la mairie indique que la gratuité « favorisait surtout la fréquentation des touristes mais n’a pas permis d’élargir sociologiquement le public des visiteurs caennais », mais elle n’indique pas sur quels éléments d’évaluation elle fonde son appréciation…

Le communiqué de presse accompagnant la mesure suggère à cet égard une interprétation erronée des résultats de l’expérimentée conduite par le ministère de la Culture dans 14 musées et monuments en 2009 en laissant entendre que « la gratuité a d’abord constitué un effet d’aubaine pour les publics les plus favorisés et pour les touristes ».

Car la réalité est toute différente, comme l’indiquent les citations suivantes extraites des résultats de cette expérimentation (http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cetudes-09_2.pdf) :

  • « Qu’il s’agisse du public déjà familier des musées et plus encore des primo-visiteurs, l’effet accélérateur sur la démocratisation de l’accès aux institutions muséales est manifeste.»
  • « Des résultats peu équivoques attestent d’une portée sociale de la mesure de gratuité, démontrent son succès auprès des catégories dont les pratiques culturelles sont peu ou moyennement importantes, mettent en lumière l’effet de levier de la gratuité sur la formation de la familiarité avec les musées et monuments. »
  • « La gratuité a d’abord mobilisé les étudiants et les visiteurs des catégories populaires, ceux dont les liens avec la culture sont relativement distendus et la familiarité avec les musées et monuments peu considérables. »
  • « Les visiteurs les moins familiers estiment que cette mesure a été un déclencheur de leur visite. »

Conclusion : la mairie de Caen, en revenant sur la décision de la précédente municipalité, n’a sans doute pas conscience du coût – culturel, mais aussi financier – de cette mesure.

En se privant d’un instrument efficace de politique culturelle (à des conditions que nous avons eu l’occasion d’exposer à plusieurs reprises ; cf. http://www.louvrepourtous.fr/La-gratuite-des-musees-vue-par,241.html, ou http://www.herodote.net/agenda/actu_gratuite_musees_Tobelem.pdf, ou encore http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/tout-a-t-il-ete-dit-concernant-la-43916), elle néglige le fait que certaines personnes vont renoncer à leur visite et d’autres en réduiront la fréquence, sans oublier que cette mesure aura un coût sur le plan administratif, organisationnel et des ressources humaines !

Enfin, la venue d’un nombre plus important de visiteurs avait l’avantage d’offrir l’occasion d’un développement des recettes à la boutique et à la cafétéria, sans négliger les autres sources de recettes que sont le mécénat et la location d’espace…

Et vous, comment réagissez-vous de votre côté ?

Tarification solidaire

Vendredi 25 juin 2010

A la suite de la journée d’étude organisée dans le cadre du Cycle Professionnel « Contrôleur de gestion » le 4 février 2010 à l’ENACT d’Angers (sous l’égide de Danièle Ehrmann), une journée portant sur le même sujet a été organisé à Strasbourg le 9 mars 2010 pour le compte de l’ENA et de l’INET.

En voici la présentation par Thierry GEVAUDAN, administrateur territorial hors classe, ancien élève de l’Institut national des études territoriales et directeur général des services de la ville de Saint-Herblain.

ENTRE USAGERS ET CONTRIBUABLES : COMMENT DÉTERMINER UNE JUSTE TARIFICATION DU SERVICE PUBLIC LOCAL ?

La définition d’une politique tarifaire des services publics locaux soulève de nombreuses questions essentielles. Qu’il s’agisse de démocratiser l’accès à la culture ou à tout autre domaine, ou bien de déterminer un « juste prix », la tarification exprime d’abord les objectifs politiques poursuivis par les élus, voire leur volontarisme. A cet égard, la question de la solidarité fiscale occupe d’emblée une place centrale.

En effet, la différence arithmétique entre le coût du service et le prix de la prestation correspond à la charge que l’on entend faire assumer par la solidarité fiscale, et si l’usager est le plus souvent un contribuable, le contribuable n’est pas forcément un usager… Un des aspects essentiels réside ici dans la détermination précise du coût réel du service « offert », en y intégrant l’ensemble des coûts directs et indirects (généralement occultés), étape trop souvent négligée, alors qu’elle permet d’identifier la répartition de la charge qu’on entend faire porter sur l’usager et sur le contribuable.

Il s’agit ensuite d’un enjeu non négligeable au plan économique. Les ressources fiscales des collectivités territoriales représentent en moyenne la moitié de leurs recettes de fonctionnement, pour une large part assises sur les ménages. Les produits des services (découlant de la politique tarifaire) avoisinent quant à eux 10 % de ces recettes. Ainsi, à périmètre constant, toute baisse du prix devra être compensée par une hausse des taux d’imposition… ou par des économies substantielles.

Au plan social, la définition d’une politique tarifaire doit également intégrer la notion de « charge supportable » pour l’usager et doit tenir compte de la réalité sociodémographique du territoire (ne serait-ce que pour limiter les risques d’impayés et la multiplication des créances irrécouvrables) ; elle peut s’accompagner d’une réflexion sur l’accompagnement individualisé des usagers.

Enfin, au plan éthique, la détermination de tarifs justes et équitables passe aujourd’hui, pour de nombreuses collectivités, par l’instauration d’une tarification dégressive selon la composition du foyer, ou par la fixation de quotients familiaux progressifs en fonction des charges et revenus des familles. Il en résulte parfois des systèmes d’une assez grande complexité technique.

Peut-on faire, dès lors, l’économie d’une réflexion sur la lisibilité des dispositifs et sur la responsabilisation des usagers ?

Plusieurs intervenants ont présenté leur vision de cette question lors de la table-ronde animée par Thierry GEVAUDAN.

  • La redevance pour service rendu : élément modulable de tarification du Service Public (Martine LONG, université d’Angers)
  • La nouvelle tarification de la restauration collective des collégiens de Meurthe-et-Moselle (Danielle EHRMANN, Stratégie et Gestion Publiques – Christophe LAFOUX, Conseil général de Meurthe-et-Moselle)
  • Les enjeux liés à la gratuité dans les sites culturels (Jean-Michel TOBELEM, Option Culture)
  • La nouvelle tarification des transports urbains de la communauté urbaine de Strasbourg (Alain FONTANEL, adjoint au maire de Strasbourg et vice-président de la communauté urbaine de Strasbourg)

Favorisez-vous également une approche globale de la tarification des services publics ?

Le mythe du lien entre gratuité des musées et cherté des expositions

Lundi 15 mars 2010

On entend fréquemment dire que la gratuité de l’accès aux collections permanentes des musées s’accompagnerait nécessairement d’un renchérissement sensible du prix des expositions.

En réalité, il n’en est rien !

D’une part, certaines institutions payantes n’ont aucunement besoin du prétexte de la gratuité des collections pour pratiquer des prix d’exposition élevés.

D’autre part, certains musées d’accès gratuit pratiquent également la gratuité des expositions temporaires, même les plus prestigieuses et les plus coûteuses à monter, comme les musées (nationaux) de la Smithsonian Institution à Washington D.C.

Smithsonian 1

Dès lors, l’augmentation du prix des expositions et la gratuité d’accès aux collections permanentes des musées sont deux phénomènes distincts qui n’entretiennent pas nécessairement de lien direct de cause à effet !

Avez-vous des témoignages allant dans ce sens ?

Politiques tarifaires et gratuité : où en sommes-nous ?

Lundi 4 janvier 2010

L’université de Franche-Comté/Université de Bourgogne organise, ce jeudi 7 janvier 2010, une journée d’étude concernant la question des politiques tarifaires et de la gratuité, de 9h30 à 16h30 à la salle des fêtes de Dole (salle en mezzanine), dans le cadre d’un séminaire commun de l’Université de Bourgogne/IUP Denis Diderot et de l’Université de Franche-Comté/Licence Professionnelle Développement et protection du patrimoine culturel (METI).

Selon ses organisateurs, « cette journée se propose de revenir avec sérénité sur la question de la gratuité à partir de l’analyse de résultats d’études – après la phase d’expérimentation conduite en 2008 dans les musées nationaux et l’enquête réalisée par Jacqueline Eidelman et Benoît Ceroux pour la Direction des Musées de France – et de discuter des effets supposés en termes de démocratisation ».

Dole

 Le programme de la journée est le suivant :

  • Sociologie de la gratuité des musées et monuments : la mobilisation des visiteurs français – Jacqueline Eidelman (Professeur, Université de Paris Descartes)
  • La gratuité du côté des publics – Dominique Bourgeon-Renault (Professeur, Université de Bourgogne)
  • La gratuité, un parcours libre entre le droit, la dette et le devoir – Claude Fourteau (ancienne responsable des services des publics du Centre Pompidou/Musée du Louvre)
  • Le droit d’entrée dans la perspective du don - François Mairesse (Directeur du musée Royal de Mariemont – Belgique)
  • Economie de la gratuité et enjeux de développement - Jean-Michel Tobelem (directeur d’Option Culture, ingénierie culturelle et touristique)

Modérateurs et intervenants témoins :

  • Serge Chaumier (Professeur à l’Université de Bourgogne)
  • Olivier Thévenin (Maître de Conférences à l’Université de Franche-Comté)
  • Alain Chevenez (Maître de Conférences à l’Université de Bourgogne)

Si vous souhaitez obtenir de plus amples renseignements relatifs au programme de cette journée et des éléments d’information à caractère pratique (déplacements, plan de la ville de Dole…) vous pouvez vous rendre sur le site Internet Publics de la Culture.Com http://www.publicsdelaculture.com.

Contacts organisateurs : olivier.thevenin@univ-fcomte.fr et alexis.hajdukiewicz@club-internet.fr, Université de Franche-Comté, UFR SLHS ; 32, Rue Mégevand 25030 Besançon Cedex, Université de Bourgogne / IUP Denis Diderot Université de Franche-Comté Licence Professionnelle Développement et protection du patrimoine culturel (METI).

Quelles nouvelles du Victoria & Albert Museum de Londres ?

Dimanche 15 novembre 2009

Les défis contemporains

La revue L’Estampille-L’objet d’art (www.estampille-objetdart.com) propose dans son édition de novembre 2009 (n° 451) un entretien avec le directeur du musée Victoria & Albert (V&A), Mark Jones. Cet établissement londonien créé en 1837 est l’un des plus importants musées d’arts décoratifs, d’arts appliqués et de design au monde.

À l’époque de sa création, il s’agissait de remédier au « fossé entre la pauvreté du design de la Grande-Bretagne et l’avance technologique de ses manufactures » : voilà qui évoque des enjeux très contemporains sur les industries créatives.

Le directeur du V&A ne dit-il pas du reste « nous pensons qu’un design créatif est très important pour le futur de la Grande-Bretagne » ? Actuellement autofinancé à hauteur de 45%, le musée craint toutefois que le montant des subventions publiques ne se réduise à l’avenir…

V&A

La gratuité

L’entrée au musée est gratuite depuis toujours, à l’exception d’une parenthèse de 7 ans entre 1995 et 2001, ce qui se conçoit en particulier en raison de sa mission éducative.

D’après Mark Jones, avec le rétablissement de la gratuité, « le nombre de visiteurs a doublé depuis, passant de 1 million à plus de 2 » ! Il ajoute : « La gratuité, à mes yeux, est fondamentale. » Ces dernières années d’ailleurs, même d’une façon qui reste limitée, la diversité sociale et ethnique des visiteurs s’est améliorée.

Voilà qui devrait alimenter les réflexions des opposants à la gratuité des musées et de ceux qui parlent d’un échec de cette mesure en Grande-Bretagne.

L’internationalisation

Le directeur du V&A indique enfin que les expositions organisées par le musée hors de la Grande-Bretagne (Australie, Hong-Kong, pays arabes, Canada, États-Unis, Japon, Europe…) « ont accueilli 2,7 millions de visiteurs » en une année, soit autant que dans les murs du musée londonien !

L’ambition du musée est ainsi affirmée : « Faire penser à lui comme à un centre du design incontournable pour comprendre l’histoire et le présent. »

Cela appelle-t-il des remarques de votre part ?

Les médias en parlent

Mercredi 16 septembre 2009

Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, les médias écrits et audiovisuels continuent à s’intéresser à la question de la gratuité dans les musées et les monuments !

Pour notre part, nous avons eu l’occasion d’en parler à plusieurs reprises (en dernier lieu lundi 24 août) à France Inter, France Infos et France Culture (voir la rubrique Actualités du site d’Option Culture : http://option.culture.free.fr), ainsi que dans la presse.

Tarifs

Cela aura eu plusieurs conséquences.

D’une part, nombre d’arguments utilisés par les adversaires de la gratuité n’apparaissent tout simplement plus valides.

D’autre part, en dépit des déclarations du ministère de la Culture, les résultats de l’expérimentation de la gratuité dans les musées et les monuments sont ceux que nous avons décrits depuis plusieurs années (voir notre communiqué de presse sur ce sujet :

http://www.herodote.net/agenda/actu_gratuite_musees_Tobelem.pdf).

La mesure de gratuité (aux conditions précisées par ailleurs) permet d’accueillir davantage de visiteurs, présentant de surcroît un profil plus diversifié !

L’ouvrage La culture mise à prix, la tarification dans les sites culturels propose une analyse large et nuancée, avec des contributions françaises et étrangères de chercheurs et de professionnels, de la question du prix d’accès aux institutions culturelles.

Prix 2 

Partagez-vous cette analyse ?

Gratuité des sites culturels

Mardi 8 septembre 2009

Le saviez-vous ? 

L’accès au musée des Beaux-Arts de Toulon, ainsi qu’à la villa Noailles de Hyères et aux musées municipaux de Nice, sont gratuits. Sans oublier les musées du Conseil général des Alpes-Maritimes (et de l’Isère).

Villa Noailles

Autrement dit, au-delà des musées municipaux de Paris, Caen, Bordeaux, Châteauroux, Dijon, Mulhouse (musée d’Art et d’Histoire), ou encore Angoulême, il reste des plages de gratuité dans les sites culturels français.

Cette liste est bien sûr à compléter : des suggestions ?

Comme nous l’avons montré en plusieurs occasions, la mesure de gratuité est efficace, si elle s’accompagne en particulier de plusieurs types d’action :

  • une large communication de la mesure de gratuité,
  • le renouvellement régulier de l’attractivité du site
  • et des dispositifs d’accompagnement, d’interprétation et de médiation performants pour accueillir dans de bonnes conditions des publics peu habitués.

Prix 2 

On lira également avec profit l’ouvrage de François Mairesse :

Mairesse prix

Pouvez-vous faire état d’expériences allant dans ce sens ?

Effet « lune de miel »

Lundi 31 août 2009

Certains observateurs estiment que la gratuité d’accès dans les musées et les monuments pourrait certes provoquer une augmentation de la fréquentation, mais pour une durée limitée, pendant une période qualifiée de « lune de miel ».

Cet effet est mal qualifié, pour une double raison.

D’une part, il n’existe pas de fatalité à une baisse de la fréquentation, si plusieurs conditions sont respectées : large communication sur la mesure de gratuité ; renouvellement régulier de l’attractivité du site ; mise en place de dispositifs d’accompagnement, de médiation, d’interprétation et d’aide à la visite pour accueillir des visiteurs peu familiers de l’offre culturelle.

lune de miel

D’autre part, et surtout, cet effet « lune de miel » n’a rien à voir avec la question de la gratuité mais se rapporte plus généralement à la curiosité provoquée par l’ouverture d’un nouvel équipement : dans pratiquement chacun des cas d’ouverture ou de réouverture de sites culturels ou touristiques payants, on observe de fait une période de forte affluence liée au désir de découverte de l’équipement.

Autrement dit, la puissance de la communication explique un soudain afflux de public qu’il convient de fidéliser par un travail de longue haleine concernant l’attractivité du site !

Vos propres observations vont-elles dans le sens de notre analyse ?

L’escalade des prix

Lundi 3 août 2009

Insidieusement (rappelez-vous le paradoxe de la grenouille qui meurt à petit feu…), les grandes institutions augmentent leurs tarifs de 0,5 à 1 euro chaque année : résultat des courses, des prix d’entrée qui deviennent excessifs.

Quelques exemples : 11 euros au Grand Palais, 12 euros au Centre Georges Pompidou (même pour voir une installation d’art contemporain à la galerie 315), 14 euros au Louvre (pour visiter l’exposition temporaire et les collections permanentes), et même 15 euros au château de Versailles pour l’exposition « Fastes de cour et cérémonies royales » !

 Fastes de cour Versailles

Nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’attirer l’attention sur le risque que cette escalade des prix fait courir à la mission d’accueil du public le plus large.

Désormais, le constat est là : certaines personnes renoncent à la visite de musées ou d’expositions ou encore réduisent la fréquence de leurs visites… (http://www.les-cercles.fr/arts/musees/musees-d-art/1023-gratuite-des-musees-et-des-monuments-une-reussite).

Connaissez-vous des exemples allant dans ce sens dans votre entourage ?